Zoom

Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France

jusqu’au 18 avril 2010 à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration / Palais de la porte Dorée / Paris

Naïma , Kamal Hamadi, Allaoua et Akli Yahiatène … carte blanche à Kamal Hamadi le Samedi 5 décembre à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration / Paris

Sportifs, chanteurs, peintres, romanciers, hommes politiques, syndicalistes, acteurs ou poètes… Célèbres pour quelques-uns, méconnus pour la plupart : ils ont fait notre histoire.

À travers la musique, le cinéma, la littérature, les arts plastiques, le théâtre, mais également la vie politique, cette rétrospective retracera un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France.

Prenant en compte toutes les facettes de cette histoire, des orchestres judéo-musulmans encore actifs au début des années 1970, en passant par les mouvements d’indépendances jusqu’aux années 2000, cette exposition raconte la longue histoire de l’enracinement des Maghrébins de France.

Une histoire entamée dès la moitié du XIXe siècle, une histoire qui s’écrit encore aujourd’hui.

Bibliographie réalisée dans le cadre de l’exposition réalisée par l’association Génériques.

Du 17 novembre 2009 au 18 avril 2010 à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Généralités

Culture(s)

LARKÈCHE Mohammed | Il était une fois en France

Paris : European North African’s, 2000, 207 p

Cet ouvrage tente de rendre hommage à la riche étendue de l’expérience des Maghrébins de France que ce soit dans le passé comme au présent. À travers des photographies et des mots, il dresse un tableau de cette population en soulignant ses accomplissements significatifs, et son rôle essentiel dans la société française. Cette galerie présente[…]les portraits d’individus et d’organisations qui contribuent de manière non négligeable au rayonnement de la culture française. (Présentation éditeur)

ARTICLES | DOSSIERS | PÉRIODIQUES

Mélanges culturels

André Videau (coord.), Hommes et migrations, n° 1231, mai-juin 2001, pp. 1-83

Dans ce numéro, nous retiendrons plus particulièrement les articles suivants : Les cultures incertaines des jeunes issus de l’immigration maghrébine, par Alain Battegay ; Littérature, les chausses-trapes de l’intégration, par Moustapha Harzoune ; Le roman, le défilé et le youyou, par Abdelhafid Hammouche et Fatima Mekherbeche ; Cinéma de l’exclusion, cinéma de l’intégration : les représentations de l’immigré dans les films français (1970-1990) par Yvan Gastaut. (CNHI)

DOCUMENTS RADIOPHONIQUES

À la rencontre des cultures

250 artistes investissent la Villette à Paris pour célébrer la culture maghrébine. Le parc de la Villette et la Cité de la Musique ont décidé de consacrer une nouvelle section de « Latitudes Villette » à une région du monde avec laquelle le public Français entretient depuis longtemps des liens privilégiés, à savoir le Maghreb. (EPRA) Réalisation Salah Mansouri, Production RFI, Diffusion le 25/06/2002 | magazine, 20 min

VOIR LE SITE DE L’EPRA ARCHIVES / SELECTIONNER PAR AUTEUR / OU DATE POUR ECOUTER http://www.epra.net/

Les Franco-maghrébins : contribution à la vie culturelle et associative

Le 21 janvier 2000 à l’Assemblée nationale se tenait un forum sur la place des Franco-Maghrébins dans la société française et leur représentation dans les différentes institutions. Quelques semaines plus tard un second forum était organisé autour de la contribution de cette communauté à la vie culturelle et associative du pays. Pour en débattre, étaient présents M. Résigad, organisateur de ces forums et Président de l’APCV (Agence pour la promotion des cultures et du voyage), Benjamin Stora, historien et M. Gonzalés, éditeur. (EPRA)

Réalisation Mariette kammerer, Production Radio sud Besançon, Diffusion le 22/05/2000 | débat, 17 min

Beaux arts

LARIBI Mustapha | Algérie à l’affiche

« L’Algérie à l’affiche » est un guide pratique, datant de la fin des années 1990 qui se propose de présenter des artistes algériens ou d’origine algérienne qui mettent en avant leur culture d’origine dans leur travail. Une centaine de noms ont été sélectionnés et rangés selon trois entrées : les arts de la scène, les arts visuels et enfin le cinéma.

Chanson | Musique

DAOUDI Bouziane, MILIANI Hadj | Beur’s mélodies : Cent ans de chansons immigrées, du blues berbère au rap beur

Paris : Séquier, 2003, 152 p. [11E 780.6 DAO]

Stars nationales, vedettes de leurs cités, rois de leurs rues ou chefs de leurs tribus musicales, les Beurs de la chanson française, du rock, du rap, du reggae, du raggamuffin, de la variété, du raï se sont multipliés en une dizaine d’années. […] Plus que toute autre expression, la chanson de l’immigration maghrébine dit la chronologie souvent douloureuse, les frustrations, les espérances et les imaginaires de millions d’hommes et de femmes venus en France dès 1890. […] (Présentation éditeur)

DAOUDI Bouziane, MILIANI Hadj | L’aventure du raï : musique et société Paris : Seuil, 1996, 284 p. [11E 781.630 965 DAO]

Le raï, né dans l’Ouest algérien, s’est propagé un peu partout dans le monde et particulièrement en France. Constamment aux limites de la dérision et du dérisoire, il préfigure une multiculture qui emprunte autant qu’elle modèle sans jamais relever d’une tradition fermée. Cet ouvrage analyse et raconte l’histoire du raï, son originalité, son aventure. (Présentation éditeur)

GASTAUT Yvan (coord.)| De la chanson populaire maghrébine au rap des cités : un parcours migratoire Migrations Société, vol.18, n°103, janvier-février 2006, pp. 99-167 Au sommaire de ce dossier sur les types et moyens d’expressions musicaux de l’immigration maghrébine, des premiers migrants à leur descendance. Les chansons et les chanteurs maghrébins en France entre 1920 et 1986, par Yvan Gastaut ; Les scopitones maghrébins, un reflet de l’immigration maghrébine en France ?, par Jean-Charles Scagnetti ; L’expression musicale des enfants de l’immigration algérienne entre 1980 et 1988, par Naïma Yahi ; La genèse du hip-hop et (les) rapports sociaux dans les cités : le cas de City Force à Toulouse, par Sami Zegnani. (CNHI)

HACHLAF Ahmed | Anthologie de la musique arabe : 1906-1960 Paris : Publisud, 1993, 345 p. (épuisé) Cette anthologie de la musique arabe présente de nombreuses discographies par pays. (Présentation éditeur)

TENAILLE Frank | Le raï : de la bâtardise à la reconnaissance internationale Arles, Paris : Actes Sud, Cité de la musique, 2000, 187 p. + 1 CD Ce livre-disque entend décrire les strates qui composent la plus iconoclaste des musiques algériennes, le raï, en évoquant ses rapports avec l’histoire et la société qui l’ont engendrée. Entre bâtardise et reconnaissance, tradition et déracinement, ordre moral et transgression, l’auteur reconstitue la saga d’un genre qui, parti de l’Ouest oranais, s’est inscrit dans « la sono mondiale ». […](Présentation éditeur)

VIROLLE Marie | La chanson raï : de l’Algérie profonde à la scène internationale Paris : Karthala, 1996, 216 p. [11E 781.630 965 VIR] Cet ouvrage aborde divers aspects de ce qui consiste « la nébuleuse du Raï » : ses protagonistes, ses thèmes, ses publics, ses qualités esthétiques, son impact idéologique. Il permet de comprendre comment un genre musical peut accompagner un siècle d’histoire en dépassant les barrières de la territorialité et les cloisonnements sociaux. (Présentation éditeur)

La Chanson maghrébine de l’exil en France

Aralis, Génériques, Écarts d’identité, n° spécial, juillet 2009, 78 p. [PER ECA] Au sommaire, notamment : L’aventure artistique du catalogue arabe Pathé Marconi, par Naïma Yahi ; Les scopitones arabes et berbères en France (1939-1983), par Jean-Charles Scagnetti ; Participation de la Sacem ; Histoires de scopitone, par Roger Barascut, Saïd Dadouche, Alain Brunet ; La musique judéo-arabe, par Jérémy Guedj ; Entretien avec Kamel Hamadi, par Naïma Yahi ; Les enjeux de la collecte et de la valorisation des chants d’exilés, par Robert Caro ; La diffusion des musiques de l’exil sur les radios locales, par Bernard Dautant ; Création musicale et héritage, par Abdelkader Belbahri. (CNHI)

Expressions artistiques de l’immigration, un patrimoine culturel et politique

Origines contrôlées, n° 3, automne 2007, 44 p. Ce numéro porte sur le thème des expressions artistiques et culturelles de l’immigration avec un éclairage centré sur la chanson de l’immigration maghrébine : portraits des plus grands artistes de la chanson (Cheikh el Hasnaoui, Dahmane El Harrachi, Kamel Hamadi, Noura, Salah Saadaoui….) ; le monde de la diffusion de la chanson de l’immigration ; Origines contrôlées, l’album des chansons de l’immigration. Une deuxième thématique « Sur les écrans » alterne articles et entretiens sur le documentaire Trésors de scopitones de Michèle Collery et Anaïs Prosaïc et l’émission de télévision Mosaïques. (CNHI)

Musiques des Afriques : voix maghrébines et tempos blacks en Europe

GROUPE D’ETUDES ET DE RECHERCHE SUR LES CHANTS ET MUSIQUES DU MAGHREB (Gerchamm),

BENSIGNOR François (coord.), Hommes et migrations, n° 1191, octobre 1995, 65 p. [PER H&M] Au sommaire de ce dossier, nous trouvons notamment : L’émigration au miroir de la poésie berbère du Maroc, par Claude Lefébure ; Les compagnons de la chanson kabyle, par Rabah Mezouane ; 1990-1995, les années Khaled, par Marie Virolle ; Banlieue entre rap et raï, par Hadj Miliani.. (Présentation éditeur)

Musiques et films

Migrance, n° 32, , 4ème trimestre 2008, 99 p. Nous signalons plus particulièrement quatre articles dans ce numéro : Les musiques de l’immigration dans la région lyonnaise : l’expérience du Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes, par Robert Caro ; Filmer pour mobiliser : l’exemple de Penarroya, premiers jalons d’une réflexion sur le rôle du cinéma militant dans (et pour) l’histoire des grèves d’ouvriers immigrés dans les années 1970, par Laure Pitti ; Devant et derrière la caméra, le cinéma des Beurs, par Carrie Tarr ; Présence des musiques arabes en France, par Hadj Miliani. (CNHI)

DOCUMENTS RADIOPHONIQUES

Anthologie de la musique arabe (1)

Barbès café est une collection de disques dont l’ambition est de restituer les grandes heures de la musique arabe et de faire connaître ce patrimoine repris aujourd’hui par les stars du Raï. Véritable anthologie, cette collection créée par Nidam Abdi, journaliste à Libération, compte trois albums. L’un est consacré à Ahmed Wahby, le second à Mohamed Zenout et le troisième Rachid Mesbahi, trois chanteurs qui ont marqué la musique maghrébine. (EPRA)

Réalisation Ahmed Benraad , Production RFI, Diffusion le 02/05/2000 | entretien, 20 min

Anthologie de la musique arabe (2)

Suite de cette émission consacrée à la découverte de la collection Barbès café. Cette collection éditée chez Night and Day, comprend trois volumes qui regroupent de nombreux chanteurs maghrébins. Un grand voyage dans plus de 50 ans d’histoire musicale. (EPRA)

Réalisation Ahmed Benraad , Production RFI, Diffusion le 03/05/2000 | magazine, 22 min

DISQUES

CENTRE DES MUSIQUES TRADITIONNELLES RHONE-ALPES (CMTRA) | Musiciens du Maghreb à Lyon, Saint-Fons, Villeurbanne, Vénissieux, Saint-Étienne, Grenoble Villeurbanne : Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes (CMTRA), 1996, 1 CD + 1 livret (32 p.), (coll. Atlas sonore n° 11) [11E 781.6 CMT]

GÉNÉRIQUES | Hna Lghorba : nous sommes l’exil. 1937-1970, maîtres de la chanson maghrébine en France. Paris : Génériques, Emi Music France, 2008, 3 CD + 1 livret (8 p.) [11E 782.4 MOU]

FILMS

HASNAOUI Mustapha | Empreintes de l’exil

France, 1999, documentaire, 53 min [6B 304.8 HAS] De son grand-père et de son père, émigrés en France et en Tunisie, Mustapha Hasnaoui a reçu une vision nostalgique du Maroc. Pour connaître ses racines, il est parti en quête de la liberté culturelle dans ce pays. Évoquant l’exil, quatre volets successifs présentent Mohamed Aoura, chef de chant à Ichibaken, Fouad Bellamine, peintre, Ahmed Essyad, compositeur, et Mohamed Choukri, écrivain. […] ( CNC-Images de la culture)

Cinéma

ARMES Roy | Les cinémas du Maghreb : images postcoloniales Paris : L’Harmattan, 2006, 256 p. [11F 791.43 ARM] Ce livre est une référence sur l’état et les perspectives des cinémas maghrébins. L’auteur analyse le contexte politique et culturel es films ainsi que l’organisation de la production cinématographique postcoloniale. Beaucoup de films européens et américains ont été tournés au Maghreb mais il se concentre ici sur la production nationale de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Des analyses comparées par pays depuis les indépendances permettent de comprendre les modalités de développement d’un cinéma postcolonial. L’auteur explore ne profondeur dix films-clés (notamment Otalr GAtlato, La nouba, Halfaouine, Les silences du palais et Ali Zaoua. Le livre comprend un dictionnaire de plus de 180 cinéastes maghrébins ou beurs, d’une filmographie chronologique et d’un index. (Présentation éditeur)

BRAHIMI Denise | 50 ans de cinéma maghrébin Minerve, 2009, 254 p. [11F 791.436.55 BRA] Histoire de la production cinématographique d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc), des films relatifs aux guerres coloniales, comme Le vent des Aurès, à des oeuvres récentes comme Rachida, Délice de Paloma, en passant par Halfaouine ou L’enfant des terrasses. Une approche par genre, thème et pays. (Electre)

ARTICLES | DOSSIERS | PÉRIODIQUES

YAHI Naïma | La place de l’immigration algérienne dans le cinéma français Migrance, n° 28, 1er trimestre 2007, pp. 12-22 [PER MIG]

Musiques et films Migrance, n° 32, , 4ème trimestre 2008, 99 p. [PER MIG]

Nous signalons plus particulièrement quatre articles dans ce numéro : Les musiques de l’immigration dans la région lyonnaise : l’expérience du Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes, par Robert Caro ; Filmer pour mobiliser : l’exemple de Penarroya, premiers jalons d’une réflexion sur le rôle du cinéma militant dans (et pour) l’histoire des grèves d’ouvriers immigrés dans les années 1970, par Laure Pitti ; Devant et derrière la caméra, le cinéma des Beurs, par Carrie Tarr ; Présence des musiques arabes en France, par Hadj Miliani. (CNHI)

DOCUMENT RADIOPHONIQUE

Cinéma du Maghreb

Chaque année, l’Institut Lumière à Lyon accueille les rencontres du cinéma du Maghreb. Reportage, inserts de films, présentation de la manifestation, et interview de Djamel Kelfaoui, réalisateur d’un film sur l’histoire du Raï racontée parallèlement à l’histoire de l’Algérie. (EPRA) Réalisation Bernard Dautant , Production RCT, Diffusion le 20/03/2002 | documentaire, 19 min

Danse

LIEVRE Viviane | Danses du Maghreb d’une rive à l’autre Paris : Karthala, 1987, 184 p. [11F 793.3 LIE] […]Cet ouvrage établit une première synthèse sur la question du corps dansant au sein de la société maghrébine, puis recense les principales danses des trois pays et les instruments de musique qui les accompagnent. Il témoigne aussi des pratiques chorégraphiques adoptées par les enfants de l’immigration : des choix parmi les tendances contemporaines, jazz, break, rock et une revivification du traditionnel. (Présentation éditeur)

Littérature | Langues

BENARAB Abdelkader, BESSIERE Jean (préf.) | Les voix de l’exil Paris : L’Harmattan, 1994, 236 p. (coll. Critiques littéraires) [LITT 840 BEN] Les écrivains maghrébins (Chraïbi, Ben Jelloun,…) ont fait des récits de solitude, d’exclusion prenant pour référent la première génération d’immigrés arrivée dans les années 1960 en France. Inopinément, le surgissement d’une nouvelle vague d’écrivains (Mehdi Charef, Akli Tadjer, Farida Felghoul,…) appelés « Beurs » ou « deuxième génération » a fait la chronique des années 1980. Que dire de leurs récits ?… (Présentation éditeur)

BONN Charles | Littératures des immigrations : vol. 1 Un espace littéraire émergent ; vol. 2 Exils croisés Paris : L’Harmattan, 1995, 197 p. et 187 p. (coll. Etudes littéraires maghrébines) [LITT 840 BEN] Le présent ensemble de textes, issu d’un colloque tenu fin 1994 dans une université de banlieue « chaude », tente un premier bilan critique de la jeune génération issue de l’immigration. Il s’agit en effet, non seulement de répertorier, mais aussi d’évaluer la qualité littéraire de textes issus d’un espace où le lecteur ne s’attend pas toujours à la trouver. La jeune littérature issue de l’immigration maghrébine en France est par la force des choses la plus décrite dans cet ensemble. Cependant, pour la première fois peut-être, elle n’est plus considérée comme un phénomène isolé, mais confrontée à d’autres littératures : écrivains immigrés depuis d’autres horizons, ou encore écrivains plus reconnus. (Présentation éditeur)

CHIKH Chérif, ZEHRAOUI Ahsène | Le théâtre beur

Paris : Arcantère, 1984, 157 p. (épuisé) [LITT 842.008 CHI] Ce théâtre est né avec les enfants des immigrés, avec le refus de la condition de leurs parents. Il est admirable que dans cet état de rupture, l’ancienne génération ait été chaleureusement intégrée aux spectacles et que l’arme choisie ait été le rire. Vite né, souvent vite disparu, ce théâtre sans lieu de répétitions, dont les acteurs sont tiraillés par des problèmes de logement ou de travail, nous renvoie par la précarité de ses moyens, par sa démarche et son style autant que par les thèmes qu’il aborde, aux difficultés des troupes à vivre et à durer. (CNHI)

DURMELAT Sylvie | Fictions de l’intégration : du mot beur à la politique de la mémoire Paris : L’Harmattan, 2008, 327 p. (coll. Etudes transnationales, francophones et comparées ) [LITT 840 DUR] Analyse de la manière dont la fiction permet de repenser la catégorie de l’intégration. Le travail se concentre sur trois moments de l’invention d’une culture franco-maghrébine : l’émergence de l’auteur beur, les tentatives de territorialisation des espaces péri-urbains par les migrants et la mémoire de la colonisation. Il interroge la mise en récit des enjeux de définition identitaire. (Electre)

FILHON Alexandra | Langues d’ici et d’ailleurs : transmettre l’arabe et le berbère en France Paris : Ined, 2009, 224 p. [9C 306.44 FIL] L’arabe et le berbère sont les langues issues de l’immigration les plus parlées en France aujourd’hui. Qu’en est-il de leur transmission ? Pourquoi et comment transmet-on l’arabe, le berbère ou parfois uniquement le français ? Quel type de transmission opèrent les parents ayant migré ? Et de quelle manière leurs enfants composent-ils avec cet héritage ? […](Présentation éditeur)

HARGREAVES Alec Gordon | Immigration and identity in Beur fiction : Voices from the North african immigrant community in France Berg, 1991, 197 p. [LITT AN 843 BEU (H)] Analyse de l’identité des Maghrébins immigrés en France à travers leurs oeuvres littéraires autobiographiques ou de fiction. (CNHI)

LARONDE Michel| Autour du roman beur : immigration et identité Paris : L’Harmattan, 1993, 238 p. (coll. Critiques littéraires) [LITT 843.009 LAR] Ce travail critique développe une analyse sur l’Identité de l’Etranger dans le monde occidental moderne au travers du « roman beur » propre aux générations issues de l’immigration maghrébine. La démarche adoptée dans cet ouvrage consiste tout d’abord à faire le point sur des notions théoriques ; puis à démonter le discours idéologique qui, en France, repose sur ces concepts. L’identité de la génération issue de l’immigration maghrébine telle qu’elle ressort de l’imaginaire des romanciers se construit alors par dénonciation et subversion du discours central de l’Etat-nation et, au-delà, par une reformulation originale. Le corpus romanesque ici étudié comprend les romans où le contenu donne au terme « beur » une valeur idéologique et non ethnique : il inclut tous les romanciers chez qui le discours représente un esprit particulier à un milieu et à une époque : celui de l’Etranger d’origine maghrébine dans la ville française des années 80. (Présentation éditeur)

DOCUMENT RADIOPHONIQUE

L’enseignement de la langue arabe en France

La langue arabe est de plus en plus enseignée en France du fait certainement d’une présence importante de l’immigration originaire du monde arabe, et notamment du Maghreb. Cela ne va pas sans soulever des problèmes, et surtout des polémiques, notamment à propos de la différence entre arabe littéral et dialectal, et des différences également entre l’arabe algérien, marocain et tunisien. L’académie française privilégiant l’arabe littéral, l’arabe dialectal serait relégué au rang de « langue secondaire », ce qui est loin de faire l’unanimité. (EPRA)

Réalisation Yahia Belaskri, Production RFI, Diffusion le 26/06/2001 | entretien, 23 min

RESSOURCE EN LIGNE

http://www.imarabe.org/perm/biblio/bibliographie-algerie.html

La bibliothèque de l’Institut du monde arabe (Ima) présente à travers ses collections pluridisciplinaires la culture et la civilisation du monde arabe. Parmi les bibliographies proposées, celle intitulée « Bibliographies d’ouvrages sur l’Algérie » offre un panorama complet de la littérature algérienne contemporaine dans sa grande diversité culturelle et linguistique. Elle présente notamment la littérature d’expression française, la littérature d’expression arabe traduite, la littérature berbère et la littérature de l’immigration.

Fin 19e-1914 | La passion d’Abdelkader Beaux-arts

TARAUD Christelle | Mauresques : Femmes orientales dans la photographie coloniale 1860-1910 Photographies des collections Roger-Viollet Paris : Albin Michel, 2003, 143 p. [11D 778.9 TAR]

Les portraits de femmes anonymes – algériennes, marocaines, tunisiennes, libanaises, palestiniennes ou égyptiennes -, saisies dans leur vie quotidienne ou dans des mises en scène de séduction, donnent à voir, dans ce catalogue, l’imagerie coloniale qui les regroupait sous le terme de « mauresques ». L’auteur, historienne, analyse ces photographies en noir et blanc, austères ou lascives, prises entre le Second Empire et la Première Guerre mondiale. Derrière l’exotisme, elle dévoile le rêve oriental, le reliant à l’imaginaire des peintres et des écrivains de l’époque. (Présentation éditeur)

Littérature | Langues

EBERHARDT Isabelle | Yasmina et autres nouvelles algériennes | Nouvelles Paris : Liana Levi, 2002, 265 p. (coll. Piccolo) Écrites entre 1900 et 1904, ces nouvelles reflètent une initiation passionnée au monde arabe et au désert. Dans une Algérie sauvage et orgueilleuse, l’occupant français imprime sa marque. Deux mondes opposés s’attirent et se rejettent. (Electre)

1914-1945 | La casquette et la chéchia – Les cheminements de la conscience Beaux-arts

SAID Edward Wadie | L’orientalisme : l’Orient créé par l’Occident Paris : Seuil, 2005, 422 p. (5A 302 SAI) […] « L’Orient » est une création de l’Occident, son double, son contraire, l’incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d’un corps dont il ne voudrait être que l’esprit. À étudier l’orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l’Orient, et beaucoup sur l’Occident. Le portrait que nous prétendons faire de l’Autre est, en réalité, tantôt une caricature, tantôt un complément de notre propre image. (Présentation éditeur)

Littérature | Langues

AMROUCHE Jean El-Mouhoub | Cendres : Poèmes 1928-1934 | Poésie Paris : L’Harmattan, 1983, 103 p. (coll. Écritures arabes) [LITT AN 841 AMR] Jean El-Mouhoub Amrouche fut le premier en date des poètes algériens d’expression française. Son oeuvre, rééditée ici pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, est, à sa manière, un témoignage bouleversant sur le drame de l’Algérie coloniale. Issu d’une famille kabyle convertie au christianisme, élevé dans la culture française la plus classique, le poète se trouva doublement coupé de sa communauté d’origine. Mais ces déchirements imposés par l’histoire exaltèrent sa « voix » jusqu’à lui imprimer des élans quasi mystiques. Signes émergés d’une quête douloureuse – quête d’une identité et quête d’une paix intérieure sans cesse menacées sinon brisées par un monde cruel. (Présentation éditeur) 1945-1962 | Idehr-ed weggur…

Chansons | Musique

MAHFOUFI Mehenna | Cheikh El-Hasnaoui : chanteur algérien moraliste et libertaire Paris : Ibis Press, 2009, 240 p. + 1 CD [11E 780.92 MAH] Dans les années 1930, Cheikh El-Hasnaoui débute une carrière de chanteur qui le conduira en France où il souhaitait enregistrer. En 1936, il quitte définitivement l’Algérie et s’installe à Paris où son premier disque paraît en 1949. Pendant la Guerre d’Algérie, par solidarité avec les combattants du FLN-ALN, il s’abstiendra de se produire en public. En 1971, âgé de 61 ans, il arrêtera définitivement la chanson et s’installera à Nice. […](Présentation éditeur)

MAHFOUFI Mehenna | Chants kabyles de la guerre d’indépendance : Algérie, 1954-1962 : étude d’ethnomusicologie, textes kabyles, traduction française et notations musicales Biarritz : Séguier, 314 p. (coll. Les colonnes d’Hercule) Ce livre met au jour les chants de résistance diffusés dans les milieux populaires pendant la guerre d’Algérie : chansons d’auteurs connus, chants anonymes de femmes des villages, chants de prisonniers et de moudjahidin (« combattants »).[…] Dans les villes, les artistes composent des chansons de riposte à la propagande (Paix des braves). Ils se produisent à travers la France dans les cafés-hôtels des émigrés et les cabarets orientaux ouverts à Paris : El-Djazaïr, Les nuits du Liban, Le Tam-Tam… Bien que la musique de réjouissance soit peu tolérée par le FLN, les musiciens d’Afrique du Nord (Musulmans et Juifs) installés en France investissent les studios de Radio-Paris et ceux de firmes commerciales – Decca, Pathé Marconi, Barclay, Philips, Teppaz, Vogue… (Présentation éditeur)

YACINE Tassadit | Cherid Kheddam ou l’amour de l’art : chansons berbères contemporaines Paris : La Découverte, 1995, 272 p. (épuisé)

Chérif Kheddam compte désormais parmi les grands chanteurs algériens de l’émigration, porteurs de la mémoire collective, qui ont contribué depuis l’exil à transformer leur société. Grâce à la traduction des chansons de Chérif, Tassadit Yacine nous décrit dans ce livre une Kabylie ouverte à la modernité sans pourtant rien renier de son histoire passée et présente. (Présentation éditeur)

DOCUMENTS RADIOPHONIQUES

La musique algérienne et l’exil La musique algérienne tient une place importante dans l’histoire de l’immigration. Lors d’arrivée de vague d’algériens dans les années 50, de nombreux artistes se sont produits dans les cafés ou les foyers afin d’exprimer la douleur de l’exil et ses effets. On peut retenir comme nom Slimane Azem, Dahmane El Harrachi. (EPRA)

Réalisation Farid Bouabdellah , Production Radio Ondaine, Diffusion le 03/07/2001 | entretien, 18 min

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Les Tontons du bled à l’honneur

« Les Tontons du bled » c’est un hommage, un clin d’oeil respectueux aux artistes, auteurs, compositeurs de la chanson de l’immigration algérienne des années 50 et 60. « Les Tontons du bled » absents des scènes parisiennes depuis plus de 20 ans sont de retour tel un « Buena Vista » du Maghreb, ils sont à l’affiche des Sons d’Hiver, un festival aux sonorités d’ailleurs, jazz, blues, flamenco et world, mille et une musiques à découvrir avec nos invités : Salah Sadaoui, Kamel Hamadi et Fabien Barontini, directeur du Festival du Val-de-Marne : Sons d’Hiver. (EPRA)

Réalisation Salah Mansouri , Production, RFI, Diffusion le 14/02/2002 | entretien, 20 min

DISQUES

AMROUCHE Taos | Les chants de Taos Amrouche : chants berbères de Kabylie Vincennes : Frémeaux & Associés, 2009, 5 CD + 1 livret (88 p.)

AZEM Slimane | Tasekkurt Saint-Denis : Creativ Productions, 2005 (coll.Patrimoine)

AZEM Slimane | Le malheur des temps Saint-Denis : Creativ Productions, 2007 (coll. Patrimoine)

AZEM Slimane | La Carte de résidence Saint-Denis : Creativ Productions, 2008 (coll. Patrimoine)

AZEM Slimane | Les temps révolus Saint-Denis : Creativ Productions, 2007 (coll. Patrimoine)

BONICHE Lili | Il n’y a qu’un seul Dieu : live à l’Olympia (janvier 1999) Paris : Warner music France, 1999 (épuisé)

EL HASNAOUI Cheikh | El Hasnaoui Saint-Denis : Creativ Productions, 2005 (coll. Patrimoine)

EL HASNAOUI Cheikh | Maison blanche Saint-Denis : Creativ Productions, 2006 (coll. Patrimoine)

HANIFA |Hanifa Saint-Denis : Creativ Productions, 2005 (coll. Patrimoine)

WARDA | Nagham el hawa Paris : Emi Arabia, 1999

FILMS

MERABET Rachid | Slimane Azem : une légende de l’exil

France, 2005, documentaire, 52 min

Au travers de l’oeuvre de cet artiste adulé par les siens, j’ai voulu éclairer sur cette communauté Kabyle qui constitue un des fondements de l’identité nationale algérienne. Peindre le portrait de Slimane Azem, vingt ans après sa mort, c’est rendre hommage à l’un des plus fameux représentants de la chanson algérienne du siècle dernier (1918-1983). Traiter de l’oeuvre de Slimane Azem équivaut à porter un regard sur le déchirement d’une génération d’hommes poussés par des raisons de survie à s’exiler vers un monde inconnu. C’est de ces hommes-là dont Slimane Azem s’est fait le porte-parole durant toute sa vie. (Rachid Merabet)

Cinéma

STORA Benjamin | Imaginaires de guerre : les images dans les guerres d’Algérie et du Viêt-nam

Paris : La Découverte /Poche, 2004, 266 p. (coll. Essais) [11F 791.436 58 STO] Au travers de l’analyse des images produites par les cinémas français et américains sur les guerres d’Algérie et du Vietnam, Benjamin Stora décrit la construction de l’imaginaire de guerre dans ces deux pays. (Présentation éditeur)

Littérature

AZEM Slimane, NACIB Youssef (éd.)| Slimane Azem : le poète | Biographie et recueil de poésie Publisud, 2002, 713 p. [ LITT AN 841 AZE] L’oeuvre quasi complète d’un des plus grands poètes algériens du XXe, d’expression amazighe, introduite par une biographie et une analyse de sa poésie philosophique. (Electre)

CHRAÏBI Driss | Les Boucs | Roman (première édition 1955) Paris : Gallimard, 1999, 566 p. (coll. Folio) [LITT AN 843 CHR] Oeuvre sombre et provocatrice de 1955 décrivant les conditions de vie indécentes des immigrés maghrébins en France dans les années cinquante. Violente critique sociale de l’Occident évoquant les thèthèmes du déracinement et de la révolte contre le père, tableau de la vie sordide dans les bidonvilles, ce roman a marqué son époque. (CNHI)

FERAOUN Mouloud | La terre et le sang | Roman (première édition 1953) Paris : Seuil, 1998, 256 p. (coll. Points) [LITT AN 843 FER)] Amer, un jeune Kabyle, émigré en France en 1910. Très vite, il rejoint la région de Lens pour y travailler comme mineur. À la suite de la mort accidentelle de son oncle Rabah au fond d’une galerie – mort dont on l’accuse – il reste en métropole durant quinze ans, craignant les représailles dans son village, et épouse une Française. Puis la nostalgie et l’espoir d’une autre existence que celle de l’immigré le taraudent : il décide de faire retour en Kabylie, accompagné de sa femme. (CNHI)

YACINE Kateb | Nedjma | Roman (première édition 1956)

Paris : Seuil, 1996, 300 p. (coll. Points) [LITT AN 843 YAC] Souvenir d’un amour de jeunesse pour une cousine plus âgée et mariée, transfigurée dans le personnage de Nedjma, et de la rencontre d’un aventurier mythomane : Si Mokhtar. Refusant la linéarité, recourant à l’onirisme et à des symbolismes multiples, l’auteur mêle cinq voix narratives : celle du narrateur et celles de quatre cousins, amoureux de la même femme, Nedjma (« l’étoile », en arabe). Dans sa complexité et ses contradictions, ce roman exprime la quête identitaire des Algériens colonisés. Nedjma, c’est un amour d’enfance, c’est la femme éternelle, c’est l’Algérie. Nedjma, c’est l’obsession du passé, la quête de l’inaccessible, la résurrection d’un peuple. Nedjma, c’est la femme-patrie. Publié en pleine guerre d’Algérie, Nedjma échappe cependant, comme toutes les oeuvres majeures, aux circonstances de sa naissance et s’impose, quarante ans après, comme l’un des romans contemporains les plus forts. Il a été salué à sa parution comme un chef-d’oeuvre, et comme l’acte de naissance de la littérature algérienne moderne, une littérature enfin débarrassée des carcans de l’ethnographie et du pittoresque. (Présentation éditeur)

DOCUMENT RADIOPHONIQUE

Yahia Mesba, metteur en scène

Yahia Mesba, metteur en scène algérien, rend hommage à l’écrivain Kateb Yacine dans une pièce intitulée « Dans la gueule du loup ». Passionné par l’oeuvre de Yacine, il revient sur sa personnalité et les engagements de l’auteur qui se servait de la langue française comme d’un butin de guerre pour mieux combattre le colonisateur. (EPRA) Réalisation Claire Gomez, Production New’s FM, Diffusion le 14/04/2000 | magazine, 15 min

1962-1983 | L’exil blesse mon coeur

Chansons | Musique

YACINE Tassadit | Aït Menguellet chante… : Chansons berbères contemporaines Paris : La Découverte, Awal, 1989, 344 p. (épuisé) Lounis Aït Menguellet, célèbre chanteur de langue kabyle et auteur-compositeur. né en 1950 dans la grande Kabylie, a d’abord chanté l’amour avant de dénoncer les entraves à la liberté. (Présentation éditeur)

DOCUMENTS RADIOPHONIQUES

Aït Menguellet (1)

D’origine algérienne, Lounis Aït Menguellet incarne l’identité kabyle. Toujours en quête de vérité, ce chantre berbère chante l’âme et les rêves de son peuple à travers des textes engagés défendant la démocratie, la langue tamazir et la culture kabyle. Dans cet entretien introduit par une courte biographie, Aït Menguellet s’exprime sur l’actualité de l’Algérie. Son dernier album, « Dis leu » est un cri d’espérance pour son pays. (EPRA)

Réalisation Ahmed Benraad , Production RFI, Diffusion le 21/02/2002 | entretien, 19 min

Djamal Allam

Djamel Allam est de loin, certainement le plus populaire des chanteurs kabyles. Lui qui a appris à fredonner des chansons d’artistes français de renommée (Brel, Ferré, Brassens, Fanon), ne peut passer outre devant l’actualité de son pays natal l’Algérie et encore moins de sa région, la Kabylie. Grand poète, il fait vibrer les foules sur des paroles d’amour et de paix. (EPRA)

Réalisation Abdelkader Baroudi , Production Radio Amitié, Diffusion le 19/06/2001| entretien, 20 min

L’itinéraire de Cheikh Noureddine

Youcef Nacib, docteur es lettres à la Sorbonne, professeur à l’université d’Alger […] présente son dernier ouvrage, une biographie de Noureddine Meziane, dit Cheikh Noureddine. Comédien, poète, chanteur, Cheikh Noureddine est né en 1918 et demeure une grande figure de la littérature et de la culture amazigh. Il a participé à la création de la chaîne kabyle de la radio d’Alger et a composé dans sa langue maternelle plus de 150 poèmes. Sa carrière est également associée à celle de Slimane Azem, un des musiciens vedettes de la chanson kabyle. (EPRA)

Réalisation Ahmed Benraad, Production RFI, Diffusion le 30/12/1998 | magazine, 22 min

Reinette l’Oranaise (2)

Reinette, la petite chanteuse juive, raconte son apprentissage avec Saoud, son maître de chant. Elle évoque sa carrière à Oran et son départ pour Alger afin de parfaire son arabe littéraire. Elle évoque les poèmes d’amour et de séparation qui font son répertoire. Elle dit son admiration pour les chanteurs algériens comme Dahmane Ben Achour et Abdelkrim Dali. (EPRA)

Réalisation Yasmine Chouaki, Production RFI, Diffusion le 01/09/1993 | entretien, 15 min

Salah Sadaoui

Salah Sadaoui fut un des chanteurs préféré de l’immigration dans les années 60 et 70. Ce kabyle a su moderniser sa musique et reprendre des textes en arabe. Il vivra l’essentiel de sa jeunesse à Alger, à La Casbah exactement où vivait son père qui revenait d’un exil en France. Très jeune, Sadaoui intégra la chorale de l’association « L’espérance sportive » grâce à laquelle il fit la connaissance d’un autre monument de la musique algéroise, Amraoui Missoum, qui dirigeait un orchestre. (EPRA)

Réalisation Farid Bouabdellah , Production Radio Ondaine, Diffusion le 13/06/2001 | entretien, 16 min

DISQUES

ALLAM Djamel | Si Slimane Paris : Riv’Arts Productions, 1981

BLOND BLOND | Trésors de la chanson judéo arabe Blond Blond Vincennes : Buda musique, 2006

BLOND BLOND, MONTY Line, HAGEGE Youssef | Les stars du music’hall d’Algérie Paris : Nocturne, 2006, 1 BD (24 p.) + 1 CD (60 min) + 1 DVD (51 min) [11E 782.4 ZUI]

DOUKALI Abdelwahab | Montparnasse Fake Records, 2008

HAMADI Kamal | Kamal Hamadi Saint-Denis : Creativ Productions, 2005 (coll. Patrimoine)

HAMADI Kamal, NOURA | Noura Kamal Hamadi Saint-Denis : Creativ Productions, 2006 (coll. Patrimoine)

HAMADI Kamal, YAHYATÈNE Akli, EL ACHAB Amar | Barbès café Paris : ULM, 2003

NOURA | Les années aasri Saint-Denis : Creativ Productions, 2006 (coll. Patrimoine)

REINETTE L’ORANAISE | Trésors de la chanson judéo arabe, Reinette l’oranaise Vincennes : Buda Musique, 2006

FILM

GOZLAND Jacqueline | Reinette l’Oranaise : le Port des amours France, 1991, documentaire, 1 h 03 min [11E 782.4 GOZ]

La septuagénaire Reinette l’Oranaise, Juive née en Algérie, est l’ultime dépositaire de la tradition arabo-andalouse. Aveugle depuis l’âge de deux ans, elle s’est forgée une personnalité captivante et émouvante. En concert (au New Morning à Paris) ou dans ses interviews, la diva de la chanson judéoarabe rappelle que la musique est son refuge vital et le remède contre la déchirure de l’exil. (CNCImagesde la culture)

Cinéma

HENNEBELLE Guy (dir.) | Cinémas de l’émigration

CinémAction n°8, 2ème trimestre 1979, 240 p. [11F 791.436 55 CIN] Ce premier numéro de CinémAction consacré au cinéma de l’émigration fait état de la production cinématographique en France, mais aussi aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde arabe, de films évoquant les migrations. Une centaine d’oeuvres est présentée parmi lesquelles Elise ou la vraie vie, Mektoub ?, Dupont-Lajoie ou encore Le lion, la cage et ses ailes. (CNHI)

FILMS

DRACH Michel | Elise ou la vraie vie

France, 1969, fiction, 1 h 45 min | Bernadette Lafont, Marie-José Nat, Mohamed Chouikh Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris. Employée dans une usine d’automobiles, elle y rencontre un jeune Algérien dont elle tombe amoureuse.

GHANEMAli | Mektoub ? France, 1970, fiction, 42 min | Naimi El Kebir, Ali Ghalem, Pierre Mirat Les difficultés d’un Algérien nouvellement immigré à Paris : insalubrité, racisme, chômage… GHANEMAli | L’autre France France, 1972, fiction Dans la continuité de Mektoub ?, le portrait de Rachid, travailleur immigré à Paris.

KTARI Nacer | Les ambassadeurs

France-Tunisie, 1975, 1 h 42 min | Hervé Denis, Assaf, La Kotta Un ouvrier immigré habitant dans le quartier de la Goutte d’or découvre les humiliations et le racisme dont sont victimes les travailleurs maghrébins comme lui.

PONTECORVO Gillo | La bataille d’Alger

France, 1966, fiction, 1 h 30 min | Jean Martin, Yacef Saadi, Brahim Haggiag En 1957, l’affrontement sanglant entre les paras du colonel Matthieu et les troupes du FLN dans la casbah d’Alger.

VAUTIER René | Les ajoncs

France, 1970, fiction,, 14 min | Avec Mohamed Zinet, Nicole Le Garrec, René Vautier Un immigré maghrébin vend des ajoncs dans une petite ville de Bretagne. Sa carriole est renversée par un agent de police raciste. À la sortie de l’usine située près de là, les ouvrières en signe de solidarité ramassent les fleurs dispersées et les lui paient. Une fable poétique et humoristique.

VAUTIER René | Avoir 20 ans dans les Aures

France , 1972, fiction, 1 h 40 min | Alexandre Arcady, Philippe Léotard, Yves Branellec [CIN 791. 43 VAU] Un groupe de Bretons réfractaires et pacifistes est envoyé en Algérie. Ces êtres confrontés aux horreurs de la guerre deviennent peu à peu des machines à tuer. L’un d’entre eux ne l’acceptera pas et désertera en emmenant avec lui un prisonnier du FLN qui devait être exécuté le lendemain

VAUTIER René | Les trois cousins

France, 1970, fiction, 10 min | Mohamed Zinet, Farouk Derdour, Hamid Djellouli Fiction tragique sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d’un travail en France. Logés dans un étroit réduit, le poêle à charbon provoque leur asphyxie. « La face cachée de l’immigration. Un conte beau et triste de René Vautier avec Mohamed Zinet. »

ZEMMOURI Mahmoud | Prends 10 000 balles et casse-toi

France, 1981, fiction, 1 h 30 min | Fawzi, Sir Lechea, Stiti Apres la promulgation de la loi sur le retour des immigres dans leurs pays d’origine, une famille decide de rentrer dans son pays, l’Algerie.

Littérature

BEN JELLOUN Tahar | La réclusion solitaire| Roman (première édition 1976)

Paris : Seuil, 2000, 136 p. [LITT AN 843 BEN] Une histoire d’amour entre un travailleur immigré et une image de femme, née du rêve et de l’absence. Elle se mêle à sa mémoire, fait lever les souvenirs, le village nu, la terre fêlée, le déboisement humain du pays, la révolte des paysans, des hommes en prison, l’enfant laissé à l’olivier, la mère, le soleil fidèle à l’abandon et à la misère… Comment sortir de la réclusion solitaire à laquelle l’exil et l’émigration l’ont condamné ? (Présentation éditeur)

BOUDJEDRA Rachid | Mines de rien : le retable du Nord et du Sud| Roman Paris : Denoël, 1995, 75 p. (coll. La météorite du Capitaine) [LITT AN 842 BOU] C’est l’histoire d’une rencontre entre une jeune troupe de théâtre lilloise et Rachid Boudjedra. Chemin faisant, chacun parle de son pays, de 1964 à 1994. L’auteur brosse à traits vigoureux l’histoire de cette région au travers des destins croisés de quatre personnages : Jean, vieux mineur à la retraite ; Ali, l’immigré marocain mineur comme lui ; et deux femmes ouvrières à la brasserie, Sarah, jeune Beurette, et Nadia, jeune chirurgienne algérienne ayant fui l’intégrisme en 1994. Les différents tableaux alternent autour de quatre dates clés : 1964, 1974, 1984 et 1994. (lhumanite.fr)

DAENINCKX Didier | Meurtres pour mémoire| Roman (première édition 1984)

Paris : Gallimard, 2005, 215 p. (coll. Folio policier) [ LITT 843 DAE] Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s’oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit professeur d’histoire, a le tort de passer trop près de la manisfestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait pas sortie de l’ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s’était fait truffer de plomb, à Toulouse. (Electre)

DIB Mohammed | Habel | Roman Paris : Seuil, 1977, 187 p. (épuisé) [ LITT AN 843 DIB] Caïn aujourd’hui ne tuerait pas son frère. Il le pousserait sur les chemins de l’émigration. Le héros de ce roman ne s’appelle donc pas Habel pour rien. Emigré ? Oui, il l’est mais d’un genre scandaleux : il n’arrive pas en Europe pour y faire naufrage. Il entre dans ce nouveau monde pour en faire l’objet d’un regard et d’un partage souverains. L’aventure capitale prendra pour lui trois visages : celui de deux jeunes filles, et celui d’un troisième personnage… Caïn n’avait pas prévu cela. (Présentation éditeur)

ETCHERELLI Claire | Elise ou la vraie vie | Roman Paris : Gallimard, 1977, 281 p. (coll. Folio) [ LITT 843 ETC] En 1957, Elise, une jeune bordelaise montée à Paris, découvre le travail en usine et prend conscience de l’exploitation ouvrière et du racisme entre Français et Algériens. Elle se lie avec Arezki, Algérien membre du FLN. Bientôt naît un amour entre eux, qu’ils doivent défendre contre les préjugés racistes, dans une période troublée par la répression policière. Un roman incontournable, d’une profonde humanité, d’une grande intelligence et sensibilité. (CNHI)

KHATIBI Abdelkebir | La mémoire tatouée : autobiographie d’un décolonisé | Roman Paris : Denoël, 1971, 187 p. [LITT AN 843 KHA] Roman autobiographique d’un jeune immigré Marocain aisé : récit des jeux de l’enfance, souvenirs de l’école, du lycée, voyages, retour au pays. L’auteur amorce une rupture de ton littéraire. (CNHI)

KETTANE Nacer | Le sourire de Brahim | Roman

Paris : Denoël, 1985, 178 p. [ LITT AN 843 KET] Le roman s’ouvre sur la manifestation, en octobre 1961, des algériens à Paris, manifestation suivie par la répression que l’on sait, où le jeune frère du narrateur trouve la mort. Le livre fait longuement référence à la Fédération FLN de France. Mais l’essentiel du récit est constitué par une interrogation de l’identité et des racines avec, comme dans Les ANI du Tassili, un voyage-pélerinage décevant en Algérie. (Tahar Djaout in Notre Librairie)

LAROUI Abdallah, CHARRUAU Catherine (trad.) | L’exil | Roman (première édition 1971) Arles : Actes Sud, 1999, 144 p. (coll. Sindbad) [ LITT 892.7 LAR] Au bout de cinq années passées loin de sa ville natale, Idris rentre au pays… Que reste-t-il des lendemains qui chantent auxquels il croyait naguère comme son ami Chuayb ? Ces lendemains pour lesquels il est parti en Occident, en quête d’un savoir utile pour son pays ? … Premier roman de l’auteur, dont la parution en 1971 est généralement considérée comme un moment charnière dans l’histoire de la littérature marocaine de langue arabe. (CNHI)

MEMMI Albert, CAMUS Albert (préf.) | La statue de sel | Roman (première édition 1966)

Paris : Gallimard, 1990, 384 p. (coll. Folio) [ LITT AN 843 MEM] Voici un écrivain français de Tunisie qui n’est ni français ni tunisien… Il est juif (de mère berbère, ce qui ne simplifie rien) et sujet tunisien… Cependant, il n’est pas réellement tunisien, le premier pogrome où les Arabes massacrent les juifs le lui démontre. Sa culture est française… Cependant, la France de Vichy le livre aux Allemands, et la France libre, le jour où il veut se battre pour elle, lui demande de changer la consonance judaïque de son nom. Il ne lui resterait plus que d’être vraiment juif si, pour l’être, il ne fallait partager une foi qu’il n’a pas et des traditions qui lui paraissent ridicules. Que sera-t-il donc pour finir ? On serait tenté de dire un écrivain. (Albert Camus, extrait de la préface)

1983-1989 | Cher pays de mon enfance

Chansons | Musique

JOUIN Gilbert, BORIS Jean-Michel | Karim Kacel : un gamin d’banlieue Paris : Alban, 2008, 93 p. [11E 782.4 JOU]

Au tout début des années 80, Karim Kacel connaît un succès rapide avec son premier 45 tours : Banlieue. Dix albums et vingt-cinq ans plus tard […] les images sont tenaces, et Banlieue va lui coller à la peau de manière indélébile. Son enfance au Kremlin-Bicêtre et ses origines berbères vont l’étiqueter « chanteur beur » de la deuxième génération. Énorme hiatus, car il nourrit depuis son plus jeune âge une formidable passion pour la belle chanson française ; sa musique n’est pas le raï, mais le rythm’- n’blues et ses idoles se nomment Otis Redding, Al Jarreau, James Brown… (Présentation éditeur)

Cinéma

HENNEBELLE Guy (dir.) | Cinémas de l’émigration 3 CinémAction n°24, 1983, 206 p. [11F 791.436 55 CIN] Ce troisième numéro de CinémAction consacré au cinéma de l’émigration recense une filmographie de plus de 500 titres . (CNHI)

TARR Carrie | Reframing difference : Beur and Banlieue filmmaking in France Manchester : Manchester University Press11F 791.436 55 TAR [11F 791.436 55 TAR] Cet ouvrage est la première étude importante sur deux courants du cinéma français contemporain : le cinéma beur (films réalisé par de jeunes réalisateurs issus de l’immigration maghrébine) et cinéma de banlieue. Ces films mobilisent les voix et les discours des autres jeunes issus de l’immigration coloniale les plus stigmatisés en France pour poser les questions de l’ethnicité et de la différence qui sont centrales dans les débats d’aujourd’hui au sujet de ce que signifie être français. Cette étude couvre un large choix de films incluant ceux de Mehdi Charef (Le thé au harem d’Archimède), de Mathieu Kassovitz (La haine) et les comédies de Djamel Bensalah (Le ciel, les oiseaux …et ta mère). (Présentation éditeur)

VENTURINI Fabrice | Medhi Charef conscience esthétique de la génération « beur » Paris : Séguier, 2005, 115 p. [11F 791.430 2 VEN] En mai 1985, un film créa une véritable onde de choc sur les écrans français : Le Thé au harem d Archimède. Issu d’un roman publié en 1983 aux Editions du Mercure de France, son auteur, Mehdi Charef, signait là l’oeuvre qu’il faut considérer comme le manifeste de la génération beur. Investi de l’épithète beur, improbable vocable, son cinéma s’est rapidement travesti en cinéma d’auteur : l’image est forte certes, mais à l’échelle d’une réception tronquée. Réputé pour ses particularismes, son manque d’écriture commune, on continue, vingt ans après l’émergence de ce que l’on a nommé « cinéma beur « , par envisager cette cinématographie sous un angle majoritairement migratoire. […](Présentation éditeur)

FILMS

BAHLOUL Abdelkrim | Le thé à la menthe

France, 1985, fiction, 1 h 25 min | Abdellatif Kechiche, Chafia Boudra, Krimo Bouguetof Hamou a quitté son Algérie natale pour faire fortune à Paris. Ce n’est malheureusement qu’un rêve chimérique car il vit difficilement d’expédients dans le quartier de Barbès.

BOUCHAREB Rachid | Bâton rouge

France, 1985, fiction, 1 h 30 min | Jacques Penot, Pierre-Loup Rajot, Hammou Graïa

En 1985, où vont les Rastignac ? A Bâton Rouge, pays de râve, pays de cocagne, l’Amérique, quoi ! En tout cas, c’est la seule solution pour Karim, Mozart et Abdenour. Et puisque Mike Jagger leur chantait « I got to fly today on down to Baton Rouge », ils iront à Bâton Rouge. CHAREF Medhi | Le thé au harem d’Archimède France, 1984, fiction, 1 h 33 min | Kader Boukhanef, Rémi Martin, Laure Duthilleul [CIN 791.43 CHA] Partageant les mêmes doutes et désillusions, Madjid et Pat, deux zonards paumés, errent dans une cite d’une banlieue bétonnée.

Culture(s)

INSTITUT DU MONDE ARABE (IMA), VIDEAU André | Arts du Maghreb, artistes de France Hommes et migrations, n° 1170, novembre 1993, 65 p. [PER H&M] Ce dossier fait le point sur la création des artistes d’origine maghrébine et son évolution depuis une dizaine d’années dans les différents domaines artistiques : littérature, conte, cinéma, théâtre, musique, danse, arts plastiques. Au sommaire : Une littérature à la croisée des chemins, par Alec Hargreaves ; Lorsque l’art du conte traverse la Méditerranée, par Camille Lacoste-Dujardin ; Quels « beurs », quel cinéma ? , par Hédi Dhoukar ; Commedia dell’rap, par André Videau ; Karim Kacel, une révérence au jazz, par Alain Seksig ; Le raï, entre Oran, Marseille et Paris, par François Bensignor ; La danse du ventre, par Malek Chebel ; Et les arts plastiques, un entretien avec Brahim Alaoui. (CNHI)

Littérature

IMACHE Tassadit | Une fille sans histoire | Roman

Paris : Calmann-Lévy, 1989, 140 p. (épuisé) [LITT 843 IMA] Les souvenirs d’une enfant puis d’une adulte, fille d’un couple mixte franco-algérien en pleine guerre d’Algérie. Une des rares évocations dans la littérature française de la condition et du destin des femmes françaises mariées ou en ménage avec des Algériens dans les années de guerre d’Algérie. Premier roman de Tassadit Imache, romancière française d’origine algérienne, née en 1958 à Argenteuil. Elle est l’auteure de trois autres romans édités chez Actes Sud (Le dromadaire de Bonaparte, 1995 ; Je veux rentrer, 1998, Presque un frère, 2000). (Mustapha HARZOUNE)

TADJER Akli | Les ANI du Tassili | Roman

Paris : Seuil, 1984, 192 p. (épuisé) En France, où il est né, on le considère comme étranger, et il s’entend sans cesse répéter que sa patrie, c’est l’Algérie, qu’il n’a pourtant jamais connue. Alors Omar, jeune « ANI » (« Arabe non identifié » décide de partir pour un « stage d’adaptation volontaire » à Alger. Trois semaines plus tard, après s’être aperçu qu’il se sentait bien plus chez lui à la Garenne-Colombes qu’à Alger, Omar embarque sur le ferry-boat « Tassili » pour rentrer en France… A bord, pour tromper son ennui, il bavarde avec d’autres passagers, des « AN » comme lui, des Françaises, des Algériens, des « Blacks-Panards »… Ensemble, ils partagent leurs expériences de la France, de l’exil… Omar dissimule derrière son humour caustique et insolent la tendresse qu’il porte à ses compagnons de voyage. Comme son anti-héros, l’auteur conjuque dérision et émotion dans ce premier roman au style entre Renaud et San- Antonio.(Présentation éditeur)

1990-2000 | Wesh Wesh ? Beaux arts

Algérie en création : 19 juin-17 août 2003 | Catalogue d’exposition Paris : Les presses du réel, 2003, 48 p. [11C 709.2 ALG] Sont notamment présentés les artistes : Karim Kal, Karim Abdesselam, Nada Boubekri et Raouf Brahmia.

CHAPSAL Julien | Harkis à vie ? Paris : Filigranes, 2006, 84 p. [11D 778.9 CHA] L’histoire des Harkis, 50 ans après le début de la guerre d’Algérie, émerge à peine à notre conscience. Julien Chapsal a souhaité questionner l’appartenance identitaire au sein de cette « communauté de destin ». Il a écouté les gens, visité les lieux, s’est imprégné d’une histoire complexe et délicate. Deux séries se font écho. Des femmes et des hommes d’âges et d’horizons variés de poser face à l’appareil, en simples témoins de leur appartenance. Les camps où nombre d’entre eux ont transité ou séjourné à leur arrivée en France, et qui constituent, aujourd’hui encore, les repères d’une mémoire collective. (Présentation éditeur)

Kader Attia | Catalogue d’exposition Paris : JRP Ringier , 2006, 112 p. [11C 709.2 MAC] Kader Attia est l’un des artistes français actuellement les plus reconnus à l’étranger. Né en 1970, il s’est rapidement imposé grâce à des installations et sculptures spectaculaires qui agissent comme des révélateurs de nos malaises sociaux. S’il s’enracine dans son expérience personnelle d’artiste issu de l’immigration, son propos s’ouvre de façon plus universelle aux fractures de notre monde. (Présentation éditeur)

NEJMI Malik | El Maghreb Rennes : L’oeil électrique, 2006, 3 vol. (non paginé) [11D 778.9 NEJ] Projet photographique et littéraire, El Maghreb – ouvrage en trois volets – tente de retracer l’histoire d’un père, marocain, arrivé en France dans les années 70. En allant photographier le pays d’origine et la famille resté au Maroc, le fils part à la recherche d’un père muré dans le silence qu’il finit par faire revenir dans son pays natal après une très longue absence. Autour de la mémoire du père et de la quête d’identité du fils, ce récit se construit autour de trois voyages au cours desquels Malik Nejmi oscille entre déracinement et sentiment d’appartenance. (Présentation éditeur)

Notre histoire… : une scène artistique française émergente | Catalogue d’exposition Paris : Palais de Tokyo, Paris Musées, 2006, 245 p. [11C 730 BOU] Notre histoire est une exposition tournée vers le futur : une exposition qui constitue aujourd’hui la mémoire de demain. Les artistes émergents en France construisent la matière de notre avenir et, par son engagement à leurs côtés, le Palais de Tokyo accompagne cette histoire en train de s’écrire. Vingt-neuf artistes, tous particulièrement représentatifs de la scène française actuelle, de son dynamisme, de son potentiel créatif et de son rayonnement international, présentent leurs oeuvres les plus récentes. (Présentation éditeur)

Regards des photographes arabes contemporains | Catalogue d’exposition Paris : Institut du Monde Arabe, 2005, 103 p. [11D 778.9 IMA] Ce catalogue de l’exposition organisée par l’Institut du monde arabe du 22 novembre 2005 au 22 janvier 2006 présente les photographies de vingt-et-un photographes arabes contemporains : Jananne Al- Ani, Reem Al Faisal, Anas Al Shaikh, Jihan Ammar, Nadim Asfar, Kader Attia, Lara BAladi, Hicham Benohoud, Bruno Boudjelal, Nabil Boutros, Yasmina Bouziane, Jellel Gasteli, Souad Guennoun, BrunoHadjih, Farida Hamak, Susan Hefuna, Dalia Khamissy, Maha Maamoun, Youssef Nabil, Randa Shaath, Karima Shomaly. (Présentation éditeur)

DOCUMENTS SONORES

Peintres algériens en exil « Peindre en exil » est le titre d’une exposition qui regroupe des oeuvres d’artistes algériens réfugiés en France. Parmi eux, figurent Denis Martinez et Chaouki Mesli. Ces deux peintres, anciens professeurs à l’école des beaux-arts d’Alger ont été contraints à l’exil au début des années 1990, pour fuir la menace islamiste. Dans cet entretien croisé, ils reviennent sur leur parcours et leur engagement politique et artistique. Ensemble, ils ont notamment créé un groupe d’artistes, « Aouchem » qui refusait, au lendemain de l’indépendance, les critères esthétiques du parti unique. (EPRA)

Réalisation Pascale Pellat, Production Radio Arc en Ciel, Diffusion le 29/12/1998 | magazine, 15 min

Chansons | Musique

CAUBET Dominique | Les mots du bled : créations contemporaines en langues maternelles, les artistes ont la parole Paris : L’Harmattan, 2004, 237 p. [9C 306.44 CAU] L’auteur, sociolinguiste à l’Inalco, a rencontré des écrivains et des artistes de la scène francomaghrébine, (majoritairement Algériens) et les a interrogés sur leur usage des langues afin d’appréhender la place des langues maghrébines dans la création artistique contemporaine (chanson, théâtre, poésie, humour). Ils expliquent comment leur langue maternelle trouve sa place dans leur création, ce qu’ils apportent aux langues sans statut (arabe maghrébin, berbère) et leur pratique du mélange linguistique. Parmi les artistes interviewés : Fellag, Cheb Sahraoui, Allalou, Youssef Fadel, Rachid Taha, Amazigh Kateb de Gnawoua Diffusion, Omar Sayed de Nass El Ghiwane … (Présentation éditeur)

FAUDEL | Itinéraire d’un enfant de cité Neuilly-sur-Seine : Michel Lafon, 2008, 168 p.[ 11E 782.630 965] Ce témoignage nous livre le parcours d’un enfant des banlieues devenu star du raï. (Présentation éditeur)

MAHFOUFI Mehena, CHEVALIER Sophie | Les pratiques musicales au sein des communautés issues de l’immigration. Deux exemples : la communauté portugaise à Paris et dans la région parisienne, la communauté maghrébine à Lyon et sa région Paris : Société Française d’Ethnomusicologie, 1993, 93 p. [11E 780 MAH] Cette recherche commanditée par le ministère de la Culture et le FAS avait pour objectif de répondre à la question suivante : comment inscrire un soutien aux musiques de l’immigration, en particulier les musiques traditionnelles de ces communautés, dans une politique d’intégration en France ? La recherche concerne deux communautés à forte implantation, et différemment organisées : les Portugais et les Maghrébins. (Présentation éditeur)

MARX-SCOURAS Danielle | La France de Zebda 1981-2004 : faire de la musique un acte politique Paris : Autrement, 2005, 205 p. [11E 782.4 MAR] […] Incarnant une France métissée, Zebda rassemble sept Toulousains dont la trajectoire est étroitement liée à celle de la gauche socialiste au pouvoir et à celle d’une extrême droite qui sourd dans les coulisses. Zebda, c’est l’histoire d’un moment d’euphorie nationale, suivi d’une période de déceptions profondes. C’est aussi la libéralisation des droits d’association et la floraison des radios libres […] Il s’agit donc ici de faire le point sur un groupe rock unique, dont la musique et l’action sociale ont profondément transformé le visage de la culture française des vingt dernières années et ont permis, entandem avec Motivé-e-s, de donner une voix/voie aux cultures dites minoritaires. (Présentation éditeur)

TAHA Rachid, LACOUT Dominique | Rock la Casbah

Paris : Flammarion, 2008, 312 p. [11E 782.4 TAH] Devenu l’icône de pop stars comme Steve Hillage, Brian Eno, Patti Smith, Mick Jones ou Robert Plant, de la Russie au Moyen-Orient, de l’Asie à l’Afrique du Sud, Rachid Taha – avec la complicité de Dominique Lacout – a choisi de tout dire sur son enfance et son adolescence, sur les coulisses du showbusiness et sur celles de la politique, comme sur ses innombrables amitiés, avouables ou non. (Présentation éditeur)

FILMS

BENSMAÏL Malek | Décibled, la fusion musicale aux sources de l’Algérie France, 1998, documentaire, 52 min [11E 780.6 BEN]

Entre l’exil et la résistance, le bled et la France, la gouaille et la classe, le rock et la transe, les racines et l’urbanité, ce film voyage dans les musiques résultant de diverses fusions algériennes : les unes d’origine millénaire, les autres contemporaines, certaines classiques et savantes ou populaires et imprégnées d’influences locales ou même incantatoires et sacrées. (CNC-Images de la culture)

CARRIÈRE Michel | Zebda, l’écho de la rumeur France, 1996, documentaire, 52 min [11E 782.4 CAR] Huit musiciens de la banlieue nord de Toulouse ont formé Zebda, un groupe qui rape sur une orchestration rock. Attentifs au sort des jeunes confinés entre les murs des cités, les huit de Zebda, « la voix des sans voix », aspirent à la notoriété sans renoncer à l’expression d’une solidarité militante. L’énergie et les idées bouillonnent, et si la critique sociale frappe fort, le message est généreux. Zebda est née dans une association de quartier de la cité Bourbaki. A force d’aller en masse aux concerts de rap et de reggae, certains sont passés devant les micros. Magid, parolier et chanteur, et les frères Amokrane, choristes-rapeurs, sont fiers de leurs racines kabyles et de leur naissance gascone. […] (CNC-Images de la culture)

GUIRADO Jean-Paul| Khaled

France, 1993, documentaire, 54 min [11E 782.630 965 GUI] En 1993, avant ses dérives vers la variété et les marchés internationaux, la superstar du raï est en pleine ascension. Né dans un quartier périphérique d’Oran, grand amateur de fêtes, le « jeune » Khaled s’échappe par la fenêtre quand sa mère verrouille la porte et s’en va chanter. Ses escapades le conduisent jusqu’en France, où une équipe de passionnés le met sur la voie du succès. Jean-Paul Guirado s’est attaché à faire de Khaled un portrait plus psychologique que musical. […](CNC-Images de la culture)

LEE Hélène | Bons baisers de Barbès, avec l’Orchestre National de Barbès

France, 1998, documentaire, 52 min [11E 780.92 LEE] Bien inscrit sur le territoire de Barbès et dans la communauté maghrébine dont il est issu, ce groupe de onze copains algériens, marocains et français est lancé en 1995 et sort son premier disque chez Virgin, l’année suivante. Il mélange différentes musiques populaires du Maghreb à des influences rock ou reggae. L’ONB sait articuler animations de fêtes de quartiers et tournées de concerts. […] (CNCImages de la culture)

MÉZOUANNE Rabah| Cheb Mami, « le môme »

France, 1996, documentaire, 55 min [11E 782.630 965 MEZ] Mami, le plus connu des « chebs » du raï après Khaled, s’est imposé sur la scène maghrébine et française. Ce jeune prodige, qui se produisait à Oran sur la même affiche que Reinette l’Oranaise, a triomphé en janvier 96 au Zénith de Paris. On l’y voit à son tour honorer ses aînés – Idir, Zahouania -, mais aussi de jeunes « frères », comme le chanteur ragga Tonton David. Ce documentaire dépeint un personnage touchant, entier, jeté dans un monde d’exil où il tente de se retrouver. Parmi ses points d’ancrage : Barbès, les fêtes familiales, les cafés, mais aussi et surtout la scène, où il dit trouver le bonheur. (CNCImages de la culture)

DISQUES

ORIGINES CONTRÔLÉES, MOUSS (interpr), HAKIM (interpr.) | Hommage aux chansons de l’immigration algérienne Toulouse : Tactikollectif, Atmosphériques, 2007, 1 CD [11E 782.4 MOU]

TAHA Rachid | Diwan 2 Paris : Barclay, 2007, 1 CD

Cinéma

Cinéma arabe ? cinéma beur ? cinéma français ?

CinémAction, Cinémas métis : de Hollywood aux films beurs, n°56 , 1990, p. 136-191 [11F 791.43 CIN] Existe-t-il une esthétique beur ? Les auteurs de ce dossier s’interrogent sur ce nouveau cinéma, ses thématiques, ses auteurs-réalisateurs, parmi lesquels Mehdi Charef et Mahmoud Zemmouri.

Cinémas du Maghreb CinémAction, Cinémas du Maghreb, n°111 , 2004, 223 p. [11F 791.43 CIN]

DOCUMENTS SONORES

Bleu blanc beur, c’est beautiful

Cinéaste, photographe et graphiste dans le monde de la pub et de la mode, Mohamed Larkèche a fondé l’association European North African’s en vue de promouvoir ses films et ses projets plus personnels. Il présente Enquête d’identité et Farid, Rachid, Zinedine et les autres, deux documentaires qu’il a réalisés dans l’idée de contrecarrer les clichés stéréotypés que la société française impose aux personnes d’origine maghrébine. Réalisation Nina Pace, Production RCT, Diffusion le 04/09/2002 | magazine, 20 min

FILMS

ALLOUACHE Merzak | Salut cousin

Algérie-France, 1996, fiction, 1 h 43 min | Gad Elmaleh, Messaoud Hattou, Magaly Berdy [CIN 791.43 ALL] Rat des champs, Alilo débarque émerveillé d’Alger pour son petit trafic. Rat des villes, Mok son cousin, pure deuxième génération et parisien jusqu’au bout des ongles, l’accueille. http://www.jbaproduction.com/fr/fiche_salut-cousin-_17.html

AMEUR-ZAÏMECHE Rabah | Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?

France, 2001, fiction, 1 h 23 min | Rabah Ameur-Zaïmeche, ahmed Hammoudi, Brahim Ameur-Zaïmeche [CIN 791.43 ALL] Dans la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, Kamel est de retour après avoir purgé une double peine de prison. Il tente, avec le soutien de sa famille, de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier.

BOUCHAREB Rachid | Cheb

France, 1991, fiction, 1 h 22 min | Mourad Bounaas, Nozha Khouadra, Pierre-Loup Rajot Comment un jeune beur expulsé de France où il vit depuis l’âge d’un an se voit confronté à une impossible gageure. Quitter l’Algérie qui le retient contre son gré pour retourner dans un pays qui l’a rejeté contre sa volonté.

BOUCHAREB Rachid | Indigènes

France, 2006, fiction, 2 h 08 min | Roschdy Zem, Sami Bouajila, Djamel Debbouze [CIN 791.43 BOU] En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre « indigènes », soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique. Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l’armée française, foi en la liberté et l’égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main.

CHIBANE Malik | Hexagone

France, 1993, fiction, 1 h 30 min | Jalil Naciri, Farid Abdedou, Hakim Sarahoui [CIN 791.43 CHI] L’histoire d’Ali, Slimane, Staf, Nacera et Samy, cinq jeunes beurs qui habitent un quartier populaire de Goussainville que l’on va suivre pendant cinq jours a la veille de la fete de Aid-el-Kebir. Premier Opus de « La trilogie urbaine » de Malik Chibane, avant « Douce France » et « Voisins, voisines ».

DRIDI Karim | Bye-Bye

France, 1995, fiction, 1 h 45 min | Sami Bouajila, Nozha Khouadra, Philippe Ambrosini [CIN 791.43 DRI] Ismaël, 25 ans, arrive à Marseille avec son jeune frère Mouloud, 12 ans. Ils quittent Belleville suite à un drame familial dont Ismaël porte la culpabilité. Ils s’installent quelques jours chez leur oncle et sa famille, le temps d’organiser le départ de Mouloud au pays où il doit rejoindre ses parents, retournés au « bled » à la suite du drame. http://www.diaphana.fr/fiche.php ?pkfilms=8

FAUCON Philippe | Samia

France, 1999, fiction, 1 h 13 min | Lynda Benahouda, Nadia El Koutei, Kheira Oualhaci [CIN 791.43 FAU] Samia, une jeune fille âgée de quinze ans, vit dans la périphérie de Marseille. Sixième d’une famille de huit enfants d’origine algérienne très traditionaliste, elle étouffe sous le poids d’une morale faite de croyances et d’interdits qu’elle respecte mais ne partage plus…

GUERDJOU Bourlem | Vivre au paradis

Norvège-France-Belgique, 1997, fiction, 1 h 45 min | Roschdy Zem, Fadila Belkebla, Omar Bekhaled [CIN 791.43 GUE] L’histoire que je veux raconter est celle de milliers d’immigrés Algériens venus en France dans les années 1950. Ils étaient, pour la plupart, à la recherche d’un travail et furent « logés » dans des bidonvilles. Ce qui me paraît important aujourd’hui, c’est la mémoire de ces hommes oubliés de l’Histoire. Malgré leurs conditions difficiles, vivant dans des « no man’s land » aux portes des grandes agglomérations françaises, ces gens gardaient leurs traditions et leur culture afin de ne pas perdre leur identité. (Bourlem Guerdjou) http://www.tadrart.com/fr/films/vivre_paradis/

KECHICHE Abdellatif | La graine et le mulet

France, 2007, fiction, 2 h 31 min | Habib Boufares, Hafsia Herzi, faridah Benkhetache Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s’attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l’on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu’exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d’inutilité. Une impression d’échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu’à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant.

RUGGIA Christophe | Le gône du chaaba

France, 1997, fiction, 1 h 36 min | Bouzid Negnoug, Nabil Ghalem, Galamelah Laggra [CIN 791.43 RUG] Dans les années soixante, une vingtaine de familles ont fui leur village algérien d’El-Ouricia, poussées par la pauvreté ou la guerre. Refugiées au Chaaba, un bidonville français, elles se confrontent au dur apprentissage de l’intégration. Au travers de différents destins qui, chacun à sa manière, retracent l’itinéraire complexe de cette immigration, cette histoire s’attache au parcours d’Omar, neuf ans, déchire entre ce petit morceau d’Algérie et la France. D’après le roman d’Azouz Begag.

Danse

CHERKAOUI Sidi Larbi, MORIN Justin | Pèlerinage sur soi

Arles : Actes Sud, 2006, 63 p. [11F 792.809 CHE] Né à Anvers en 1976, de père marocain et de mère flamande, Sidi Larbi Cherkaoui est aujourd’hui un chorégraphe et un danseur de renommée internationale. Son travail se singularise par une exceptionnelle ouverture au multiculturalisme, qu’il transcrit dans des pièces qui ont fait date, telles que Foi, Tempus fugit et In memoriam […].(Présentation éditeur)

CHERKAOUI Sidi Larbi, DELMAS Gilles | Zon-Mai parcours nomades Arles : Actes Sud, CNHI, 2007, 186 p. [ 11F 792.809 DEL] Ce catalogue est consacré à la première installation artistique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration « La Zonmai », maison faite de structures écrans, où vingt-et-une chorégraphies sont projetées. Au sommaire : La Zon-Mai, note liminaire par Christian Dumais-Lvowski ; La Zon-Mai, intérieures nomades, par Sidi Larbi Cherkaoui avec Karthika Naïr ; La Zonmai, un voyage dans le temps et dans l’espace, par Sidi Larbi Cherkaoui avec Justin Morin ; La Zon-Mai, clef de voûte, entretien avec Gilles Delmas par Justin Morin. (Présentation éditeur)

COMPAGNIE KAFIG | Compagnie Kafig 1996-2006 Saint-Priest : Compagnie Kafig, 2006, 245 p. [11F 792.78 KAF] Depuis sa création en 1996, la compagnie Kafïg, dirigée par Mourad Merzouki, rencontre un formidable succès […] et n’a eu de cesse de renouveler le langage de la danse hip-hop […] Ce livre retrace en images le parcours et les rencontres qui ont jalonné ces dix ans de création et de tournées, d’expériences artistiques et culturelles en France et dans le monde. (Présentation éditeur)

DOCUMENTS SONORES

Les ballets du Grand Maghreb ou le monde arabe revisité par la danse contemporaine

Saïd Gharbi et Ali Salmi, duo franco-belge, se sont rencontrés sur les plateaux de Wim Vandekeybus avant de créer leur compagnie Les ballets du Grand Maghreb. Leur première création, Inn Tidar, qui a été présentée au cours du festival villette Maghreb, évoque leur parcours et revisite un rapport au temps, au sol et une sensualité propres au monde arabe. (EPRA)

Réalisation Mariette Kammerer, Production RFI, Diffusion le 09/09/2002 | reportage, 20 min

Sidi Larbi Cherkaoui : Rien de rien

Rien de rien est un spectacle de danse… Rien de rien, et pourtant beaucoup, car c’est la toute première création de Sidi Larbi Cherkaoui, un coup de maître pour ce drôle d’oiseau qui n’a pas trente ans. Ce jeune chorégraphe d’origine marocaine et belge, imagine un espace qui tient à la fois de la mosquée, du studio de danse et de la rue pour chorégraphier ses expériences de la vie. (EPRA)

Réalisation Isabelle Balard, Production Radio Sud Besançon, Diffusion le 25/10/2002 | entretien, 20 min

FILMS

URRÉA Valérie | Récital

France, 1999, documentaire, 44 min [11F 792.8 URR] « Récital » et « hip-hop » sont deux mots qui a priori ne vont pas ensemble. Mais Mourad Merzouki, fondateur de la compagnie Käfig, est l’as du contrepoint. En passant de la rue aux salles de théâtre, la danse hip-hop a souvent perdu en force ce qu’elle ne gagnait pas forcément en crédibilité. Avec Käfig, il se passe autre chose : la rivalité, comme déclencheur de danse, disparaît au profit d’un défi relevé collectivement. Mourad Merzouki, qui signe la direction artistique, accentue ce renversement de valeurs annoncé par le titre du spectacle, grâce à une scénographie empruntée à celle d’un concert de

musique classique : pupitres et violons accessoirisés sont disposés en un V surligné au sol, face au public, et les danseurs revêtent des queues de pie pendant un court moment. […](CNC-Images de la culture)

THORN Jean-Pierre | Faire kiffer les anges

France, 1996, documentaire, 1 h 28 min [11F 792.78 THO] Version longue de Génération hip-hop ou le Mouv’ des ZUP, ce film opère un constant va-et-vient entre les banlieues qui ont vu naître le mouvement hip-hop et son actuelle reconnaissance par l’institution culturelle. Ou comment fabriquer de l’intégration en favorisant l’expression de ce qu’il est désormais convenu d’appeler les « cultures urbaines ». Laissant plus de place à la danse elle-même que dans Génération hip-hop, Jean-Pierre Thorn s’attache à montrer l’évolution d’une danse apprivoisée sur le béton des cités, encline à la démonstration et au défi. Danseurs, chorégraphes et musiciens se préoccupent désormais de tous les éléments constitutifs de la dramaturgie d’un spectacle vivant. […] (CNC-Images de la culture)

Littérature

BEGAG Azouz | Dis oualla ! | Roman

Paris : Mille et une nuits, 2001, 77 p. [LITT 843 BEG] Ils sont jeunes. Ils vivent en bande. Leur quartier est le monde. Vincent, rêveur et imprévisible, ne sait communiquer que par la violence, physique ou verbale. Luis, « né avec un pied en Espagne, un autre à Instanbul », cherche sa place. Momo écrit sa vie. Un jour, la première phrase du livre disparaît, puis la deuxième, puis la troisième. Elles s’effacent du cahier, laissant un blanc derrière elles, et réapparaissent dans la bouche de Vincent. Les mots, comme les armes, suivent toujours des parcours secrets et périlleux. (Présentation éditeur)

BEN AYCH Gil | La découverte de l’amour et du passé simple : Simon | Roman Paris : Exils, 2002, 204 p. (coll. Littérature) [LITT AN 843 BEN] 1962, Hanna et Salomon, les grands-parents de Simon quittent l’Algérie pour rejoindre leurs enfants arrivés en France en 1956. Cette famille nombreuse, petite-bourgeoise, juive et pied-noire s’installe à Champigny, dans une banlieue communiste, ce qui est une véritable épopée ! Simon intègre sa nouvelle école sans trop y penser, mais, imperceptiblement, la présence de ses grands-parents fait resurgir en lui l’atmosphère de son pays d’origine. (Présentation éditeur)

CHAREF Mehdi | 1962 : le dernier voyage | Théâtre Paris : L’Avant-scène théâtre, n°1187, août 2005, 208 p. [LITT AN 842 CHA] 1962. L’Algérie obtient son indépendance. Les Français doivent partir. Cinq d’entre eux se retrouvent sur un quai de gare : Léonie, la jeune Marie, Barnabé le chef de gare, Perret et Dacquin. Ils attendent le dernier train qui les mènera au port où ils embarqueront pour la France. Mais il y a aussi Tahar, l’ancien domestique, et El Dib, le harki. Sept trajectoires, sept drames, entre ceux qui se résignent et ceux qui veulent encore se battre… (Présentation éditeur)

DIB Mohammed | L’arbre à dires | Autobiographie

Paris : Albin Michel, 1998, 209 p. [LITT AN 848 DIB] L’arbre à dires, expression trouvée par une enfant pour désigner l’être humain, a trait à la question de l’identité. Le nom, la langue natale, le statut que l’on acquiert dans l’exil, celui de l’étranger ou de l’émigré, l’impossible retour, en sont les thèmes porteurs et récurrents. Quel que soit son destin, l’homme, cet « arbre à dires », garde toujours la liberté de disposer de soi, de s’inventer, de s’étonner lui-même et d’étonner le monde à chaque instant. (Présentation éditeur)

DJEBAR Assia | Ces voix qui m’assiègent : en marge de ma francophonie | Autobiographie

Paris : Albin Michel, 1999, 269 p. (coll. L’identité plurielle) [LITT AN 848 DJE] Ces voix qui m’assiègent témoigne du parcours d’une femme en écriture, pour qui l’identité n’est pas seulement d’hérédité mais de langue. Mosaïque autant que polyphonie, on y sent, par ce devoir impérieux de transmission, ce qui se joue dans l’acte d’écrire de grave et de léger, de sensuel et de tragique, de l’histoire collective et de l’histoire individuelle, du rapport obscur entre le « devoir dire » et le « ne jamais pouvoir dire ». (Présentation éditeur)

DJEBAR Assia | Nulle part dans la maison de mon père | Roman

Paris : Fayard, 2007, 407 p. [LITT AN 843 DJE] Une enfance dans une petite ville du littoral algérien. Au commencement et pour toujours il y a le père, seul instituteur indigène et musulman de l’école, et la mère, belle et imposante bien que très jeune puisque seulement dix-neuf années la séparent de la fillette qui l’accompagne dès l’âge de trois ans. Pour la première fois, Assia Djebar compose un roman ouvertement autobiographique qui revient sur les fondements de son identité de femme et d’écrivain : on y découvre une enfant puis une jeune fille avide de liberté, riche à la fois d’une tradition en héritage et d’un savoir qu’elle conquiert brillamment, déchirée toujours entre l’Algérie et la France. Au-delà du récit intime, un hommage de l’auteur à un passé arabo-berbère, à un pays – mais aussi à un père, comme pour renouer des liens dont elle a naguère dû s’affranchir pour devenir elle-même. (Présentation éditeur)

DJEMAÏ Abdelkader | Gare du Nord | Roman

Paris : Seuil, 2006, 91 p. (coll. Points) [LITT AN 843 DJE] Ce récit retrace la vie quotidienne dans le quartier de la Goutte d’Or de trois « chibanis », immigrés retraités, qui vivent seuls loin de leur famille restée en Algérie. Venus chercher du travail en France, ils se retrouvent au moment de leur retraite entre le « Foyer de l’Espérance », le café « La Chope verte » et la Gare du Nord, symbole de tous leurs voyages. (CNHI)

GAUDE Laurent | Les sacrifiées | Théâtre

Arles : Actes Sud, 2003, 112 p. (coll. Papiers) [LITT 842 GAU] Pièce sur l’exil, l’immigration algérienne, la double appartenance, sur trois femmes de 50 ans qui traversent la seconde partie du XXe siècle. A travers trois générations (Raïssa, Léïla et Saïda), à travers trois époques différentes de l’histoire de la France et de l’Algérie, la malédiction se perpétue. Elle se décline sans cesse sous un nouveau visage : la guerre, l’émigration, la montée du fanatisme. Chacune de ces femmes lutte contre l’histoire, chacune, tour à tour, pousse le cri de révolte et de combat des sacrifiées. A leur chant tragique répondent en écho les choeurs des soldats, des émigrés et des villageois. (Présentation éditeur)

KALOUAZ Ahmed | Avec tes mains | Roman

Rodez : Rouergue, 2009, 128 p. (coll. La Brune)[LITT AN 843 KAL] Abd-el Kader, venu d’Algérie, participe à la guerre de 1940. Marié à son retour, il repart pour la France avec femme et enfants. Engagé dans différents chantiers et jobs divers, il procrée une famille nombreuse dont son épouse s’occupe avec dévouement. Devant l’hostilité de la population au moment de la guerre d’Algérie, il souhaite retourner dans son pays natal mais, pour l’avenir de ses enfants, reste en France jusqu’à sa mort, ayant seulement demandé à être enterré là-bas. Ahmed Kalouaz raconte avec sobriété la vie difficile de son père, commune à des milliers d’immigrés cherchant une vie meilleure. Dur au mal, taciturne, celui-ci n’a jamais montré de tendresse à ses enfants. Cette absence d’attention et de dialogue a empêché l’auteur de le comprendre et de lui témoigner son affection, qu’il ne peut même pas exprimer sur sa tombe. Bien que cette mélopée soit un peu répétitive et terne, on partage la frustration de l’homme dont s’échappe ce cri d’amour. (Notes Bibliographiques)

MOKEDDEM Malika | N’Zid | Roman

Paris : Seuil, 2001, 214 p. [LITT AN 843 MOK] Supposons qu’Ulysse soit une femme. Une femme d’aujourd’hui. Algérienne. Elle s’appelle Nora et vient de se réveiller sur un voilier à la dérive, seule au milieu de la Méditerranée. Elle est amnésique et blessée au visage. Pourtant, une évidence s’impose d’emblée : la mer est son élément. Ses mains savent tout de ce bateau, de la navigation. Perdue entre deux rives, survivante d’un malheur qu’elle ignore, Nora cherche passionnément sa patrie qui avait jadis les contours d’un désert de sable. Et si, derrière les vagues, elle écoute le pincement d’un luth bédouin, celui de Jamil, rien ne prouve qu’ils se rejoindront, car Malika Mokeddem, dépassant la force du simple témoignage, a peut-être inventé une seconde manière d’évoquer l’Algérie contemporaine, une métaphore nouvelle et de tous les temps, pour une Odyssée sans Ithaque. N’zid signifie, en arabe, « je continue » et aussi « je nais ». (Présentation éditeur)

RAHMANI Zahia | Moze | Roman

Paris : Sabine Wespieser, 2003, 188 p. [LITT AN 843 RAH] En Algérie, Moze a échappé au massacre des harkis, s’est réfugié en France puis s’est tué. Dix ans après, sa fille tente de rendre compte de ce suicide. « Son geste est un legs, Moze a offert sa mort, ce que sa mort signifie : la honte. Celle de l’homme banni. Un homme qui ne sera ni paria, ni apatride, ni exilé, ni immigré. Un homme sans peuple et sans pays. Sans légitimité aucune ». Construit comme un chant tragique, Moze s’ouvre sur un prologue intitulé : 11 novembre. Il est suivi de cinq chapitres, cinq situations distinctes qui en réfèrent toutes au corps du défunt. L’épilogue, semblable à une fable, vient fermer toutes les scènes. (Présentation éditeur)

SANSAL Boualem | Le village de l’allemand ou le journal des frères Schiller | Roman

Paris : Gallimard, 2008, 263 p. [LITT AN 843 SAN] L’histoire de deux frères, Malrich et Rachel, nés de mère algérienne et d’un père allemand, et élevés par un vieil oncle immigré dans la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d’Aïn Deb, près de Sétif. Ce roman relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah vue à travers le regard d’un jeune arabe ; la sale guerre des années 1990 en Algérie, ; la situation des Algériens dans les banlieues françaises. (Electre)

SEBBAR Leïla | L’arabe comme un chant secret : récit | Autobiographie

Saint-Pourçain : Bleu autour, 2007, 74 p. (coll. La petite collection de Bleu autour) [LITT AN 848 SEB] Comment vivre séparée de la langue de son père, l’arabe ? Leïla Sebbar témoigne de son obstination d’écrivain face à cette question lancinante, pour elle qui écrit à son père dans la langue de sa mère. L’un de ses livres les plus personnels et émouvants, qui éclaire toute son oeuvre… (Présentation éditeur) Et aussi : Mouss Benia | Ahmed Djouder | Malick Rachedi | Karim Sarroub | Rachid Djaïdani | Karim Amellal| Hamid Aït-Taleb

DOCUMENT RADIOPHONIQUE

Les Emigrés

C’est le titre d’une pièce, créée par les membres de l’ACB, l’Association Culturelle Berbère à Paris, adaptée d’un livre d’un auteur polonais. Il s’agit de deux émigrés qui vivent dans les bas-fonds. Ils racontent leur quotidien et commentent l’actualité. Cette pièce est présentée en berbère et en français. Les comédiens nous parlent du travail d’écriture et nous parlent des thèmes développés, les conditions de vie des émigrés qui travaillent au développement de leur pays sans y vivre, des minorités culturelles et de la nostalgie. (EPRA)

Réalisation Isabelle Kurth, Production Radio Aria, Diffusion le 04/07/2000 | entretien, 20 min

Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Palais de la Porte Dorée,

293, avenue Daumesnil, 75012 Paris

Tél : 01 53 59 58 60

http://www.histoire-immigration.fr/

http://www.generations-lexpo.fr/

Radio Hchicha

décembre 28th, 2009

Vos Commentaires

2 Comments

  1. I haven’t evaluated Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France | RadioHchicha.COM this way. I need to express I am keen on your blog. by the way! Make sure you embed some additional pics and vids at http://radiohchicha.com/blog/2009/12/28/un-siecle-d%E2%80%99histoire-culturelle-des-maghrebins-en-france/, this way it’ll be considerably more interesting for future visitors. Desire that will help!

  2. Ophelie Berthelot says:

    A ce sujet, en matière d’académicien, ll semblerait que le célèbre libraire Gégé Collard, qu’on voit à la librairie Griffe Noire, envisage de se présenter pour devenir académicien .. Je pense que cela ferait un deuxième élan à l’Académie, foi de Saint Maurien. Qu’en pensez-vous ?

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