Tinariwen : le son de la révolte touarègue (Rue89)

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Tinariwen n’est pas un simple groupe de musiciens touaregs. Cet ensemble de nomades, formé dans les camps de réfugiés libyens durant les années 80, est la voix d’un peuple. Avec « Imidiwan », leur quatrième album, en partie enregistré dans le désert, et une tournée en France début octobre, les anciens soldats continuent le combat pour la reconnaissance de leur identité.

Emmené par le charismatique Ibrahim Ag Alhabib, Tinariwen n’est pas un groupe d’inconnus. Révélé au début des années 2000 grâce au disque « The Radio Tisdas Sessions », leur blues désertique a fait plusieurs fois le tour du monde et mis à genoux de nombreux musiciens parmi lesquels Robert Plant (ex-chanteur de Led Zeppelin) ou Thom Yorke du groupe Radiohead.

Tinariwen en interview et en concert. (Voir la vidéo)


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Au-delà de la qualité incontestable de leur musique et de la popularité gigantesque qu’ils connaissent au sein de leur communauté, Tinariwen est un témoin des violences faites aux peuples nomades d’Afrique.

Si aujourd’hui, ils utilisent des guitares électriques, hier, c’était des kalachnikovs qui pendaient à leurs épaules. L’inspiration originelle de leurs chants vient du désert et de sa nostalgie, mais c’est lors d’une révolte touarègue que le groupe s’est formé afin d’appeler les populations nomades à prendre les armes.

Extrait du dvd accompagnant l’album « Imidiwan ». (Voir la vidéo)

Les Touaregs ou plutôt les Kel Tamasheq (« qui parlent le tamasheq ») font partie des nombreux peuples africains oubliés après les désastres de la colonisation. Leur territoire divisé entre le Mali, le Niger, l’Algérie et le Burkina Faso, leur identité niée, leur communauté discriminée, sont autant d’agressions qui ont poussé les nomades à régulièrement se révolter.

Ils ont payé un lourd tribut tout au long des années 80 et 90, lors de conflits qui finirent en bains de sang. Deux chansons d’Ibrahim Ag Alhabib sur ce nouvel album datent justement de la période insurrectionnelle de juin 90. « Imidiwan » (compagnon), composée pendant son exil, s’adresse à la rébellion et aux peuples africains en posant la question : « que pensez-vous des hommes qui naissent dans l’oppression, la soumission ? », tandis que dans « Tenalle Chegret », écrite dans l’espoir de calmer des divergences nées au sein du mouvement, il chante : « la révolution est un long fil plus facile à tordre qu’à redresser ».

Clip de Lulla, un titre de l’album Imidiwan. (Voir la vidéo)

Aujourd’hui, les combats armés sont terminés, suite à un processus de paix signé en avril 92, pourtant les tensions sont toujours réelles et les promesses pas toujours tenues. Les Touaregs voient leur identité disparaître avec leur culture. Les difficultés grandissantes de la vie de nomade -pour avoir un troupeau, se nourrir-, la concurrence des nouveaux modes de vie urbains, sans compter les difficultés pour trouver du travail, poussent les jeunes à abandonner leurs traditions.

Une autre menace plane : l’exploitation du désert pour son uranium. L’affrontement de 2008 entre les Touaregs et l’armée du Niger au profit de l’entreprise Areva n’est qu’un exemple de plus des maltraitances que subissent les peuples touaregs.

Cet article aura finalement assez peu parlé de musique, mais si Tinariwen écrit et joue ses chansons, c’est, avant tout, pour faire vivre sa culture et alerter sur la condition de son peuple.

Le groupe Tinariwen reste un phare pour toutes les nouvelles générations. En apportant l’électricité à leur musique sans en dénaturer l’âme, ils ont su jouer avec la modernité d’un monde qui n’était pas le leur, et ont ouvert la route à de nombreux groupes : Tartit, Toumast, Terakaft ou d’autres projets plus cosmopolites comme Desert Rebel.

Source et autres liens http://www.rue89.com/mondomix/2009/09/27/tinariwen-le-son-de-la-revolte-touaregue

DJ Sweet on RadioHchicha.COM

dj-sweet5 Juste le plaisir de vous annoncer chers auditeurs que DJ SWEET himself, un des meilleurs DJay de la place débarque sur notre radio, pour le plus grand plaisir de tous.

Attendez vous donc à avoir arriver ses Mix tous nouveaux et tous chaux spécialement enregistrés pour Radio Hchicha. Et pour en savoir plus sur notre nouveau compagnon allez visiter son site officiel et n’hésitez pas à rejoindre ses nombreux fan sur sa page FaceBook.

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Cinéma HARRAGAS par MERZAK ALLOUACHE

S Y N O P S I S

harragas1-merzak-allouache Notre histoire raconte l’odyssée d’un groupe de jeunes algériens qui traversent clandestinement la méditerranée avec pour objectif d’atteindre le sud de l’Espagne, porte d’entrée de l’Eldorado Européen tant convoité.

Hassan «le passeur» se charge de former un groupe de clandestins potentiels, qui permettront la réussite de la traversée. Quatre de ses amis et six « brûleurs » venus du Sud de l’Algérie participeront à l’aventure. Ces derniers sont acceptés car ils financeront une grande partie de la traversée.

C’est une véritable opération de commando – avec une organisation matérielle sans faille – qui est préparée minutieusement et dans le plus grand secret par Hassan, Nasser et Rachid. On achète la barque, le moteur, le GPS… On guette la météo…

Mais les impondérables vont très vite s’accumuler avec pour commencer, l’irruption d’une jeune fille : Imène, la fiancée de Nasser.

Un deuxième problème, beaucoup plus grave, se profile à l’horizon. Le groupe qui prépare fébrilement le départ ne s’inquiète pas de la présence d’un homme mystérieux qui les surveille.

Le jour du départ, l’homme mystérieux, sous la menace de son arme, embarque de force.

La traversée pour atteindre les côtes de l’Espagne qui se trouvent « juste en face » de l’Algérie commence.

N O T E D’ I N T E N T I O N

J’ai écrit cette histoire après m’être longuement documenté, tant sur la base de témoignages directs, que sur des articles de presse ou des rencontres diverses avec des jeunes concernant le problème totalement nouveau que vit l’Algérie : le phénomène des clandestins que l’on surnomme les « harragas » ou « brûleurs » qui fuient leur pays clandestinement pour échapper à la misère.

Imitant les africains, les marocains, les tunisiens, aujourd’hui, des centaines de jeunes algériens franchissent régulièrement et très souvent au risque de leur vie, la méditerranée à la recherche de l’Eldorado Européen.

Lorsque j’ai commencé à écrire, j’étais loin de me douter que ce problème allait prendre aussi rapidement une telle ampleur pour devenir une préoccupation nationale, censée interpeller les plus hautes autorités algériennes.

Malgré des départs de plus en plus nombreux, des corps sans vie repêchés chaque semaine, des articles de presse virulents, la constitution d’associations de parents de jeunes disparus en mer, aucune véritable solution humaine et politique n’est envisagée pour circonscrire ce phénomène qui touche un pays pourtant riche par sa rente pétrolière.

Il y a bien sûr, et seulement, la répression, puisqu’un jeune clandestin risque aujourd’hui cinq années de prison pour tentative de traversée illégale de la méditerranée.

Ces nouveaux “boat people” sont le symbole du drame que vit la jeunesse algérienne tiraillée entre l’islamisme radical qui crée le kamikaze, l’émeute collective qui embrase très souvent les villes et les villages, le suicide individuel ou la fuite en groupe par tous les moyens d’un pays qui semble figé et n’offre plus rien à ses enfants…

Merzak Allouache

MERZAK ALLOUACHE

Merzak Allouache suit en 1964 des études cinématographiques dans la section réalisation de l’Institut National du Cinéma d’Alger, où il réalise Croisement, son film diplôme. Après Le Voleur, son premier court métrage, il complète sa formation par des stages à l’IDHEC en 1967 et à l’ORTF en 1968. Il travaille également comme assistant sur quelques films. Merzak Allouache réalise des documentaires, des émissions humoristiques pour la télévision algérienne et plusieurs longs métrages de fiction dont Omar Gatlato présenté à la Semaine de la Critique en 1977, « BAB EL OUED », présenté dans la section Un Certain Regard en 1994 ou encore la comédie « Salut Cousin! », sélectionnée à la Quinzaine des Réalisateurs en 1996.

Après un documentaire pour Arte (Vie et mort des journalistes algériens) et plusieurs téléfilms, le réalisateur revient au cinéma en 2001 avec « L’autre Monde ». L’année suivante, il pousse son ami Gad Elmaleh, rencontré sept ans plus tôt sur le tournage de « Salut Cousin! », à transposer sur grand écran l’un des personnages de son one-man show, le travesti romantique « Chouchou », dans une comédie dont il assure la mise en scène. Fidèle à ce registre, Merzak Allouache renoue avec ses racines pour diriger en 2004 le trio Faudel, Samy Naceri et Julie Gayet dans « Bab el web », un film léger avec en toile de fond les rencontres via internet en Algérie.

F i c h e A r t i s t i q u e

Rachid Nabil ASLI
Nasser Seddik BENYAGOUB
Hakim Mohammed TAKERRET
Imène Lamia BOUSSEKINE
Hassan Okacha TOUITA
Mustapha SamirEL HAKIM
Tahar Abdelkader MOHAMED
Ali Abdelatif BENHAMED
Tewfik Mebarek FARADJI
Hamid Rachid ZAMOUCHE
Omar Yacine NACEUR
Khaled Belkacem BENTATA
Mounir Abdellah BESHGHIR

F i c h e T e c h n i q u e

Realisateur Merzak ALLOUACHE
Auteurs Scénario Merzak ALLOUACHE
Producteurs LIBRISFILMS (France) BAYA FILMS (Algérie)
1ère Assistant Dimitri LINDER
Mixage François GROULT
Scripte Anne Marie GARCIA
Régisseur général François PASCAUD
Directeur de production Marc FONTANEL
Montage image Sylvie GADMER
Montage son Mourad LOUANCHI et Julien BOURDEAU
Musique originale David HADJADJ