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Les Inrocks 11/07/2017

Pour sa 20e édition, le festival gnaoua d’Essaouira a surtout vu des filles faire sensation en occupant le devant d’une scène historiquement dominé par des hommes.

A défaut de nous réserver des surprises (avec en têtes d’affiche Lucky Peterson et Carlinhos Brown, on frôla même le non-événement absolu) la 20e édition du festival d’Essaouira nous a offert une petite révolution. Et comme toute révolution est précédée de signes avant-coureurs, c’est d’abord le passage de la Franco-Marocaine Hindi Zara au Bastion, puis la présence d’une femme dans la troupe du Maâlem Abdlekebir Merchane en concert d’ouverture le jeudi 29 Juin place Moulay-Hassan, qui a donné l’alerte.

Bien que l’on ne puisse considérer la chose comme inédite, voir une personne de sexe féminin se mêler aux performances d’un ensemble gnaoua reste malgré tout chose d’exceptionnel. A l’image d’une société marocaine toujours profondément patriarcale, où la moudawana (code la famille), même modifiée, octroie aux hommes l’essentiel des pouvoirs, la conduite des confréries soufies du Maroc demeure une affaire fondamentalement masculine. Du moins pour ce qui concerne la partie musicale, qu’elle relève du rituel ou du divertissement.

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