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RAFIK EL ANKA via Le P'tit coin des Art'tristes

RAFIK EL ANKA via Le P'tit coin des Art'tristes

Le P’tit coin des Art’tristes du Jeudi 19/5/2011 In LE Jeune Indépendant, By: KAMEL DYNAMITE

RAFIK EL ANKA : SOS

-Son père Mustapha El Anka, connu sous le pseudo de Eddayem, nous a fait rire des années durant. Son grand père El Hadj Mhamed El Anka continue de bercer les mélomanes et d’avoir des adeptes après avoir été sacré le maitre du chaabi. Il était lui aussi dans le domaine artistique. S’il a choisi son métier, il n’a hélas pas choisi son destin. Un accident le cloue au lit depuis 2008. Depuis il cherche de l’aide pour une rééducation dans un hôpital en France. Halo Mouhamed Rafik nous parle de sa situation, son père et lance un SOS.

Le Jeune Indépendant : Raconte-moi ta situation.
Halo Mouhamed Rafik : Un jour de ramdane 2008, j’ai pris la voiture pour aller acheter des gâteaux. En revenant d’El Biar avec mon frère, à la côte de Bir Mourad Raïs, ma voiture a dérapé. Je me suis retrouvé à l’hôpital Mustapha Bacha. J’ai passé cinq jours dans le coma. A mon réveil je me suis retrouvé sur un lit avec des tractions à la tête. J’avais le cou brisé et la moelle touchée. Je suis tétraplégique. J’ai tapé toutes les portes : ministère, la télévision, rien … Personne ne répond.

-Tu faisais quoi comme métier avant ton accident?

J’ai commencé à l’Enpa comme photographe de plateau jusqu’à sa liquidation en 1998 et depuis rien jusqu’en 2001 où j’ai commencé à travailler comme chef électro. Je m’occupais de la lumière, des scènes du film. J’étais le bras droit du directeur photo. J’ai travaillé dans plusieurs films dont celui sur Cheb Hasni, des séries et des pubs.

-Il fait quoi le photographe de plateau ?

Il prend tout le monde en photo et le moindre détail. C’est un sniper.

-As-tu des souvenirs avec et de ton père?

Je n’ai qu’une seule photo avec lui, le monde est bizarre et un film familial. J’ai tourné avec lui, par la suite dans De Hollywood à Tamanrasset de Mahmoud Zemouri. Mon père était sérieux dans son travail et très professionnel. J’assistais des fois à des tournages.

-Ton meilleur souvenir avec ton père ?

Il m’a appris à pécher et à aimer la mer.

-Tu avais quel âge quand il nous a quittés ?

J’avais dix neuf ans. Il est mort de la prostate en 1993 à l’âge de 67 ans. On a fait tous les hôpitaux et personne ne l’a aidé. Tout le monde l’avait abandonné.

-Revenons à toi, est-ce que c’est vrai qu’il y a une chance de te rétablir et comment?

Ouiiii… Il me faut juste une rééducation qui est impossible ici. Je dois la faire à l’étranger et je remarcherai un jour inchalllah. Il me faut 48 000 euros pour trois mois d’hospitalisation. Des âmes charitables ont organisé et organisent de petits galas en France pour moi. On a récolté 12 000 euros jusqu’à ce jour.

-Quel appel veux-tu lancer?

Madabiya nass et’awani. Je prie qu’on m’aide. Je lance un appel aux artistes. Je sais que leur parole à un poids et qu’ils m’aident lawjeh rabi. Je veux rendre le sourire à ma mère et ma famille qui souffrent de me voir ainsi.

-Ton dernier mot ?

Aidez-moi.

-Rafik a 36 ans. Il est marié. Il vit chez sa mère avec sa sœur. Il n’a ni couverture sociale ni pension ni aide sociale, ni paie, ni rente. Il a l’amour de ses proches et l’espoir de retrouver un jour l’usage de ses membres. Ses cris de détresse seront entendus un jour ou l’autre, j’en suis sûr. Je fais confiance à la rejla et à la rehma qu’il y a au fond de chacun de nous. Aidons Rafik, aidons-nous.

By : K. Dy.

Radio Hchicha

mai 21st, 2011

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