Programme du festival Gnaoua d’Essaouira – édition 2015

Soyez au rendez-vous du 14 au 17 Mai 2015 à Essaouira!

Le festival le plus attendu des mélomanes gnaouis annonce enfin la programmation de sa 18ème édition!

zahra hindiEntre Kenny Garrett, parmi les meilleurs saxophonistes depuis John Coltrane, Hindi Zahra et ses fusions extrêmement maîtrisées de Rock, Jazz, transes berbères et notes latines, en passant par les plus grands mâalems de la musique gnaouie, ajoutez à cela des groupes venus d’ici et d’ailleurs pour rendre hommage à un art fédérant des milliers de fidèles venant assister à l’une des plus grands événements de la scène culturelle internationale… Vous obtiendrez une édition des plus prometteuses du festival gnaoua d’Essaouira!

L’édition de cette année, célèbre le Maroc en tant que portail africain, et plus spécialement Essaouira l’africaine, médiatrice des musiques du monde, point de rencontre de musiciens et d’artistes venus des quatre coins du globe afin de se retrouver et de mettre de côté, l’espace de quelques jours, leurs différends linguistiques et ethniques et fusionner leur art et nous présenter les plus beaux chefs d’oeuvre possibles et imaginables.

En mars dernier, le Maroc a soumis une demande d’inscription de la culture Gnaoua au patrimoine oral mondial et immatériel de l’humanité. Une demande constituant la consécration du succès que connaît l’art gnaoui ces dernières années, laissant ce label de musique de rue derrière et aspirant à une reconnaissance officielle et mondiale.

Cette année, la 18ème édition du festival promet d’enchanter, de transporter, comme à son habitude, à travers une programmation aussi diversifiée qu’intéressante:

Festival-gnaoua-PH-Karim_Tibari-Jeudi 14 mai 2015 :

– Scène Moulay Hassan :

20H00: Concert d’ouverture Résidence Mâalem Hamid El Kasri & Humayun Khan ;

20H40: Mâalem Mokhtar Guinea;

22H00: Mikkel Nordso Band et Mâalem Mustapha Baqbou;

23H30: Mâalem Abdelkebir Merchane ;

Vendredi 15 Mai 2015 :

– Scène Moulay Hassan :

20H00: Sonny Troupé;

21H00: Mâalem Omar Hayat;

22H00: Fusion Mâalem Omar Hayat & Sonny Troupé;

22H50: Tony Allen;

23H50: Fusion Mâalem Mohamed Kouyou & Tony Allen;

00H40: Hindi Zahra et Mehdi Nassouli en guest.

– Bastion :

23H00: Timbuktu ;

00H00: Mâalem Abdelkebir Merchane et un invité ;

– Scène de la Plage :

21H15: Fusion Mâalem Aziz Baqbou & Jauk le gnaoui blanc ;

22H30: Mâalem Fathallah Chawqi ;

23H45: Darga ;

01H00: Mâalem Mustapha Baqbou & Mikkel Nordso Band;

Samedi 16 Mai 2015 :

– Scène Moulay Hassan :

20H00: Mâalem Hassan Boussou ;

21H15: Kenny Garrett;

22H25: Fusion Mâalem Hassan Boussou et Kenny Garrett;

23H45: Les Ambassadeurs (Salif, Tidiane, Mamadou) ;

01H10: Aziz Sahmaoui ;

– Bastion :

23H00: ISSAOUA de Fès ;

00H00: Maarifat Sufi Band

– Scène de la Plage :

21H15: Diapazone ;

22H30: Barry ;

23H40: Mehdi Nassouli ;

01H55: Mâalem Hamid El Kasri & Humayun Khan

Dimanche 17 Mai 2015 :

– Scène Moulay Hassan :

17H00: Concert de clôture : fusion Mâalem Mahmoud Guinea et Karim Ziad.

Hindi Zahra, la patrie du cœur. Deuxième album, Homeland

Hindi ZahraRFI – 14/04/2015. Ces dernières années, Hindi Zahra aura passé le plus clair de son temps à parcourir le monde au rythme de son élément préféré, la scène, et puis elle sera retournée vivre un temps au Maroc, le pays de ses origines. C’est là-bas que la chanteuse a imaginé une bonne partie d’Homeland, son deuxième disque. Bien dans la lignée de ses premières expériences, il fusionne le blues du désert, les boléros et les airs jazzy dans des chansons pop toutes simples mais toujours diablement élégantes. Rencontre avec une fille de caractère qui sait pourquoi elle prend son temps.

Cinq ans se sont écoulés depuis la sortie de votre premier disque, Handmade. C’est le temps qu’il vous faut pour écrire un album ?
C’est le rythme du chameau. Le chameau avance lentement, mais d’un pas sûr. Il n’a pas besoin de beaucoup d’eau mais il peut parcourir une grande distance. Il faut du temps pour construire des chansons qui s’inscrivent dans la durée, écrire des choses éphémères ne m’intéresse pas.

Homeland/la patrie, qu’est-ce que cela signifie pour vous qui êtes née au Maroc et êtes arrivée en France adolescente, dans le cadre d’un regroupement familial ?
En allant au Maroc, je pensais me rapprocher de mes origines mais une fois de plus, le Maroc m’a projeté ailleurs. Je suis berbère, je suis une fille du sud, on a cette culture nomade. Même au Maroc, je ne suis pas née où sont mes origines, je viens d’une famille de militaires, on allait d’une ville à l’autre… Ces dernières années, j’ai joué un peu partout dans le monde, jusque dans des pays où je n’aurais jamais imaginé aller, et ce que nous apprend le fait d’être tout le temps en transit, c’est en définitive que notre patrie est en nous, à l’intérieur.

Sur le fond, vous n’avez pas changé, vos disques sont toujours composés de chansons pop très légères. Mais il y a une grande nouveauté ici, la percussion…

J’ai fait la connaissance de Rhani Krija, un grand percussionniste qui a travaillé avec Sting, avec Stevie Wonder, et je me suis dit que si je rencontrais quelqu’un comme lui, il fallait que ça donne quelque chose. Il est venu avec une camionnette de percussions, il a tout installé dans le riad où je logeais à Marrakech, et pendant cinq jours, on a enregistré les percussions. Une fois que j’ai eu ces percussions avec le bon clic, les mélodies sont venues, cela a été une base pour une bonne moitié de l’album. The blues, j’avais cette guitare en tête (elle chante la mélodie)… La percussion, c’est aussi le contact avec la peau, la transe. Des musiciens comme Led Zeppelin l’ont utilisée et c’est cette transe qu’on retrouve dans le blues d’Ali Farka Touré ou même, dans la mesure à 6/8 de Fela Kuti.

Quels sont les thèmes de cet album ?
L’amour ! J’ai rencontré quelqu’un et il a en quelque sorte été ma muse. Dream, Silence, Un jour, La luna, c’est lui…

La chanson Broken Ones, la plus triste et la plus obsédante de ce disque, n’est donc pas une chanson d’amour malheureuse.
Non, en effet, elle parle de deux enfants que j’ai vus et qui avaient déjà des visages d’adultes, parce qu’ils ont été cassé par la vie. Qu’un adulte soit marqué, cela peut s’imaginer, mais un enfant, non. Dans cette chanson, je me suis donc demandé ce que pouvaient devenir ces gens qui ont été cassés dès la naissance. Cette chanson pourrait se passer dans la rue, n’importe où dans le monde, mais elle peut avoir pour cadre un foyer, juste parce qu’une personne est prisonnière de ce qu’elle est. L’une des filles qui m’a inspiré cette chanson vivait d’ailleurs dans un foyer, elle avait une famille.

Vous avez récemment participé au disque hommage à Nina Simone, Autour de Nina, pour lequel vous avez interprétez Just Say I Love Him. Qu’est ce que Nina Simone représente pour vous ?

(Dessinant un A majuscule du doigt) L’artiste à 360 degrés… On l’a rejetée aux Etats-Unis parce qu’elle critiquait son pays, mais en voyant cette société, j’ai pu comprendre cette attitude. Elle rêvait d’être concertiste, c’est-à-dire une artiste élitiste, mais n’a jamais pu l’être, sans pouvoir faire ce qu’elle voulait, elle a accompli de grandes choses dans la musique populaire. Elle était dure, oui, mais en l’écoutant, on se rend compte qu’elle a tout sacrifié pour la musique, qu’elle a fait passer sa musique avant elle même. En étant chanteur, on sacrifie cette sécurité, on ne sait jamais de quoi demain sera fait, alors que c’est ce que tout le monde cherche un peu à avoir dans notre société.Le clip de Beautiful tango, la chanson qui vous a fait connaître, a été tourné par le cinéaste Tony Gatlif et vous avez fait vos premiers pas au cinéma…
Vous voulez dire qu’il y a une signe ? (large sourire) Faire l’actrice, c’était pour moi l’occasion de découvrir quelque chose. Sur un plateau de cinéma, il y a 300 personnes, plein de métiers, cela permet de se nourrir, et on touche à des budgets énormes qui ne sont pas ceux de la musique. Il n’y a jamais 300 personnes qui travaillent sur un disque, donc, si je peux participer à cela, même pour cinq jours, pourquoi pas ? J’ai fait de mon mieux pour bien faire et je crois que j’ai bien fait. Et puis, c’était pour des réalisateurs comme Tala Hadid ou Fatih Akin… Le cinéma est différent de la chanson parce qu’être actrice, c’est être soi-même dans le corps d’un autre, alors qu’être chanteuse, c’est chercher à être le plus possible soi-même.

 

Hindi Zahra, Homeland (Parlophone), 2015
Site officiel d’Hindi Zahra 
Page Facebook d’Hindi Zahra

A écouter: La session live avec Hindi Zahra dans La Bande Passante (16/04/2015).
                                                        
En concert le 20 mai à La Cigale à Paris.

 

Quand Djura chante.

unnamed (1)Elle chante la femme, elle chante les femmes. Aujourd’hui comme hier, demain comme aujourd’hui, Djura est le symbole de l’artiste engagée. Ses messages, universels, ont valeur d’enseignement et de témoignage. 

Histoire d’une vie, histoire d’une lutte : portrait.

«  Djura s’est élevée très tôt contre la condition de la femme kabyle et de la femme algérienne en général. Quand d’autres chanteuses chantaient la beauté de la femme arabe et des chansons à l’eau de rose, elle, elle disait à ses sœurs qu’il fallait briser le joug du machisme et des traditions, mieux que ça elle a apporté aussi un sang nouveau sur le plan musical : le son Djura « , analyse Yacine Berkani, critique musical algérien.

Mère du féminisme algérien, Djura a forgé son discours avec les vicissitudes d’une jeunesse tiraillée entre modernité et tradition, malmenée dans la recherche de son identité.

Elle n’a que cinq ans quand elle débarque avec sa mère et ses deux frères et soeurs à Marseille pour rejoindre son père, parti quelques années plus tôt pour la métropole. L’Algérie était alors encore un département français. Un pays dont la petite Djura ignore tout ou presque. Elle ne parle ni le français, ni même l’arabe. Uniquement le kabyle.

L’Ecole du spectacle

De sa petite chambre du quartier de Belleville, la famille sera relogée dans ce qu’on appelait alors  » une cité d’urgence  » en plein cœur de Paris avant d’atterrir à la Courneuve en proche banlieue. Ils sont maintenant 9 enfants.
Plongés dans un univers culturel qui n’est pas le leur, les parents, pour ne pas perdre plus encore leurs racines, se reposent sur la tradition pour garder leur identité.  » Des traditions rétrogrades « , commente Djura.  » Le modèle de la société occidentale était plus séduisant que celui qu’on nous offrait à la maison « .

Elle a à peine dix ans que déjà son besoin d’expression se manifeste. Attirée par l’École du spectacle – enseignement général le matin et enseignement artistique l’après-midi – elle ruse avec ses parents en leur disant simplement qu’elle veut  » faire la même école que sa copine Fany « . Sans y regarder plus avant, ses parents acceptent sans se douter une seconde que leur fille se prépare déjà pour une carrière artistique.

Repérée par les producteurs qui voulaient faire d’elle l’héroïne d’une série télévisée, elle est finalement obligée de révéler le pot aux roses à son père qui se montre on ne peut plus catégorique :  » Tant que je vivrai ma fille ne mettra pas les pieds sur les planches « . Sans appel.

L’épisode algérien

 » Le vent de l’Occident souffle dans ta tête ma fille « . Longtemps après, ces paroles paternelles restent toujours gravées dans la mémoire de Djura. Un père qui se mettra en devoir de lui serrer encore un peu plus la vis. Il voudrait la marier, la voir en épouse modèle c’est-à-dire mère au foyer. Mais Djura, elle, revendique le droit de choisir son destin. Alors forcément les relations familiales se dégradent.

Après son bac de philo, lasse d’être prise entre le marteau et l’enclume, elle tranche et décide de partir seule à la recherche de son identité.

Direction l’Algérie. Elle opère un retour aux sources pour  » réaborder la tradition « . En retrouvant sa terre natale, accompagnée de son frère et de sa femme, elle entendait  » reconstruire le pays « . Un pays qu’elle dut finalement quitter sous la pression exercée par son propre frère pour qu’elle se conforme au modèle traditionnel de la femme arabe. Soumise.

Elle avait fui la peste pour le choléra. De retour en France, elle est purement et simplement séquestrée par son père. Qui espère, en cela, mettre fin aux turpitudes de sa fille et lui mettre enfin un peu de plomb dans la tête. Peine perdue car la rupture familiale est consommée. Djura fugue.

Parcours artistique

Travaillant pour subvenir à ses besoins et pour financer ses études, elle décroche une licence puis une maîtrise en Arts Plastiques.
Elle veut devenir réalisatrice. A 20 ans, elle a déjà à son actif trois courts métrages et un long  » Ali au pays des merveilles « .

C’est en cherchant des musiques pour ce dernier qu’elle rencontre son futur producteur, Hervé Lacroix. Il lui propose de se mettre, elle-même, à la chanson. Elle hésite. Puis se lance finalement.  » J’ai réalisé qu’avec la musique je pouvais plus facilement porter les messages que j’avais à transmettre qu’avec l’écrit ou l’image. D’autant que je m’adresse à un peuple à tradition orale « . Le pied à l’étrier, elle devait prendre les rênes d’une carrière dont elle ne soupçonnait pas la puissance.

C’est au départ avec ses sœurs qu’elle crée en 1976 son premier groupe Djur Djura. Premières scènes, premiers succès, sa renommée est immédiate. Elle sera la première artiste maghrébine à faire l’Olympia à Paris.
La force de ses chansons est avant tout dans ses textes.
Textes où elle se fait le porte-drapeau de la femme kabyle.  » Je chante tout haut ce que nos mères chantaient tout bas « .
Elle tire son inspiration de son vécu et confie  » partir d’une démarche personnelle pour aller vers un problème collectif « . Ce n’est plus pour les Kabyles qu’elle chante mais pour toutes les femmes.

Nouveau souffle
Les plus grandes scènes, les plus grandes émissions télé en France, elle est portée par sa musique. Et puis le drame. Une sombre histoire  » d’expédition punitive  » organisée par des membres de sa famille. Traumatisée, elle quitte la chanson pour une retraite littéraire. Une thérapie. Plus personnelle, plus introspective que la scène. Il en sortira un livre  » Le voile du silence « . Best seller.

Après plus de cinq ans d’absence et quatre albums, elle revient aujourd’hui avec un nouvel opus, Uni-vers-elles. L’album du renouveau. L’album des retrouvailles. Sa ferveur intacte, elle a mûri une oeuvre musicalement très aboutie. Une oeuvre qui lui ressemble et pour laquelle elle n’a pas lésiné sur les

Souad Massi revisite l’Andalousie

Entichée des grands classiques de la poésie arabe

A l’occasion de la sortie de son dernier disque consacré à la poésie arabe du XIIe siècle et à la beauté de l’Andalousie, Souad Massi donnera le 8 avril à Paris un concert pour rendre hommage aux grands poètes arabes, parmi eux Al Mutanabbi.

Al Moutakalimoune (littéralement Les parleurs en français), c’est le titre du dernier album de Souad Massi en vente à partir du 6 avril en France.

La chanteuse «folk» algérienne rend hommage aux grands noms de la poésie arabe, comme le poète abbasside Al Mutanabbi ou le Tunisien Abou Al kacem Al Chabbi ou celui de la période primitive, Zouheir ben Abi Selma.

Tous ont donné à la poésie arabe ses lettres de noblesse et enrichi la culture universelle. «Je voulais rendre hommage à la beauté des classiques du XIIe siècle et aux poètes qui m’ont marquée lorsque j’étais à l’école, notamment le meilleur d’entre eux, Al Mutanabbi. J’ai même appris certaines de leurs poésies», a-t-elle confié à El Watan. En plus de rendre hommage aux ciseleurs arabes du verbe, l’album de Souad Massi se veut aussi un voyage en musique à travers l’Andalousie heureuse.

Cette région du sud de l’Espagne qui a connu son apogée culturelle et architecturale entre les XIIe et XVe siècles grâce aux apports des Arabes et des Berbères.

La poésie arabe mise en musique : c’est lors d’une visite en Andalousie, dans le cadre d’un projet artistique avec le chœur de Cordoue, que Souad Massi a découvert la beauté architecturale et la richesse culturelle de cette région. «Je me suis demandé tout de suite pourquoi je ne fais pas de chansons avec la poésie arabe», a ajouté la chanteuse algérienne. Suit alors un véritable travail de recherche. Il fallait d’abord sélectionner les auteurs et poètes arabes, choisir ensuite un des poèmes les plus populaires à chanter et enfin apprendre à les réciter convenablement, en faisant attention à la diction et à la conjugaison.

Pour mener ce projet, Souad Massi s’est entourée de linguistes et spécialistes de la littérature arabe, de sociologues et d’historiens. Au final, un album riche en musicalité et en texte. Un produit thématique de qualité, mais que les majors (maisons de disques) n’ont pas voulu soutenir, estimant que «le produit n’était pas assez commercial et mettait trop en avant la culture arabe».

«Je rêve de chanter dans mon pays, en Algérie.»

Qu’à cela ne tienne, car avant même sa sortie, le disque a bénéficié d’une publicité positive. En Allemagne, ils sont emballés par ce projet. En France, les inconditionnels de Souad Massi l’attendent avec impatience. Sans oublier l’Algérie, où Souad Massi rêve de revenir chanter un jour. «Depuis 1999, je n’ai chanté que deux fois. Depuis, je ne me suis plus produite en Algérie. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que j’avais un problème avec Khalida Toumi (l’ancienne ministre de la Culture en Algérie, ndlr) où alors je ne faisais pas partie de son cercle. Je suis comme ça. Je dis ce que je pense», a avoué Massi à El Watan.

Et d’ajouter : «J’espère que les choses vont changer avec la nouvelle ministre de la Culture.» Sollicitée de partout, sauf par son propre pays, Souad Massi, qui se considère comme une chanteuse populaire et proche des gens, regrette sa mise à l’écart injustifiée. Cependant, elle se console grâce au soutien et à l’amour que lui vouent ses admirateurs, car elle est avant tout une chanteuse populaire et proche des gens. D’ailleurs, c’est ce que lui dit toujours sa maman : «Souad, tu es une chanteuse populaire. Les gens t’aiment et ça, c’est le plus important pour moi.»

Yacine Farah
El Watan 04/04/2015