RadioHchicha LIVE – 27/04/2013

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Je remercie les auditeurs qui sont intervenus en directe …

Sujet du jour : Corruption

 

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Merhba Bikoum … Azul felawen ..; ya ahl e-Salam 🙂

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Musique Gnaoua: Saints de l’autre monde et fans contemporains

Houda Belabd24-04-2013
In http://hebdo.ahram.org.eg

Maalem Hamid El kasri
Maalem Hamid El kasri

Courant musical et philosophique, le « Gnaoua » connaît un succès grandissant depuis la création du festival d’Essaouira. Style musical dit « spiritualiste », il proviendrait d’esclaves d’Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, il se décline dans tous le styles : jazz, reggae ou blues … retour sur une culture vivante.

Encore une fois, des centaines de milliers de gnaouis se donneront rendez-vous à la Cité des Alizés pour la seizième édition du Festival Gnaoua et musiques du monde, à Essaouira au Maroc du 20 au 23 juin prochain. Avec des rythmes spiritualistes et des résonances du guembri (instrument à trois cordes), du djembé (instrument sénégalais ressemblant à un tambour) et des krarebs (castagnettes métalliques), en moins de deux décennies, cet événement a réussi à fidéliser un nombre considérable de gnaouis en provenance du Mali, du Sénégal, d’Algérie et d’ailleurs.

Si les Marocains ne nient pas leur passé paganiste qu’ils ont troqué contre une histoire contemporaine islamisée, beaucoup n’arrivent pas à se détacher de certaines pratiques résiduelles tel le spiritualisme. Certainement, et puisque l’esprit du « gnaouisme » le permet, des maalems (chanteurs gnaouis) évoquent dans leurs chants et supplications des noms de saints du monde parallèle. Ces chanteurs — pour le moins spéciaux — reconnaissent avoir des liens avec des tribus maliennes, sénégalaises et soudanaises dites « Bori Haoussa », mieux connues sous l’appellation « Haoussa ».

> Lire aussi Les maâlems entre ciel et jeunesse

Selon l’ethnomusicologue marocain, Ahmed Aydoune, les gnaouas sont à l’origine des descendants d’anciens esclaves noirs issus de populations d’origine subsaharienne s’étendant du Sénégal au Soudan. La musique et les rituels gnaouas auraient pour origine les cultes d’adorcisme qui restent selon Aydoune « des cultes vivants, toujours pratiqués par les peuples sahéliens ». Ces pratiques d’origine Haoussa, Barma, Bambara, Foulani et Bozo se sont métamorphosées au gré de la religion islamique dans le but d’assurer leur continuité.

Effectivement, en sollicitant les noms des saints de l’autre monde — celui des diables — les maalems évoquent également le nom du prophète de l’islam sans pour autant lésiner sur les prières islamiques. Autrement dit, en une « lila » (nuit) ou « hadra » (présence de l’autre monde), les maalems gnaouis concilient spiritualisme et supplications islamiques.

Similarités avec le Vaudou

Selon la musicologue marocaine Zineb Majdouli, ces courants s’apparentent, à quelques détails près, aux « Vaudous » d’Haïti, des « Santeria » de Cuba ou des « Candomblé » du Brésil qui ont été obligés de suivre les préceptes du christianisme en Amérique.

« Quoi que l’on dit sur ce genre musical, les rituels gnaouis restent l’essence et la philosophie même du mouvement. Ceux-ci portent une part de mystère lors de soirées thérapeutiques un tant soit peu confidentielles », ajoute-t-elle.

Si les premiers groupes musicaux marocains à s’être inspirés des chants et rythmes gnaouis restent Nas El Ghiwane et Jil Jilala et renvoient le mélomane aux années 1970, les groupes de scène contemporaine sont loin de bouder ce courant artistique.

Mayara Band, Les Fnaïre et tant d’autres en ont séduit plus d’un avec des singles dédiés à Aïcha, la sainte des saintes. Un nom emblématique du folklore et du spiritualisme marocains qui puise ses origines dans le XVIe siècle et dans les légendes des grandsmères.

Le gnaouisme s’internationalise

Grâce aux échanges artistiques entre le Maroc, l’Algérie et la France, hétéroclite par son brassage culturel, la culture gnaouie a pu voyager au-delà des frontières.

La musique des gnaouas s’est en effet internationalisée. Aujourd’hui, des chanteurs étrangers font appel à des musiciens gnaouis dans leurs compositions. Hors du Maroc, le groupe francoalgérien «Gnawa diffusion », fondé par le chanteur Amazigh Kateb (qui n’est autre que le fils de l’écrivain algérien Kateb Yassine), fut un des portedrapeaux d’une culture jadis mal financée et marginalisée.
Plus encore, le phénomène de la fusion des genres a donné naissance à des sous-genres tels que le jazz-gnaoua, le blues-gnaoua, le reggae-gnaoua et bien d’autres. Des fusions qui ne sont pas sans plaire aux jeunes mélomanes maghrébins, constamment avides de renouveau et de métissage culturel.

Mis à part les maalems gnaouis, VIP des grands concerts et festivals internationaux, des gnaouis amateurs se contentent — pour des raisons lucratives — de quelques petites « halkas », ces cercles formés dans des lieux publics comme la place Jamaa El Fna de Marrakech ou lors des « Moussems » (pèlerinages auprès des lieux imaginaires des saints du monde parallèle).

Mais pour le chanteur gnaoui Hamid el Kasri, la musique gnaouie n’est pas une vache à lait : « Le chant gnaoui est indissociable du patrimoine culturel marocain. Autrement dit, même quand un chanteur gnaoui ne pourra plus briller sous les feux de la rampe lors des festivals du monde, il doit savoir que son rôle initial est de sauvegarder ce style musical ». Une leçon de sagesse.
A découvrir :

Gaada Diwane de Béchar :
http://www.myspace.com/gaadamusic
Mayara Band, groupe gnaoui :
http://www.myspace.com/mayaraband
Les Fnaïre du Maroc :
http://www.myspace.com/fnairemaroc

Karim Ziad fête la Journée Internationale du Jazz (Alger 29 avril 2013)

karim-ziad-jazz-alger-2013Karim Ziad Group and friends

Concert le 29 avril 2013 à 19h00
Salle Ibn Zeydoun

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En août 2011, l’Unesco dans une proclamation solennelle instaurait le 30 avril comme journée internationale du Jazz pour que cette musique apporte au dialogue entre les cultures et les générations, à la continuité entre les expressions artistiques et à la transmission du savoir artistique.
C’est ainsi que l’AARC a décidé de soutenir cette proclamation pour la seconde fois après l’énorme succès rencontré en 2012 et qui avait vu la rencontre de Bojan Z (star internationale, artiste jazz de l’année 2012) avec ce que l’Algérie compte de plus prometteurs en matière de Jazz (Madar, Sinouj, Kawthar etc).

En 2013, L’AARC investit un nouveau concept celui de rendre hommage à la génération des années 80. Cette génération charnière qui a su développer une nouvelle expression et qui avait offert au monde la polyrythmie maghrébine, le fameux 6/8. Cette génération avait pour porte-étendards Youcef Boukella, Djamel Laroussi, Smail Benhouhou, Mohamed Réda, Mustapha Mataoui, Farid Aouameur, Khlif Mizialaoua, Nourdine Boutella et Karim Ziad. Ce dernier demeure le plus prolifique et le plus présent sur la scène Jazz internationale.

Il était donc tout indiqué de faire appel à cet artiste accompli pour évoquer cette époque et cette génération. Karim sera donc présent entouré de ses musiciens mais réservera à son public des surprises de nature à perpétuer cette volonté de tisser des ponts entre générations et entre univers musicaux différents.

Journée internationale du jazz

Karim Ziad Group and friends

Concert le 29 avril 2013 à 19h00
Salle Ibn Zeydoun

Ticket d’entrée 500 DA

Via https://www.facebook.com/events/442322935861890/

Noubli Fadhel, un musicologue oublié

noubli-fadhelPlus de 250 œuvres musicales ont été créées par cet artiste, musicologue et compositeur à la fois. L’ONDA dispose de pas moins de 180 œuvres musicales de Noubli Fadhel (62 ans).

Pris d’un sérieux malaise dimanche dernier dans la matinée, le compositeur algérien a été évacué au service des urgences de l’EPSP de Cherchell, avant d’être transféré à l’EPH de Sidi-Ghilès. La prise en charge du patient par le personnel médical a été correcte. Noubli Fadhel, qui faisait partie de cette poignée d’Algériens soucieux de la préservation du patrimoine immatériel national, en participant à l’organisation de nombreux festivals algériens, vit à présent dans l’anonymat et l’indifférence. Il avait composé la musique de films, d’opérettes, de pièces de théâtre, de chansons, en plus de nombreuses mélodies.

Au moment où l’Algérie célèbre le Mois du patrimoine, Noubli Fadhel sombre dans l’oubli. Atteint de la maladie d’Alzheimer, Noubli Fadhel, toujours alerte, essaye de nous exprimer ses sentiments. Difficile pour lui, car il n’arrive plus à trouver les mots pour enchaîner ses discours. Néanmoins, il affiche un sourire sincère. La dernière invitation qui lui a été faite lui, était celle de l’APC de Bab El Oued au mois de Ramadhan dernier, à l’occasion de l’hommage rendu par cette même APC à l’autre géant du théâtre algérien, Sid Ali Kouiret. Noubli Fadhel n’est malheureusement pas inscrit au registre du secteur de la culture de la wilaya de Tipasa. Inconnu au bataillon.

Ses partitions musicales sont pourtant connues dans beaucoup de pays. Noubli Fadhel a exporté ses œuvres musicales au Liban, Yémen, Syrie, Jordanie, Tunisie et en Egypte, pour être interprétées par les artistes de ces pays. Après quelques heures passées sur son lit, au service des urgences de l’EPH de Sidi Ghilès, il nous a murmuré avec un sourire complice : «N’importe quelle mélodie de Mozart me fera rêver, me fera plaisir en ces moments précis.» Puis, il replonge dans un profond silence. L’artiste épuisé, a besoin d’un moment de repos. Son besoin n’est nullement matériel, il veut simplement une reconnaissance.

«Nous allons nous revoir pour discuter de la culture en général et de la musique en particulier plus tard dans notre pays», nous promet-il, avant de fermer les yeux. Après les contrôles médicaux d’usage, le personnel de l’EPH nous assure qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Noubli Fadhel, le grand musicologue est déjà oublié. On se souvient du ras-le-bol que nous avait balancé en pleine figure un autre grand artiste, Abdelwahab Salim. C’est l’histoire qui se répète en ce Mois du patrimoine avec Noubli Fadhel.

M’hamed Houaoura
El Watan 23/04/2013