Cycle cinématographique Algéro-Belge: Zoom sur Brahim Tsaki

PROJECTION | ALGÉRIE | 26-12-2011 > 30-12-2011

Rétrospective des œuvres cinématographiques de cinéastes algériens formés en Belgique

http://www.aarcalgerie.org/

Renseignements :

Accès gratuit Projection à 17h30 Cinémathèque d’Alger du 26 au 30 Déc 2011 un évenement organisé en partenariat: Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel et la Délégation de Wallonie-Bruxelles à Alger

Brahim Tsaki.

Né en 1946 à Sidi Bel Abbés, ce cinéaste a été formé par l’institut des arts et de diffusion de Bruxelles (I.A.D). Il a obtenu en 1972 son diplôme de réalisateur. En 1978, il a été recruté par l’ONCIC (Office national du commerce et de l’industrie cinématographiques) à Alger et a commencé à écrire et réaliser des films de fiction qui lui ont valu un palmarès remarquable de Prix dans les festivals internationaux. Toutes les projections auront lieu en présence du réalisateur pour des discussions sans doute passionnantes avec ses anciens admirateurs et les jeunes qui découvriront son œuvre. Dans l’esprit de ce cycle qui fait honneur à la pédagogie artistique et au principe de transmission d’expérience entre générations, deux ateliers d’initiation auront lieu durant les 5 jours de cette manifestation.

Le premier est consacré à l’écriture du scénario et sera animé par Brahim Tsaki. Le second, portant sur le montage-vidéo, sera animé par Habib Tsaki, fils du réalisateur, cinéaste en pleine affirmation et expert des logiciels de montage. Le « Zoom sur Brahim Tsaki » connaîtra en 2012 une prolongation à la Cinémathèque Algérienne de Sidi Bel Abbés (5-9 janvier) et d’Oran (5-9 février). CONFERENCE DE PRESSE : 24 Décembre 2011 à 11h00 Villa Abdellatif.

[Audio] 133 eme GAADA du 24 12 2011

Deux Interviews, de Karima Nayt lors de son passage à Annaba et une autre de Ali Djezma qui a souhaité répondre à Nassim Djezma concernant la séparation du groupe … mais aussi au programme de la bonne zik comme d’hab 🙂 Azamat, Karima Nayt, Djezma & Aminos, Imidiwan, Sultan

 

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Cheikh Noureddine – Portrait

Cheikh Noureddine fréquente l’école coranique jusqu’à l’âge de 16 ans. En 1935 il débarque chez son frère à Alger, où il est embauché comme serveur dans différents établissements.

En 1936, alors qu’il chante en faisant la vaisselle dans une gargote, Meziane est remarqué par le directeur de Pathé Marconi qui réside non loin de là et lui propose d’enregistrer ses chansons. Il chante pour la première fois Anfy’ad rur et A xali xali. Deux ans plus tard il enregistre son premier disque, composé de douze chansons : Allo triciti, Anfiy’ad rur, A xali xali, Yelis t murth, etc. Quelques mois plus tard il contribue à la fondation d’une chaîne kabyle, la Chaîne 2, par ses émissions, ses sketches et ses chansons.

En 1960, il publie aux éditions du Seuil Un Algérien raconte et, en 1998, l’écrivain Youssef Nacib lui consacre une biographie, Cheikh Noureddine, comédien, poète, chanteur (Éditions El-Ouns). Cheikh Noureddine décède en août 1999.

Père fondateur de la Radio kabyle (aujourd’hui chaîne II), il a été pendant plus d’un demi-siècle au carrefour de la chanson satirique, du théâtre radiophonique, de nombreuses émissions et du cinéma algérien.

Cheikh Nordine est un homme de culture amazighe qui mérite tous les hommages pour son œuvre, son courage, sa modestie et son sens de transmission des valeurs ancestrales aux générations montantes.
Meziane Nourredine (dit Cheikh Nordine) est né le 8 novembre 1918 à Aguemoun commune de L.N.I, wilaya de Tizi Ouzou. Il tenait une échoppe au square Bresson (Port Saïd) où, tout en travaillant, il fredonnait des airs du terroir. S’étant fait remarquer le 4 septembre 1938 , à grands renforts de tambourineurs, M. Finkel, directeur de la maison de disques Pathé Marconi vint lui rendre visite. Il enregistra ses premières chansons : Allô Triciti, (reprise par Med Allaoua) , Anfiyi ad rugh, etc….. Cheikh enregistra plus de 500 chansons dont plus de 96 en duo avec feu Slimane Azem. Il fut le créateur de la Radio kabyle (Chaine II) située à l’époque à la rue Berthezene ( Dr Saâdane), ayant diffusé pour la première fois dans l’histoire de la Radio kabyle les voix féminines de La Zina, La Yamina, La Ounissa, Chérifa, El Djidda, H’nifa, Ourida et autres.

Doué d’un don poétique et d’un génie musical, il crée le premier orchestre populaire kabyle avec Cheikh Arab Ou Yakoub et les célèbres musiciens Cheikh Namous, Sid Ali Ahmed Medjdoul , Hadj Menouar ; formation qui a permis à plusieurs chanteurs, tels que Youcef Abdjaoui, Kamal Hamadi, Mohand Rachid, Meziane Rachid, d’affirmer leurs dons et d’enrichir par leurs enregistrements en studio , la discothèque de la Chaine II.

« Féru » de culture châabi, il compose et écrit le texte du tube de l’époque sur le mouloudia club d’Alger (MCA), interprété par le regretté Hadj M’rizek. Durant plusieurs années, il a écrit et joué le rôle de la vieille dans les pièces théâtrales avec Mohamed et Saïd Hilmi, Ali Abdoun (décédé), Saïd Zanoun, Ahmed Aïmane, Amar Ouyakoub (décédé), et beaucoup d’autres comédiens. Il a produit de nombreuses émissions radiophoniques, notamment la célèbre Khalti Aâdouda, et créé l’émission «Les chanteurs de demain» en 1956.

Il a côtoyé les grandes vedettes de l’époque – El Anka, Mokrane Agawa, Cheikh Sadek Abdjaoui (décédé)….
Il a animé durant une grande période la formation appelé La Mohamadia, chants religieux kabyles.
Durant l’année 1972, il mont à Paris et collabore avec Slimane Azem. Il enregistre en duo plusieurs chansons à thèmes satiriques et de critiques sociales. Cette rencontre avec Slimane Azem lui a valu d’être systématiquement rayé en 1981 de la liste des médaillés pour services rendus à la culture algérienne. Avec Rouiched et Hassan El Hassani, Cheikh Nordine était l’un des acteurs fétiches de Lakhdar Hamina, notamment. Il a joué dans Les hors la loi de Farés Tawfik (1968), La patrouille de l’est de Amar Laskri (1970) Chronique des années de braises de Lakhdar Hamina (palme d’or au festival de Cannes en (1975), Chebka de Bendedouche (1977), la dernière image de Hamina (1979), Chant d’automne de Yala Meziane (1982), Elise ou la vraie vie de Michel Drach avec l’actrice Marie-José Nat (1982), les chevaux de soleil tourné en Espagne avec la regrettée H’nifa et relatant la vie d’El Mokrani (non projeté à ce jour en Algérie), Tahya ya Didou de Zinet (les enfants de Novembre). Différents hommages ont été rendus à cet artiste en 1994 à la Maison de Jeunes de Larbaâ Nath Irathen, par l’AAJ de cette ville, le 13 mai 1999, Maison de la Culture Mouloud-Mammeri de T.O du 16 au 18 Août 2000. Au Centre cuturel Ahcène Mezani à Larbaâ Nath Irathen par l’association culturelle Tafaska n’Si M’hend ou M’hend. Cheikh Noredine est décédé le 16 août 1999. Il a été inhumé au cimetière de Bir Mourad Raïs (Alger).
Youcef Nacib avait publié un ouvrage de 883 pages, aux éditions El Ouns (Paris) comme un grand hommage au grand artiste –comédien-poète chanteur et acteur de cinéma.

EL GUSTO. Un film de Safinez Bousbia

Synopsis

La bonne humeur – el gusto – caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d’Alger par le grand musicien de l’époque, El Anka. Elle rythme l’enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L’amitié et leur amour commun pour cette musique qui « fait oublier la misère, la faim, la soif » les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu’à la guerre et ses bouleversements. El Gusto, Buena Vista Social Club algérien, raconte avec émotion et… bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l’Histoire a séparés il y a 50 ans.

Note de production

Né au milieu des années 1920, le chaâbi est une musique issue de plusieurs influences. Berbère, andalouse et chants religieux : « On a fait un cocktail et ça a donné la musique chaâbi. » L’inventeur de cette boisson musicale au goût nouveau, de ce « son magique qui résonne » encore dans le cœur et les oreilles de ses anciens élèves, s’appelle Cheikh – Le Maître – El Anka (Hadj M’hamed El Anka 1907-1978). Sa recette est faite d’emprunts et de mélanges, de métissages et d’adaptations, de transformations mais aussi d’innovations musicales.

Avec ces ingrédients El Anka donne naissance à un style musical original et personnel qui remporte immédiatement un formidable succès. Cette musique nouvelle à l’audience populaire – chaâb signifie le peuple – touche tous les habitants de la Casbah d’Alger. Musulmans, juifs, Italiens, Espagnols : tous vivent au rythme du chaâbi… À l’époque, c’était « l’harmonie de vie entre toutes les communautés. Tout le monde se fréquentait. » Les musiciens se souviennent : ils priaient ensemble ; l’engouement était tel que les musulmans allaient avec leurs copains juifs à la synagogue pendant le Sabbat, pour écouter du chaâbi.

Avec la guerre, une page se tourne. Sommées de choisir entre « la valise et le cercueil », des familles entières prennent le chemin de l’exil. D’autres quittent Alger pour sa périphérie ou les campagnes. Certains musiciens restent à la Casbah mais, même pour eux, le rythme est brisé. Quelques uns cessent de jouer, certains n’arrêtent jamais.

Ferkioui fait partie de ceux qui ont délaissé le chaâbi après la guerre, malgré un diplôme de chef d’orchestre obtenu dans la classe d’El Anka au conservatoire d’Alger. C’est pourtant lui, aidé d’un petit coup de pouce du hasard, qui a été le déclencheur des événements : le film ; l’orchestre El Gusto qui se reforme pour des concerts exceptionnels ; l’enregistrement d’un CD. Devenu miroitier, Ferkioui accueille un jour de 2003 dans sa boutique de la Casbah une jeune architecte algéro-irlandaise. Ils bavardent… L’aventure commençait ! Safinez Bousbia se lance dans une entreprise qui n’est pas des plus faciles : retrouver les anciens élèves d’El Anka au conservatoire d’Alger. Drôle de clin d’œil des mots : en dialecte algérois, El Anka signifie le phénix, cet oiseau légendaire qui renaissait de ses cendres.

De cette belle aventure naitra un film, El Gusto, sur les écrans à partir du 11 janvier 2012.

En parallèle de cette sortie cinéma, l’orchestre El Gusto se réunira sur scène, au Grand Rex à Paris, pour deux soirées exceptionnelles les 9 et 10 janvier prochains.

Vous trouverez les informations nécessaires sur la e-card ci-dessous.

Vous pouvez également visionner la bande-annonce des concerts sur

www.youtube.com/watch?v=SppKGNEiC9A