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La Dépêche | 16 juillet 2017 Par Chaimae Oulhaj

Entre rythmes purement gnaouis et musiques du monde, Mehdi Nassouli trouve le juste milieu. Pour ce jeune spécialiste de guembri, venu du Sud-ouest marocain, la fusion est bien plus qu’un genre musical. Rencontre.

Il est tombé tout petit dans la potion musique. Originaire de Taroudant, ville connue pour la diversité de son patrimoine musical, Mehdi Nassouli a dès son jeune âge baigné dans la musique gnaouie, avec des parents et grands-parents musiciens. “Cette passion m’a été transmise par ma famille. Mon grand-père était un moqqaddem gnaoui et il n’avait que des filles, y compris ma mère. Comme la femme n’avait pas accès au monde de tagnaouite, réservé à l’époque aux hommes, c’est à moi qu’est revenue la mission de reprendre le flambeau”, nous raconte-t-il, heureux de voir aujourd’hui des femmes devenues maâlemates. Discret mais talentueux, Nassouli ressemble à sa ville natale, où la musique est d’abord une culture d’ouverture, de tolérance et d’amour.

Musique classique, son visa

Hmadcha, îssawa, gnaoua, melhoun… Il les vénère tous car chaque genre a une histoire, un souvenir et un goût différents. La musique melhoun, par exemple, dont l’un des plus grands poètes, Haj Omar Bouri, est originaire de Taroudant, occupe une grande place dans le parcours musical de Nassouli. “Dans un univers musical métissé comme celui-ci, marier plus de deux ou trois genres n’est pas un péché”.

Vidéo du concert de Nassouli avec Hind Zahra-Frestival gnaoua d’Essaouira 2015

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