Festival TRANSES: GUEM et ses invités au CCA – Paris

Heure samedi 8 octobre, 20:30 – 9 octobre, 16:00
Lieu Centre Culturel Algerien (Paris 15e)

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171, Rue de la Croix Nivert 75015 Paris
Tél: 01 45 54 95 31

www.cca-paris.com

Samedi 08 octobre 2011 à 20H30
Dimanche 09 octobre 2011 à 16H00

Entrée: 13 euros

GUEM et ses invités seront au rendez-vous avec le public du Centre culturel algérien pour un festival Transes. L’événement mettra en lumière ce rite qui trouve son origine dans la tradition africaine. En directeur artistique, GUEM, maître des percussions et danseur émérite, animera ces deux soirées qui seront marquées par la participation des groupes:

BANIA Diwan d’Algérie
Gnaoua du Maroc
Le stambali de Tunisie
Le Candomblé du Brésil
Le voudou du Bénin
Le vaudou d’Haiti

Bal Tzigane ce 30 sept 2011 à Aubervilliers

Bonjour à tous,

La troupe Terné Roma, en partenariat avec Ethnoart propose un spectacle suivi d’un bal tzigane ce vendredi 30 Septembre à Aubervilliers à 20 h au 10/12 rue de la gare , avec l’Orchestre de Roberto de Brasov (Roumanie) et la chanteuse de Flamenco Negrita.

A bientôt

AMAZIGH KATEB FÊTE SES 39 ANS À ALGER L'Adrénaline du son!

Du haut de ses 39 printemps, Amazigh Kateb a fêté son anniversaire jeudi dernier sur les planches du Théâtre de verdure d’Alger en donnant un de ses derniers concerts avant sa réformation avec le groupe Gnawa Diffusion.
Amazigh Kateb rentrait fraîchement d’une tournée qu’il l’a mené au Japon où il a été à la rencontre de ses nombreux fans bridés. Fidèle à lui-même, l’artiste s’est donné à fond comme à son habitude en enchaînant les tubes de son dernier album Marcher noir. C’est devant un public bondé, bien allumé et scandant à tue-tête «Chaâb yourid ezetla batel» que l’artiste s’est produit en donnant le meilleur de lui -même. Bonjour ma vie, (texte de Kateb Yacine sur une composition musicale d’Amazigh), Moussiba, Amral Gerrba, Dounia, Dima, esprit africain, I wana tceehfly, Koma, autant de titres entraînants qui ont déchaîné la foule. Rock, reggae, chaoui ou gnawi à l’aide d’un gumbri ou sans, Amazigh chante le monde et décortique les vices et travers de la société algérienne et ses traumas…

Cette Alger si rêche de l’extérieur mais tendre à l’intérieur ou encore celle qui se voile le jour et effraie la nuit. Belle poésie gorgée de mélancolie. Avec des mots qui sonnent, Amazigh déroule la carte de l’humanité entre bonne ou vilaine, sage ou corrompue. Le pourfendeur des temps assassins dénonce et glisse des mots d’ordre parfois qui font rire mais ne laissent pas dupes. En cela, le verbe d’Amazigh Kateb, à l’instar de son romancier et dramaturge de père, est puissant et fort car même enrobé de musicalité ne peut qu’être entendu.
Amazigh Kateb qui, aujourd’hui devenu papa, a sans doute cette conscience accrue des réalités en pensant à ce que les enfants d’aujourd’hui vont devenir plus tard et recevoir comme vie dans ce pays où «l’ordre n’existe pas»…. Mais il semblerait comme un peu assagi sans que combat et engagement ne prennent en fait, une ride. L’Africain dans l’âme et le sang n’a pas encore «éructé» son dernier mot!

Le rebelle est incontestablement là et son arme de destruction massive, sa musique ne se renouvelle que pour mieux servir son art et son discours, corrosif, certes, mais qui fait tout de même du bien là ou ça fait souvent mal! Organisé par la boite Adrénaline, le concert avait comme première partie le groupe Tataful qui échauffera grandement le public avec sa musique ardente et exotique venue d’ailleurs. Entre reggae et zouk, le public n’a pas arrêté de danser jusqu’à l’arrivée d’Amazigh précédé par un mix musical, signé de son DJ.

En somme, dans la nuit les esprits ont été bien entendus…Et le poisson rouge évadé de son bocal a bien gigoté.

Par O.HIND – Samedi 17 Septembre 2011