4ème Festival Issni N'Ourgh du film amazigh d'Agadir

Le cinéma kurde à l’honneur

Du 5 au 9 octobre prochains se tient à Agadir, à la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services, la 4ème édition du Festival Issni N’Ourgh du film amazigh organisée en partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe et le Conseil Municipal d’Agadir, et en collaboration avec le CCM et la Commission du Film de Ouarzazate.

31 films en compétition pour “s’ouvrir sur l’autre”

A cette occasion, ce sera cette année un hommage au cinéma kurde qui sera rendu.

Côté films en compétition officielle, ils seront pour cet opus plus de 31 films (longs métrages, courts métrages, vidéos et documentaires), dont 22 en avant première, à être présentés et provenant de pays divers tels que la France, le Niger, le Mali, l’Algérie, la Suisse, le Canada, la Turquie et le Maroc.

Une grande diversité de supports et de pays d’origine, en lien avec le leit motiv de l’évènement.

“Le Festival vise à s’ouvrir sur l’autre et s’offrir une acculturation pure et parfaite.”

Les organisateurs.

Hommage à la chanson algérienne, exposition et ateliers

Le Festival recevra cette année en guest star le chanteur algérien Lounis Ait Menguellet./DR
Le Festival recevra cette année en guest star le chanteur algérien Lounis Ait Menguellet./DR
A noter qu’à côté de la compétition, le Festival recevra également une guest star, le chanteur algérien Lounis Ait Menguellet, dont Kateb Yacine disait qu’il est “le plus grand poète d’Algérie”.

Parallèlement aux projections cinématographiques, le Festival organise également des ateliers – notamment au profit des jeunes – sur le découpage technique, le reportage, le documentaire et l’identité, qui seront animés et encadrés par le réalisateur Algérien Ali Mouzaoui, le réalisateur Kurde Khalil Manou et Tahar Houchi, le directeur du Festival international du film oriental de Genève.

Enfin, une exposition d’arts plastiques se tiendra au Musée du patrimoine amazigh sous l’intitulé “Signes libres”, et portant sur le film documentaire des Canadiens Laurent Dominique Fontaine et Samuel Torello.

Trois catégories de récompenses

Pour déterminer les meilleurs films de cette compétition, le Festival dispose d’un jury composé de membres représentant les différentes expressions artistiques, aussi bien marocains qu’étrangers.

Concernant le Prix National de la Culture Amazighe, catégorie film amazigh, d’une valeur de 5.000.000 Dh attribué par l’IRCAM lors du 9ème anniversaire de la célébration du discours d’Ajdir le 16 octobre 2010, le jury sera présidé par le Directeur du Centre des Etudes Artistiques, des Expressions Littéraires et de la Production Audiovisuelle, M. Driss Azdoud, aux côtés de M. Brahim El Hassnaoui et M. Omar Idtnain.

Pour le reste des compétitions officielles, le jury qui chapeautera la catégorie du long métrage et du documentaire sera présidé par le réalisateur tunisien Rachid Fechiou. Ils seront en charge de récompenser les meilleur acteur et meilleur actrice, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur film documentaire, et d’attribuer le Grand Prix Issni N’Ourgh du Festival international du film Amazigh.

Enfin, pour la compétition vidéo, le jury sera présidé par le critique du cinéma Mohammed Bellouch, et il récompensera les meilleur acteur, meilleur actrice, meilleur réalisation, meilleur scénario et meilleur film vidéo.

Muriel Tancrez
http://www.aufaitmaroc.com
28 09 2010

Ccf Tlemcen, Théâtre: En quête de Bonheur

Heure: mardi 5 octobre · 18:30 – 19:30
Lieu: CCF Tlemcen 1, Rue Commandant djaber Tlemcen, Algeria

En savoir plus
Le bonheur, on nous le promet, on nous le vend, on nous le dissèque, on nous l’exhibe, partout, à toute heure, à toutes les sauces. Pas une journée sans que je ne trouve ce mot dans un titre d’émission ou dans la bouche d’un présentateur, sans que je ne le lise dans un titre de magazine ou que je ne le vois étalé sur des affiches publicitaires.

Tel une drogue, une pilule miracle, un excitant, un mythe, un eldorado.
Alors, pour les… dix ans de la compagnie, j’avais envie d’inventer un voyage à travers les siècles et les langues pour prendre une heure à réfléchir collectivement à ce que ça peut bien être au fond que le bonheur. Pour se poser ou se reposer quelques questions fondamentales, pour le re-considérer, le re-désirer ou l’abandonner, pourquoi pas ?

Mise en scène : Arnaud Meunier, assisté de : Elsa Imbert,
Régie générale : Frédéric Gourdin,
Administration : Karine Branchelot, assistée de : Vincent Larmet et Yvon Parnet,
Musique: Régis Huby, Avec : Loic Le Roux, Nathalie Matter, Stéphane Piveteau.

Tanjazz : Le groupe Mazagan enflamme le public

La joyeuse bande des jeunes musiciens Mazagan a fait sensation au Festival Tanjazz et a séduit un public nombreux. Des prestations couronnées de succès qui confirment, si besoin est, l’embonpoint du groupe et sa capacité à dompter les scènes.

Comme à son habitude, le groupe a une fois encore distillé son savoir-faire et le talent de ses musiciens, au point de séduire les publics d’ailleurs grâce à la richesse, à la puissance de ses sonorités et son ouverture d’esprit.

En effet, bien que s’inspirant de la culture marocaine, les musiciens sont restés des adeptes de l’ouverture sur le monde. Une philosophie que l’on retrouve justement à travers leur répertoire parfumé à la culture méditerranéenne, berbère et africaine. Initiateur du «Chaâbi-groove», un grand mélange de chant rural et de son urbain, Mazagan a en quelque sorte révolutionné la musique populaire marocaine : Reggae, ragga, chaâbi, rock, Alaoui, jazz, funk, zouk, salsa… Une sauce bien épicée, un vrai carrefour sonore où sont comblées les affinités musicales les plus variées.

Mazagan se veut à l’image d’une jeunesse marocaine adepte d’ouverture, d’évasion et de modernité tout en préservant un patrimoine musical riche et bien coloré. Depuis la sortie de son 1er album “la tradition qui Cool” en fin 2005, Mazagan a franchi les vannes de la scène actuelle au Maroc en tant que formation majeure forte d’un registre propre qui enflamme les publics des grands festivals marocains, africains et européens. Depuis sa reformation en 2005, Mazagan a réussi à s’imposer comme l’une des figures incontournables de la fusion marocaine grâce à son style unique et innovant et à son efficacité sur scène. Un groupe de scène par excellence !

Né de la rencontre entre trois amis musiciens, le groupe Mazagan compte désormais dans ses rangs Issam Kamal (chant, guitare, mandoline, composition), Nabil Andalous Ouartassi (batterie, voix), Abdelhak Amal (claviers), Mohammed Hamam (claviers, voix), Ghafara Belattar (percussions), Bouhssine Foulane (violon, ribab, voix), Mohamed Ali Aït Tahiri (technique) et Adil Laaqissi (basse).

« Depuis la cérémonie de remise des trophées «Patrimoine et Création», tenue au palais des congrès de Marrakech, nous avons toujours assisté au concert du groupe Mazagan. Maintenant, nous sommes «fans» de ce groupe qui a un talent fou mais aussi un grand cœur », déclare Sarah, une jeune étudiante venue d’Agadir pour assister au festival Tanjazz mais plus précisément à son groupe fétiche Mazagan.

Un mot sur Mazagan

Créé en été 1998, Mazagan est un groupe de scène originaire d’El Jadida constitué par de jeunes musiciens. «Mazagan» est l’ancien nom de la ville, lieu de création du groupe. Cette appellation met en valeur l’alliance de toute une tradition musicale à la modernité et à une grande ouverture d’esprit. Les styles musicaux adoptés par Mazagan sont variés : Ils reflètent son appartenance à la culture méditerranéenne, berbère et africaine tout en laissant s’exprimer les techniques modernes de l’arrangement musical. Sa musique se caractérise alors par la présence de plusieurs styles dont la musique Raï, Gnaoua, la musique africaine. Les textes chantés traversent les différents états d’âme et traitent des sujets variés : d’ordre social, sentimental, … Quant aux rythmes, ils marient les tempos occidentaux et orientaux, donnant toute sa dimension à la fusion, propre au style du groupe. A travers la diversité des percussions se dégagent une simplicité et une richesse susceptible de toucher l’auditeur dans ses affinités musicales les plus variées.

http://www.lematin.ma/
27.09.2010