[Vidéo] Maalem Omar Hayat – La Halla kingzoo – live Festival Gnaoua 2011

On vous l’a dit, le gnoua n’est pas qu’une musique, mais toute une culture, un peu à la façon du hip hop. D’ailleurs, le festival Gnaoua a fait le lien entre ces deux mondes, en proposant aux breakdancers de la troupe La Halla KingzoO une résidence aux côtés des musiciens du Maâlem Omar Hayat. (la suite)


Maâlem Omar Hayat & La Halla KingzoO – Live… par sourdoreille

Mami et Raina Rai à la clôture du festival du Rai de Sidi Bel Abbés

La 4e édition du festival du raï, qui sera dédiée cette année à feu Djilali Amarna, se tiendra du 2 au 7 juillet au stade des 3 frères Amarouche de Sidi Bel Abbés.

C’est ce qu’a indiqué lundi 27 juin le commissaire du festival M. Taibi, lors d’une conférence de presse animée à la cinémathèque le Moksi.

Le conférencier a, par ailleurs, confirmé la participation de Cheb Mami à cette 4e édition, trois mois après sa libération conditionnelledu pénitencier de Melun en France.

L’enfant terrible de Graba el oued (Saida) se produira en clôture du festival aux cotés du groupe Raina Rai.

« Mami n’a jamais refusé de se produire au festival du Rai. Il sera présent à Sidi Bel Abbés, giron du rai-trab, d’où il amorcera son retour sur la scène musicale», a déclaré M. Taibi, coupant ainsi court à certaines rumeurs sur le refus du « Prince » du raï de participer à cette 4e édition.

« Mami a réitéré récemment son souhait de se produire devant le public algérien, ici à Sidi Bel Abbés, non pas seulement pour des raisons professionnelles mais surtout pour pouvoir se ressourcer sur le plan artistique », a-t-il ajouté.

Mami a réalisé un premier coup d’essai, le 17 juin dernier, en animant un concert à El Jadida (Maroc), dans le cadre la 5e édition du Mazagan Night.

Après le festival de Sidi Bel Abbés, il devrait retourner au Maroc, à Oujda plus précisément, en juillet, pour prendre part la 5e édition du Festival international du raï (FIR).

Concernant le festival de Sidi Bel Abbés, M. Taibi a annoncé la participation d’une cinquantaine de chanteurs dont 5 jeunes talents sélectionnés lors d’un concours régional organisé le mois dernier.

Le stade des 3 frères Amarouche abritera toutes les soirées qui débuteront à partir de 21 h, selon le chargé de la communication du festival, M. Delli.

Cette édition, précisera-t-il, sera dédiée à feu Djilali Rezkellah, ex-chanteur du groupe Raina Rai, décédé 6 novembre 2010.

En parallèle, une exposition d’art plastique et un salon de l’artisanat local se tiendront à la maison de la culture Kateb Yacine.

Enfin, il sera organisé à la cinémathèque de Sidi Bel Abbés une journée d’étude sur le phénomène Rai en Algérie. Cette rencontre réunira, le 4 juillet, cinq spécialistes du raï, à savoir Kali Mohamed, H’mida Ayachi, Bouziane Bencahour, Mokhtar Hanitet et Hamiti Hassan.

Mammeri Abdelkrim
29 06 2011 www.elwatan.com

SUR LES TRACES DE CHEIKH BÉMOL Nadir Chikhoune à la conquête de la célébrité

«Il faut faire goûter au public toutes les musiques algériennes car ces musiques sont bien faites.»

«C’est difficile de chanter ici.» Cette déclaration a été faite par le chanteur Nadir Chikhoune avant que celui-ci ne donne son show à l’occasion de la célébration du 13e anniversaire de la mort du chantre Matoub Lounès dont l’organisation revient à l’association culturelle Tamelaht du village Ighil Ou Ansar dans la commune de Mcisna (Béjaïa).

Une soirée mémorable à laquelle le public n’a pas hésité de prendre part malgré sa tenue en plein air, dans le terrain combiné du village Ighil Ou Ansar. L’étoile montante, Nadir Chikhoune, et son orchestre, ont su et pu rendre un vibrant hommage au chantre de tous les temps, Matoub Lounès. Chez Nadir Chikhoune, la musique est synonyme de perfection. «Il faut faire goûter au public toutes les musiques algériennes car ces complaintes sont bien faites et scientifiquement étudiées», a-t-il plaidé quelques minutes avant que l’artiste ne monte sur la scène. Là encore, cette déclaration a été suivie par l’acte.

L’artiste a ainsi donc tenu sa promesse en enflammant, aussitôt, le podium. Au début de son spectacle, le chanteur s’est mis à fredonner sa célèbre chanson «Je suis amoureux de ma guitare» avant de retracer, comme dans une longue odyssée, étape par étape, la célèbre et l’immortelle histoire d’amour de Roméo et Juliette. Celle-ci, scandée par le verbe tout à fait identique à celui de Cheikh Sidi Bémol et la mélodie semblable d’Ali Amrane, porte des touches propres à Nadir Chikhoune à savoir, les arrangements typiquement kabyles universalisés. Les présents, quant à eux, lui ont sur place prédit un avenir brillant et cela malgré les quelques embûches rencontrées par l’artiste, notamment celles émanant de son environnement immédiat. «Le chanteur, étant artiste complet, sait dépasser ces petites jalousies», a affirmé Si Abdelkader Aguemoune, notable du village Ighil Ou Ansar.

Par Arezki SLIMANI – Mardi 28 Juin 2011
lexpressiondz.com

La même déclaration a été appuyée par, Tahar Bouallak, président de l’association Tamelaht. Ce dernier n’a pas caché sa satisfaction en déclarant que Nadir Chikhoune, après qu’il ait raflé les premières places lors des cinq dernières éditions du Festival de la chanson moderne, s’est tracé le chemin des grands et ce, en se mettant au même rang que celui de Cheikh Sidi Bémol, Kateb Amazigh, Ali Amrane, Akli D. et tant d’autres célébrités.

Plus que conscient de son art et très soucieux de la nécessité de présenter des productions bien faites, l’artiste s’en moque royalement tout en se focalisant sur ce qu’il aime faire, chanter et éveiller les consciences. En somme, Nadir a démontré ses talents en chantant ses propres créations et même en reprenant, tout en travaillant à la perfection, les chansons des grands artistes de la chanson algérienne comme El Hasnaoui, Slimane Azem, Allaoua Zerrouki et autres.

Une autre chanteuse, et pas des moindres, a pu faire vibrer le grand public venu assister à la soirée. Il s’agit de Cirta. Celle-ci, très connue pour être la promotrice du folklore kabyle a, pendant plus de 20 minutes, interprété les chansons de Chérifa, Hanifa tout en chantant ses propres répertoires. Idem pour Arzeki Methia qui a rendu un vibrant hommage à Allaoua Zerrouki tout en interprétant ses propres chansons.

Rabah Inasliyen – Portrait express

Que dire de Rabah Inasliyen ?

J’ai connu Inasliyen à ses débuts. Il participait de ce foisonnement culturel qui s’inscrivait dans le désir d’être et l’urgence du dire ! Vaste programme , s’il en fut , à la limite des transgressions dans un environnement ou relais médiatiques étrangement atones ou indifférents ! L’heure était aux panégyriques et aux mélodies consensuelles ,sirupeuses ,glorifiant des temps révolus ou un âge d’or idéal !

Inasliyen s’inscrivait donc dans une autre démarche ! Il proposait une lecture du présent et faisait sien ce que préfigurait son nom en tant que groupe : un enracinement sans concessions !

Les titres de cette époque répondent donc à cette double motivation : interpeller la mémoire, interroger le présent, prendre position sur des faits de société anachroniques ou aberrants !

Inasliyen a donc tout naturellement pris part à tous les festivals de musique engagée, payé en quelque sorte son écot en se faisant l’écho des revendications les plus fortes du peuple profond, muselé, voué au silence faute de porte-paroles ! Les médias lourds avaient décidé l’ostracisme de toutes les intelligences du pays et s’accommodait des thuriféraires de tout bords, quitte à avaliser leur médiocrité !

La maturité aidant, le répertoire s’est étoffé et les interrogations, les réflexions ont pris la dimension toute naturelle de tout être sensible qui se pose les questions les plus fondamentales, les plus essentielles, marqué qu’il est par les épreuves de la vie, les absences irrémédiables !

Le temps a cette vertu particulière qu’il donne raison et rend justice à ceux qui vont dans le sens de l’Histoire et des aspirations profondes de leur peuple. Les pionniers n’ont en que plus de mérite, ils sont dans « ces promontoires », chers à Victor Hugo ! Car, là, il est question d’explorer des voies nouvelles, de proposer des pistes à suivre, de parcourir des pages inédites !

Je dois avouer que j’ai toujours pris plaisir à traduire les textes d’Inasliyen, de tenter de ne pas le trahir dans l’esprit et la lettre, de le cerner au plus près , être le plus possible fidèle aux originaux !

Mais Inasliyen ne serait pas si emblématique s’il n’y avait la musique et ses compositions originales qui lui gagnent un public au delà de sa sphère naturelle .

A l’heure du village global, on ne peut que s’en réjouir ! Un artiste sur scène, c’est autant de soleils possibles dans l’âme et les coeurs !!!

Farid Mammeri http://www.lartmemoire.com

Illustrations Musicales

Entre Paris et Alger, Rabah Inasliyen écrit, compose, narre et chante.

Entres autres, il a travaillé pour une maison d’édition, »Les Vergers des Espérides », spécialisée dans les contes,

Deux contes serbes-croates « Le Star Trojan » et « les 2 oursons » ont été édités, un troisième « le perroquet malin » est en voie de publication.

Actuellement Rabah Inasliyen travaille sur une collection de contes pour l’Artmémoire.

Nouvelles vidéos du Festival Gnaoua à Essaouira Juin 2011

Attention grand écart ! Prenez un peu de jazz haïtien, faites le mariner quelques jours dans les mains d’un des plus grands Maâlems Gnaoua, agrémentez d’une mise en scène léchée et de musiciens fortiches, et vous obtenez un melting pot de sonorités concocté maison, au festival Gnaoua d’Essaouira.

Via www.sourdoreille.net


Maâlem Hassan Boussou & Jazz-Racines Haïti -… par sourdoreille


Maâlem Omar Hayat & La Halla KingzoO – Live… par sourdoreille


Darga – Interview (Festival Gnaoua 2011) par sourdoreille


Le Gnaoua, c'est quoi ? – Interview (Festival… par sourdoreille


Bnat Gnaoua – Session acoustique (Festival… par sourdoreille


Allal Soudani et ses musiciens – rituel sacré… par sourdoreille