[FILM] Johnny Clegg, le Zoulou blanc – ARTE

Dédiée au leader de l’ANC Nelson Mandela, à l’époque emprisonné depuis 24 ans, « Asimbonanga » est une de ces rares chansons qui font l’histoire. Portrait de son auteur et chanteur, Johnny Clegg, qui fit de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud un combat, doublé de son émouvante confession au soir de sa vie.

Lire la suite

[Vidéo] Aziz Sahmaoui sur 2M MAG – A propos de Poetic Trance

Ce fût une joie d’échanger avec Monsef Sakhi sur 2M Mag, nous avons conversé à propos de mon troisième opus « Poetic Trance », sa dimension spirituellle et positive, et des expériences et des rencontres qui ont abouti à cet album. 

اللقاء الذي جمع بيني و بين الأستاذ و الصحافي منصف ساخي، كان مفيدا و نبيلا في تبليغه للرسالة الفنية و الإنسانية للجمهور. تحدثنا عن الألبوم الثالث « شاعرية الحال » عن المواضيع التي تطرقت لها. عن التجربة الموسقية و تأثير الآخر على عملي٠

Africolor 2018/ Ecouter l’Afrique dans son présent

Lundi 17 décembre 2018 – Maxime Longuet

Le festival créé au TGP il y a 29 ans a pris de l’ampleur mais réserve toujours une soirée à Saint-Denis. Le 20 décembre, Naïny Diabaté, chanteuse et joueuse de bolon malienne, partagera la scène avec Hasna El Becharia, « la rockeuse du désert ». Le musicien et chanteur marocain Aziz Sahmaoui leur succédera avec l’University of Gnawa.

« Quand on porte l’Afrique dans son nom, on a un devoir de fidélité et de représentation. Un devoir d’être à l’heure aussi. Nous devons écouter l’Afrique dans son présent », considère Sébastien Lagrave, directeur d’Africolor qui célèbre cette année sa trentième édition.

Depuis 29 ans, le festival se fait la caisse de résonance de l’Afrique accompagnant les mutations sociales et artistiques qui émergent sur ce continent. Comme à son habitude, le festival sera de passage à Saint-Denis au TGP avec une soirée de concert le jeudi 20 décembre. C’est d’ailleurs dans le CDN dionysien que tout a commencé. « Un jour, l’ancien directeur du théâtre Jean-Claude Fall avait demandé à Philipe Conrad [fondateur d’Africolor, journaliste et producteur musical, ndlr] d’organiser une nuit de Noël pour les travailleurs maliens qui vivaient en foyer… C’est comme ça que le festival est né et cette nuit de Noël a perduré pendant dix ans avant que l’événement ne prenne une autre ampleur. »

Coup de projecteur sur les musiciennes

Permettre aux musiciens africains d’occuper les scènes musicales est le combat que mène avec force le festival. De plus, Africolor s’affiche cette année avec un « -e ». Et pour cause, l’édition 2018 met un coup de projecteur sur les musiciennes. « Nous avons voulu programmer des entrepreneures culturelles comme la rappeuse kenyane Muthoni Drummer Queen, les chanteuses Rokia Traore et Naïny Diabaté entre autres… Ce sont des femmes qui montent des projets et s’organisent de manière autonome, sans demander la permission à quiconque, explique le Sébastien Lagrave, dénonçant le machisme dont les artistes féminines sont victimes. Le président du Burundi a récemment déclaré qu’il était interdit aux femmes de jouer du tambour. Au Mali, il est “socialement” défendu aux femmes de jouer du djeli ngoni [luth africain]. Mais plus généralement, en Afrique comme en Europe, l’accès aux postes à responsabilités est discriminant. Cette relégation est universelle », tient à préciser le directeur qui n’a pas attendu le mouvement Me Too pour mettre à l’honneur les femmes.

La production par Africolor du Kaladjula band (ensemble de musiciennes africaines) depuis cinq ans menée avec Naïny Diabaté illustre cet engagement. La chanteuse et joueuse de bolon malienne partagera d’ailleurs la scène du TGP avec Hasna El Becharia venue défendre les traditions musicales de son Sahara natal. « La rockeuse du désert » est un grand nom du guembri, instrument emblématique des gnawas, les descendants d’esclaves issus d’Afrique sub-saharienne. Parmi ces esclaves qui ont transité vers les royaumes arabes entre le VIIe et le XVe siècle, certains étaient des musiciens à qui l’on prêtait des pouvoirs de guérisseurs. Ces chamans d’un autre genre, les gnawas, se sont réunis en plusieurs confréries qui perdurent encore aujourd’hui. Le musicien et chanteur marocain Aziz Sahmaoui, l’un des représentants actuels de cette culture gnawa, succédera d’ailleurs aux deux musiciennes pour un second plateau jeudi 20 décembre au TGP.

« La culture gnawa, je suis né dedans, j’ai grandi avec, confie Aziz Sahmaoui. Pour les initiés comme moi, les cérémonies gnaouies, les Lila Gnawa, ont un caractère sacré. Ce sont comme des louanges que l’on adresse à des saints », soutient le chanteur qui cite à titre de comparaison les rites vaudous. Cette approche presque mystique de la musique gnaouie a attiré de grands musiciens comme les guitaristes Jimmy Hendrix ou encore Carlos Santana. Le co-fondateur et ancien membre de l’Orchestre national de Barbès sera accompagné de son University of Gnawa. L’occasion pour le groupe de présenter un album à paraître en janvier. Leurs rythmes fiévreux et leurs mélodies envoûtantes plongeront le théâtre dans la transe. Aziz Sahmaoui renouera avec l’esprit des débuts d’Africolor, quand son tout jeune Orchestre national de Barbès y était à l’affiche. « L’équipe d’Africolor est très active sur le terrain. Ils suivent vraiment leurs artistes programmés. Les gens qui travaillent de cette façon ce sont des saints. » Hommage leur sera rendu.

Maxime Longuet
https://www.lejsd.com/content/ecouter-l%E2%80%99afrique-dans-son-pr%C3%A9sent

Africolor, au TGP (59, boulevard Jules-Guesde), jeudi 20 décembre, à partir de 20h. Tarifs: 23 > 6€. Habitants Saint-Denis et Seine-Saint-Denis : 12€. www.africolor.com et www.theatregerardphilipe.com

[AUDIO] عندما يتكلم الرجال Mohamed El Badji

Entretien avec la radio El Bahja

Biographie express Mohamed EL Badji

Né en 1933, Originaire des Hauts plateaux de l’Est, d’El Eulma, il naquit à Belouizdad (Alger). Il écrit et compose des chansons que d’autres diront : Amar Ezzahi, Aziouz Raîs, Redha Doumaz et des dizaines d’autres. Son emprisonnement à Serkadji, durant la guerre de libération, l’a profondément marqué comme en témoigne sa chanson « Maqnine Ezzine » (Mon bel oiseau). Ayant une voix rocailleuse et profonde, son chant reste une quête permanente d’échapper à la douleur. Son attachement à la musique remonte à 1947. Il chante à l’occasion des fêtes populaires dans différents orchestres. Arrêté pendant la Grève des Huit jours, en 1957, il est torturé, jugé et condamné à mort. Son exécution n’aura pas lieu. Dans sa cellule, il fabrique une « guitare » de fortune d’où sortira la musique forte et triste de Maqnine Ezzine. D’autres compositions naîtront dont le célèbre « Bahr Ettofane » (Le Déluge).