[AUDIO] Djazia Satour et Sophian Fanen, une voix, une plume [RFI MUSIQUE]

C’est la rentrée pour Djazia Satour et Sophian Fanen, une voix, une plume

Diffusion : Dimanche 16 septembre 2018

L’artiste franco-algérienne Djazia Satour sortira le 26 octobre son nouvel album Aswât (Les Voix). Djazia Satour a fait ses classes en tant que choriste pour Gnawa Diffusion (elle est la demi-sœur d’Amazigh Kateb). Après Klami et Alwâne, Djazia Satour revient avec un nouvel album intitulé Aswât (Des voix) qui explore, dans la veine subtile et personnelle que nous lui connaissons, l’héritage musical algérien. On reconnaît encore dans les compositions originales qu’elle propose les influences les plus actuelles, empruntées notamment à la folk indie et au groove d’une pop pétillante. L’inspiration s’infléchit cependant de façon marquée vers les genres traditionnels qui ont bercé ses premières années.

ECOUTER ICI >> Via RFI MUSIQUE

 

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Concerts 2018
18 et 19 septembre : à la Dame de Canton à Paris
20 septembre : à Montpellier au festival Arabesques

Titres diffusés de Djazia Satour
Neghmat Erriah, la mélodie des vents
Taleb Laman, le réfugié
Loun Lyam, la couleur des jours
Ida

Chaque mois, Sophian Fanen, journaliste au site Les Jours, propose ses 5 obsessions. Tenace

Sélection de Sophian Fanen
Ekuka Morris Sirikiti, English Record, tiré de la compilation Ekuka (2018, Nyege Nyege Tapes)
Happy Rhodes, Oh The Drears, tiré de la compilation Ectotrophia (2018, Numero Group)
Okonkolo, Wolenche Por Chango, tiré de l’album Cantos (2018, Big Crown Records)
Sandro Perri, In Another Life (Edit), tiré de l’album In Another Life (2018, Constellation Records)
Bugge Wesseltoft et Prins Thomas, Furuberget, tiré de l’album Bugge Wesseltoft & Prins Thomas (2018, Smalltown Supersound)

RFI MUSIQUES DU MONDE PAR LAURENCE ALOIR
De Mozart à Césaria Evora… C’est le RDV des 1001 musiques de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des entretiens, des sessions live au grand studio de RFI à Issy les Moulineaux et la tournée des festivals en son et en images qui bougent.

Via RFI MUSIQUE

Djazia Satour – Neghmat Erriah (La mélodie des vents) [CLIP]

Avant la sortie de son album « Aswât », la chanteuse algérienne dévoile en avant-première une version acoustique superbe du titre « Neghmat Erriah ».

Il y a quatre ans Djazia Satour sortait son premier album Alwâne, une variation libre entre influences musicales arabes et trip-hop, ballades pop et ragga. Comme un retour aux sources, la chanteuse revient cet automne avec Aswât (des voix), et mêle avec subtilité et poésie le chaabi de l’Alger des années 50, les rythmes ancestraux des bendirs, les mélodies raffinées du banjo, du mandole et les basses et les claviers analogiques d’une pop-folk lumineuse. Sa voix vous saisit, vous envoûte, l’artiste chante avec passion, ici exclusivement en arabe, la dépossession de l’exil et de l’errance, l’amour au milieu des tumultes du monde.

J’ai voulu que cette chanson, Neghmat Erriah (La mélodie des vents), ouvre l’album pour symboliser les voix que les vents nous apportent de toutes parts au mépris des frontières. Ces voix entremêlées deviennent distinctes dans les autres chansons pour exprimer chacune des espoirs, des attentes, des souffrances. C’est pour cela que l’album s’intitule Aswât (Des voix)… Djazia Satour

Depuis ses débuts auprès de Gnawa Diffusion puis du groupe trip-hop MIG, Djazia Satour explore la diversité des sons du monde avec créativité. Sur l’album Aswât, elle poursuit une recherche approfondie sur ces sonorités, animée par la maturité et le besoin de tendre l’oreille vers l’héritage d’ancêtres disparus : le mineur oriental se marie au blues, une valse à trois temps s’invite sur des rythmes chaâbi en se combinant à des samples de oud, et les bendirs de tribus imaginaires se syncopent avec les riffs de banjos les plus débridés.

Djazia Satour est en concert :
les 18 & 19 /09 – Dame de Canton – Paris (75) Release Parties de l’album « Aswât »
le 20/09 – Festival Arabesque – Montpellier (34)
le 29/09 – Centre Culturel – Louvroil (59)
le 06/10 – La Presqu’île – Annonay (07)
le 13/10 – La Source – Fontaine (38)
le 20/10 L’Accordeur – Saint Denis de Pile (33)
le 10/11 – Le Portail à Coucou – Salon en Provence (13)
le 08/12 – La Soierie – Faverge (74)
le 23/02/19 – Le Caf Muz – Colombes (92)
le 05/04/19 – Le Millenium – L’Isle d’beau (38)

http://www.djaziasatour.com/

Via FIP RADIO

Rachid Taha est décédé à 59 ans. LP/Frédéric Dugit

« RACHID TAHA A DONNÉ CHAIR AUX COMBATS D’UNE GÉNÉRATION » Naïma Huber-Yahi

Mercredi, 12 Septembre, 2018 . Le chanteur Rachid Taha est décédé cette nuit d’un arrêt cardiaque pendant son sommeil à l’age de 59 ans.

Naïma Huber-Yahi est historienne, spécialiste de la musique algérienne et maghrébine en France. Elle revient sur le parcours de Rachid Taha et son apport à la chanson française.

En quoi l’irruption du groupe Carte de séjour, en 1981, marque-t-elle une rupture dans l’histoire de la chanson de l’immigration ?

Naïma Huber-Yahi. Cette irruption est nourrie en amont par plusieurs années de mobilisations auprès des militants des luttes portées par les quartiers dès le début des années 1970. Ce « cri » en provenance de la banlieue lyonnaise, ce « rock beur » est né d’un mélange de mobilisations contre les crimes racistes et sécuritaires et de l’engouement pour la musique d’outre-manche. L’avènement de ce « London Calling » à la Française marque une rupture générationnelle forte avec les aînés qui chantaient les affres de l’exil et la nostalgie de la terre natale. Avec Carte de Séjour, les dimensions politiques et esthétiques changent radicalement : le message sera : « On est ici chez nous » et le métissage rock n’roll et langue arabe dialectale propose une nouvelle fusion d’avant-garde réjouissante.

Rachid Taha a tout aussi bien puisé dans le patrimoine musical français que dans la tradition algérienne. Comment cette double filiation a-t-elle influencé d’autres artistes ?

Naïma Huber-Yahi. C’est le premier artiste à revendiquer un patrimoine de l’exil et à permettre sa transmission au plus grand nombre. Ses reprises de « Douce France »  (1985) de Charles Trenet puis de « Ya Rayah » (1991) de Dahmane El Harrachi résument à elles seules sa démarche patrimoniale : à la fois d’ici et d’ailleurs,  il a fait de sa lutte contre le racisme et les discriminations sa source d’inspiration. En cela, il a permis à plusieurs générations d’artistes issus de l’immigration  de se réapproprier cette richesse culturelle et patrimoniale dans leurs créations.  Je pense ici à de grands artistes comme Mouss et Hakim, qui rencontrent le succès avec Zebda, pointure du patrimoine musical français et qui n’hésitent pas à se réapproprier le répertoire algérien de l’exil en 2007, pour l’offrir en partage à leur public. Suivra la génération des rappeurs comme le 113, le M.A.P., puis HK et les Saltimbanks et bien d’autres qui inscriront leur création dans cette démarche de réappropriation et de patrimoine.

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Slimane Azem artiste kabyle• Crédits : Association Génériques

[AUDIO] Barbes Cafés, Princes du Raï et sons du bled

Musiques africaines, une histoire parisienne (1/4)
Barbes Cafés, Princes du Raï et sons du bled (écouter ici)

Bien avant l’explosion du raï et les violences en Algérie, il y avait un Orient-sur-Seine à Paris. Dans les cabarets orientaux du quartier latin, on pouvait croiser Jean Marais, Cocteau, ou François Mitterrand avant de filer dans la première boutique de disques de Barbès, qui vend toujours des chansons de l’exil aujourd’hui quand le streaming a tué tous les disquaires.

Il y avait à l’époque 1 million ou 2 millions d’immigrés algériens en France et tout le monde habitait à l’hôtel : une chambre, un radio-cassette et un mange-disque

Avec les embauches puis les déboires, les cafés kabyles deviendront des lieux pour raconter la difficulté de l’exil et la nostalgie, incarné par le fameux scopitone (l’ancêtre du clip) de Slimane Azem : « Madame, encore un verre ! ».

Avant le bistrot pour les immigrés, c’était leur salon, leur cinéma, leur théâtre, c’est là qu’ils se retrouvent, qu’ils racontent leurs misères, qu’ils ont des nouvelles du bled, le café avait un rôle énorme. Méziane Azaïche, patron du Cabaret sauvage

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Amazigh Kateb répond à Baaziz

Voici un entretien que vient de donner le chanteur Amazigh Kateb dans lequel il revient sur son parcours solo et celui avec le groupe Gnawa-Diffusion. Il y évoque aussi brièvement l’échange assez dur qu’il a eu avec le chanteur Baaziz.

A suivre aussi ci-dessous l’entretien que vient de donner Amaz à la webradio M avec beaucoup d’informations sur la conception que se fait l’artiste de son art et d’autres sujets engagés.

Nous rappelons que sur RadioHchicha.COM, nous sommes adeptes de la musique d’Amaz, quelles que soient les circonstances 🙂

ENJOY ! 🙂