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SIDI WACHO « BORDELIKO » (Album 2018)

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Tout juste 2 ans après la sortie de leur retentissant premier album, « Libre », Sidi Wacho reprend la route avec un second opus sous les bras, « Bordeliko ». Toujours animé par cette envie d’user les pavés, Sidi Wacho compte bien poursuivre son métissage sonore pour rapprocher les hommes et les causes. Par les temps qui courent, il faudrait qu’on réveille notre part de « Bordeliko » enfouie en nous !

Entre leur première création et les fois où nous avons eu la chance de croiser leur route, les Sidi Wacho nous ont toujours rappelé que la nature humaine est au cœur du système et pas le contraire. Le système tel qu’il est fait est conçu par des hommes qui se considèrent au-dessus de nous, au-dessus de leurs propres lois, au-dessus de tout ce qui peut impacter notre quotidien, de près ou de loin. Le système a été construit pour qu’il nous aspire et nous happe sans nous laisser une bouffée d’oxygène : mange de la merde, respire des pots d’échappement, détruis la planète, pense à bien consommer et n’oublie pas d’avoir peur de ton voisin. Pourtant, c’est bien l’homme qui est au cœur du système. C’est bien lui qui y contribue. Aveuglement ou de manière complètement assumée. En revanche, certains peuvent décider de prendre leur distance, de réfléchir, d’agir et de consommer différent. Ici, on parle bien de choix.

A bien regarder Sidi Wacho, il semblerait que cette joyeuse troupe de saltimbanks portée par Saïdou (ex-MAP, ZEP), en fasse son affaire. A eux-seuls, ils arrivent à résumer ce que veut dire « se bouger » : toujours portés par des sonorités cumbia, les deux MC’s Saïdou et Juanito Ayala se jettent des répliques sans faire de concession. Comme si l’accent du maroilles chantait la buena onda dans les quartiers populaires.

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Orchestre National de Barbès LIVE @ Sziget 2017 [Concert Complet]

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Via https://www.facebook.com/SzigetFestival

Qui est Cheikh Sidi Bémol ? : Sur le chemin de Bouzeguène [DOCUMENTAIRE]

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Production : Studio 16-75
D’après une idée originale de Mohamed BERKANI 
Réalisation : Youssef Bessaid et Rémi Yacine
Durée : 30 minutes

Les débuts de la Webradio [Vidéo]

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Pour info, pour qui s’intéresse à l’histoire de la web radio 🙂 … (voir vidéo)

L’idée de RadioHchicha.COM quant à elle, est née vers l’année 2001 ou 2002. D’abord comme blog diffusant des podcasts (donc des enregistrements sonores musicaux ou autres, publiés donc sur internet). La révolution alors se situait aussi dans les nouvelles façons de concevoir le web, depuis l’apparition de ce qui s’appelle Web 2.0

Dès que les outils l’ont permit, RadioHchicha.COM est alors passée au « live » grâce aux premiers serveurs shoutcast démocratisés désormais.

Nous continuons l’aventure depuis, et ceci sans interruption notable. Cette web radio a meme souvent été utilisée dans le cadre de débats politiques liés à l’Algérie. Un espace qui aura permit, je pense, à beaucoup de gens de s’exprimer et de communiquer.

Internet a démocratisé les médias. Pourvu que cet espace du web, cet ultime bastion de la liberté ne soit pas mis sous contrôle total des maîtres de la place, comme c’est déjà le cas pour les médias dits traditionnels.

Pensée et remerciements à tous les amis qui ont contribué sur RadioHchicha et ceci depuis les débuts jusqu’à nos jours. L’aventure continue … si dieu le permet. Incha Allah !

Aya sahitous 🙂

Samir, un ancien sur RadioHchicha.COM 🙂

L’immortel Poly-Rythmo de Cotonou

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Héritier de l’enthousiasme de l’indépendance acquise par le Bénin au début des années 1960, le Poly-Rythmo a grandi avec les yéyés et Salut Les Copains en assumant un penchant pour James Brown et Johnny Hallyday à qui il rend hommage à travers des reprises de tubes…en version vaudoue !

C’est une véritable institution qui a accompagné les soubresauts historiques, culturels et politiques de l’Afrique de l’Ouest à l’heure des indépendances et de l’éveil d’une certaine identité panafricaine. L’enthousiasme des jeunes années d’indépendance, la Révolution, le multipartisme et le libéralisme avant de succomber à la hype occidentale grâce à la (re)découverte de leurs vinyles, souvent enregistrés autour d’un seul micro, désormais collectors. L’orchestre magique a encaissé les années sans succomber aux changements politiques.

Lorsque, en 1968, Eskill Lohento (décédé en 2006) et quelques amis montent cet orchestre, personne n’y croit vraiment. À l’époque, ce ne sont pas les formations qui manquent. Pourtant, dix ans plus tard, le Poly-Rythmo est l’orchestre qui accompagne les plus grandes stars de la musique africaine, parmi lesquelles la Togolaise Bella Bellow, les Congolaises Tshala Muana et Mbilia Bel, la Sud-Africaine Miriam Makeba… Mais si l’orchestre est reconnu par les professionnels, ce sont ses propres créations qui lui donneront le succès populaire. Angélina et Gbeti Madjro, deux chansons composées par Mélomé, rendront célèbre le groupe.

C’est la naissance de mélodies qui se définiront plus tard comme l’afro beat. C’est l’époque de Bailly Spinto en Côte d’Ivoire, de GG Vickey entre Paris et Cotonou, sans oublier les Golden Sounds du Cameroon, auteurs de l’intemporel Zangalewa récemment repris par la chanteuse colombienne Shakira pour la Coupe du Monde 2010.

Les hits s’enchaînent alors au fil des bals poussières de l’époque. Le succès est au rendez-vous, car L’Orchestre Polyrythmo de Cotonou, c’est avant tout un panel de rythmes s’étalant du cubain à la pop rock et réglés au clapet des pas africains. Le célèbre magazine portugais Publico le qualifia dans un article de « musique dure à définir, ni africaine, ni occidentale, ni du passé, ni du présent, mais tout simplement immortelle ». Pour le New York Times, il s’agit tout simplement « d’un des meilleurs groupes de Funk au monde ».

Cependant, même si l’orchestre a pu jouer avec  les plus grands et occuper les ondes de la radio nationale, il n’était jamais sorti d’Afrique avant 2007. Malgré l’engouement suscité à l’échelle nationale et régionale, rares sont les musiques africaines qui se retrouvent dans les classements internationaux, faute de moyens de communication et de soutien marketing efficace.

Et puis, à la fin du 20ème siècle,  le régime se durvit et le « live » se fit rare à Cotonou. Peu de bars survécurent aux couvre-feux et au pouvoir marxiste-léniniste qui imposait la diffusion de discours politiques dans les cafés et barrait ainsi la route à la musique « impérialiste » dont les influences occidentales étaient revendiquées : « Notre tube, Gbeti Madjro, a été diffusé sur la radio Voice of America à la fin des années soixante, précise Mélomé Clément, chef de l’orchestre depuis les débuts, en 1968. On m’a surnommé l’Américain, car ce pays m’a toujours fasciné. On a été tellement influencé par la musique américaine : James Brown, Wilson Pickett, Jimmy Hendrix…

Dans les années 1990/2000, le Poly Rythmo a bien failli périr dans l’oubli.

La conquête du nouveau monde depuis 2009 …

Le groupe est découvert par le reste du monde suite à une interview sur Radio France en 2007, pendant laquelle l’Orchestre confie à la journaliste Elodie Maillot son rêve de se produire au delà des frontières africaines. S’ensuivent des tournées en Europe et aux États-Unis, et leurs morceaux, qui n’ont pas pris une ride, sont réédités par des labels prestigieux comme Luakabop, Soundway et Analog Africa.

Des visas sont enfin établis, en août 2009 tous les membres originels du groupe encore vivants prennent enfin le chemin de l’Europe! Au programme : le Barbican de Londres, le Paradiso à Amsterdam, et la France n’est pas en reste : Printemps de Bourges, Escales de St Nazaire, Festival du Bout du Monde, Primavera Sound Festival (Barcelone), Festival International de Jazz de Montréal, l’ouverture du festival Jazz à la Villette, la Défense, de France, Les Nuits de Fourvière, Rio Loco etc.etc…

Le défi est relevé au-delà des espérances et les tournées s’enchaînent en 2010 : USA, Canada, Brésil, Angleterre, Afrique… Etendard d’un pays où le « vôdun » (vaudou) a son jour férié, le Poly-Rythmo a rebondi et assuré plusieurs tournées aux 4 coins du monde.

La cote de leurs vinyles s’est même envolée sur internet, et quelques rééditions sur des labels branchés (Luakabop, Soundway, Analog Africa) ont dévoilé leurs trésors passés.

Nouveaux enregistrements…

La première émission qui fit connaître l’Orchestre Poly Rythmo sur les ondes françaises s’appelait ‘Cotonou Club’ et évoquait les nuits perdues de Cotonou, la mort des orchestres et des bars dancing. La suite de cette histoire radiophonique et musicale est un album baptisé « Cotonou Club », mixé par Bruno de Jarnac.

Ne restait plus qu’à convaincre les éventuels incrédules que le Poly pouvait aussi entrer en studio après 25 ans d’absence. Le groupe s’est donc mis au vert dans le Loiret pendant deux semaines pour se pencher sur son immense répertoire, à coup de jam sessions, d’impros et autre fièvres afrobeat.

Nouvelles compositions et vieux souvenirs : le revival du Tout-Puissant conduit à un petit retour en arrière vers la mémoire de ceux qui ne sont plus (plusieurs décès parmi les musiciens du groupe originel). Le  nouvel album conjugue nouveaux morceaux et reprises de hits (comme « Gbeti Madjro » avec Angelique Kidjo qui commença la musique dans leur arrière-cour, ou encore C’est Lui Ou C’est Moi en duo avec Fatoumata Diawara- dernière signature du label World Circuit qui les a suivi pendant une tournée de 3 semaines en Angleterre.

Ne restait plus qu’à trouver un studio parisien entièrement analogique et des vieux micros vintage pour rappeler le temps des enregistrements aux côtés de Fela, à Lagos : une cave parisienne (dans le Marais) a fait l’affaire.

En 2010, le groupe se produit de Cotonou à New York en passant par l’Écosse et le pays de la samba. L’expérience a été si positive que de juin à aout 2012, une douzaine de dates sont de nouveau arrêtées dans une trentaine de capitales occidentales après la sortie de leur dernier album « Cotonou Club ». Malgré la ferveur des musiques ivoiriennes et européennes accentuée par la substitution des disc jockeys au live, la nostalgie de la belle époque demeure toujours intacte.

À l’heure des MP3 et d’Internet, Polytrythmo se fait une nouvelle jeunesse, au regard de l’engouement suscité et du nombre de clips postés et « likés » sur les réseaux sociaux. Un nouveau site internet d’une ergonomie très simple permet de mesurer l’ampleur du phénomène et l’héritage qui aurait pu être qualifié de vestige.

Malgré les disparitions de certains membres (batteur, chanteur, guitariste), le Poly-Rythmo version 21 ème siècle peut-il encore composer des tubes interplanétaires ?

A voir et à écouter

– Le site «  Le tout puissant poly-rythmo »

– « Cotonou Club », le premier album studio du groupe en 25 ans, est enregistré à Paris et sort en 2011 (Sound’Ailleurs / Universal Music Jazz). On y retrouve des collaborations prestigieuses avec le groupe Franz Ferdinand, qui admire la longue carrière, le son distordu et le groove imparable des Béninois, ou aussi Fatoumata Diawara et Angélique Kidjo.

– Un film-documentaire (en préparation) retracera leur parcours depuis les faubourgs de Cotonou jusqu’aux plus prestigieux festivals.

– L’édition limitée « Cotonou Club » est livrée avec le CD BONUS, « Radio Poly-Rythmo », qui revient sur la genèse du groupe et du projet, contient des lives inédits et autres surprises sonores, plus 3 vidéos documentaires exclusives.