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PARIS – La musique gnaoua à l'honneur au festival parisien Sin Fronteras

PARIS – La musique gnaoua à l'honneur au festival parisien Sin Fronteras

Les rythmes gnaoua ont été à l’honneur ce week-end au Parc de la Villette à Paris dans le cadre du festival Sin Fronteras (sans frontières), dédié aux musiques du monde, avec un concert haut en couleurs animé avec brio par le maalem Mustapha Bakbou, emblème de la musique gnaoua au Maroc.

Entouré de son groupe « Rja Fallah », maalem Bakbou a pu charmer le public et le transporter dans l’univers magique de la transe, à travers un spectacle d’une grande intensité musicale.

Dès son entrée en scène, le groupe a su gagner l’interactivité des spectateurs en se mêlant à la foule, l’invitant à danser et à chanter avec lui, marquant ainsi le coup d’envoi d’un spectacle inédit.

Avec son guembri, Maalem Bakbou est resté fidèle à lui-même en faisant preuve d’une rare maîtrise de l’instrument qui lui a valu les acclamations du public, envoûté par le son enchantant de sa musique.

L’intensité du spectacle se trouve aussi dans la danse puisque Bakbou était accompagné de ses chanteurs, qui effectuaient quelques chorégraphies de la tradition des Gnaoua, avec les incontournables Krakebs.

Figure emblématique de la musique marocaine, Mustapha Bakbou s’est produit avec les plus grands noms du jazz et de la scène internationale, notamment avec Carlos Santana en mai dernier lors du Festival Mawazine de Rabat, et a fait partie du fameux groupe Jil Jilala.

Il est considéré comme un des plus grands mâalems gnaouis marocains d’aujourd’hui, et un des rares à jouer aussi bien au guembri et à détenir un savoir qui tend, malheureusement, à se dégrader au fil des générations.

Né en 1954 à Marrakech, il fut initié à la Tagnaouite à l’âge de 12 ans grâce à son père, Maalem Ganoui qu’il accompagnait dans les lilas de la Cité Ocre.

Il commençait par jouer des Krakebs, étape nécessaire pour apprendre le métier, avant d’intégrer le groupe de son frère Ahmed Bakbou qui fut son second Maalem après son père.

Dans les années soixante dix, Mustapha Bakbou commença a jouer du guembri et devint Maalem à son tour.

En 1974, il entreprit sa première tournée européenne, aux cotés de la chanteuse française Catherine Forestier. Une tournée de deux ans qui l’emmena en France, en Angleterre, en Belgique et aux Pays Bas.

Son aventure avec la formation musicale Jil Jilala, groupe marocain devenu légendaire à l’instar des Nass El Ghiwane, commença en 1984. Une aventure qui a été couronnée par sept albums et qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Mustapha Bakbou partage ainsi sa passion pour la musique entre les Jil Jilala et les Rja Fallah, son groupe Gnaoua, avec lequel il a participé à différents festivals internationaux dont celui d’Essaouira.

MAP le 9/8/2010

Radio Hchicha

août 10th, 2010

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