Malika Domrane : une rebelle kabyle

malika-domrane-3A ses débuts, quand on la voyait chanter sur scène, elle donnait l’impression d’une jeune fille frivole. Derrière cette apparente frivolité se cachait en fait une petite kabyle révolté, déterminée à bousculer les mentalités héritées de la période coloniale, à briser les tabous au féminin.

Derrière cette jeune fille d’apparence fragile, se cachait aussi une militante en herbe, pour le combat identitaire. Lorsque Malika a poussé son premier cri, en ce jour du 12 mars 1956 à Tizi Hibel (Grande Kabylie), ses parents n’imaginaient pas qu’ils venaient de mettre au monde « un monstre », comme la qualifieront de mauvaises langues, ou une « Tabargaz » ceux qui voyaient en elle une femme sincère, engagée dans le combat pour la dignité de la femme et du peuple kabyle.

Toute petite déjà, elle refusait l’ordre familial établi. Dans la rue elle tenait tête aux garçons de son âge. A L’école, puis au lycée, elle était provocatrice, la première fille à mettre un pantalon, ce qui était exceptionnel durant les premières années post-indépendance. C’était déjà son côté féministe. Pendant les cours d’arabes où elle ne se reconnaissait pas, elle écrivait selon une de ses anciennes camarades, des paroles pour la chorale du lycée, et des poèmes dont « Je ne veux pas de l’arabe ». C’était déjà son côté militante berbériste. Si la célébrité de la chorale du lycée Fadhma N’soumeur de Tizi Ouzou avait dépassé les frontières de la Kabylie, c’était en partie grâce à elle. A quinze ans alors qu’elle faisait encore partie de ladite chorale, elle composa elle-même son premier titre: « Tirga n’temzi » (rêve d’adolescente). Avec ce texte, elle se positionna résolument dans le camp de celles qui se battaient pour l’émancipation de la femme. En même tant, en refusant de remettre le burnous blanc kabyle, au défunt président Boumediene lors de sa visite à Tizi Ouzou, elle se positionna d’une manière spectaculaire, dans le camp de ceux qui se battaient pour la dignité du peuple kabyle. Elle refusait de faire ce geste, qu’elle considérait comme un acte de soumission de la Kabylie au pouvoir central d’Alger, qui jusque là faisait l’omerta sur l’histoire millénaire de l’Algérie.

Sa rencontre avec la grande Marguerite Taos Amrouche, même si c’était dans des circonstances pas gaies (elle était venue enterrer sa mère à Tizi Hibel, son village natal), l’avait enthousiasmée. Elle découvrit l’existence d’une Académie Berbère à Paris (dont Taos fut la principale fondatrice), avec laquelle elle a entretenu une correspondance assidue. En 1969, elle prit part au 1er festival panafricain, dont elle fut une révélation, puisqu’elle obtint une médaille d’or. Les choses s’accélérèrent encore pour elle après son passage à la chaîne 2 de la radio algérienne. Elle enchaîna plusieurs galas qui la firent connaitre au grand public.

Invité par un producteur pour travailler sur un album en duo, elle se rendit en 1979 à Paris pour la toute première fois. Slimane Azam l’avait accueilli en personne à l’aéroport. Pour dire qu’il voyait en elle une grande dame. Même Mouloud Mammeri la présenta à des anthropologues de plusieurs pays, qui faisaient des recherches sur la Kabylie. Elle enregistra donc son premier album, en duo avec Sofiane, qui fit un tabac. Elle venait de rejoindre Idir, Djamel Allam et tous les précurseurs de la chanson moderne kabyle. « Boubrit », l’un des duos de l’album se voulait un texte résolument engagé. Elle y faisait allusion à l’invasion française: « J’ai rencontré Boubtit (Beauprêtre, un colonel français qui avait commit des massacres lors de l’invasion de la Kabylie), a qui j’ai demandé où il allait. Il répondit qu’il allait au pays de Gaïa (Premier roi berbère). » Mais aussi en exaltant les kabyles à s’accrocher à leur courage légendaire, à l’honneur et à la dignité, et à ne pas faire allégeance au pouvoir central d’Alger.

De retour à Tizi Ouzou, un événement lui fournit une nouvelle occasion de manifester son courage, sa détermination et son engagement dans le combat pacifique identitaire et culturel. Avril 80, les étudiants, puis toute la population manifestent contre le déni de notre histoire millénaire. Elle intégra le comité de vigilance de l’université de Tizi. Elle prit une part active, convaincue que c’était l’occasion ou jamais de rappeler au monde entier l’existence d’un peuple kabyle, qu’on voulait spolier de son histoire, de sa culture et de son identité. Pour maintenir la mobilisation, elle chantait aux étudiants et aux lycéens, elle distribuait des tracs. Quel courage pour l’époque et pour une femme ! Les années qui suivirent « le printemps Berbère », ne furent pas de tout repos pour Malika. Elle avait subi des humiliations, des harcèlements policiers et plusieurs gardes à vue et des menaces anonymes, pendant qu’infirmière de formation, elle s’occupait de malades mentales à l’hôpital psychiatrique.

Elle raconta que ces années passées auprès de femmes malades, l’ont forgée et aguerrie. A leur contact elle découvrit la souffrance de femmes qui avait sombré dans « la folie », à cause de la bêtise humaine, celle des hommes surtout. Inceste, adultère, stérilité, absence d’amour… ont eu raison d’elles. Pour les faire dormir, Malika n’avait pas besoin de somnifère, elle leur chantait. Ce qu’elle avait vécu dans cet hôpital l’a endurci et l’a poussée à dénoncer la souffrance des femmes. Elle a alors chanté « L’amour maudit », « Mon amour est mort » et « L’amour insolite », en hommage à ces femmes, avec des textes forts provocateurs. Elle alla plus loin encore, décidée à briser tous les tabous. Elle se présentait pour prendre part aux réunions de l’assemblée du village (tajmat), où ne siègent plus les femmes depuis plus d’un siècle, pour dire ce qu’elle pensait. Elle s’attabla à maintes reprises avec des jeunes dans les cafés, lieux habituellement fréquentés que par les hommes. Entre temps elle fit d’autres duos, avec Matoub Lounès, auquel elle était liée par une grande amitié, et avec Takfarinas.

La témérité la poussa un jour à se rendre avec d’autres militants berbéristes à Batna, dans les Aurès, censée être tout aussi berbérophone que la Kabylie. C’était juste au début des années 90, quand le vent de l’islamisme soufflait sur l’Algérie. C’était vraiment osé de leur part. Devant une foule visiblement remontée par des islamo bathistes, et qui leur jetait des noyaux de dattes, elle mit toute son opiniâtreté, sa force de persuasion pour expliquer aux Chaouis, que les Kabyles se battaient aussi pour eux.

Alors que le terrorisme faisait des ravages, elle préféra s’exiler en 1994 en France. Elle souffrit longtemps de l’absence de ses enfants, qui n’ont été autorisés à la rejoindre (Visas) que 4 ans plus tard. A la même période, le 25 juin 1998, Matoub fut assassiné. Malika en fut très affectée et marquée à jamais. Au Zénith de Paris où l’on rendait hommage à Lounès trois semaines après, elle lancera d’emblée: « Je m’appelle liberté et je refuse d’obéir… Je porte toujours en moi la cicatrice de cette douleur inaltérable…. A chaque souvenir de toi (Lounès), je ne peux réprimer mes larmes qui coulent comme une source intarissable.»

En 2001 la grandeur de son âme se révéla de nouveau. Elle était à l’accueil des blessés du printemps noir, évacués à Paris pour des soins. Elle s’est démenée pour les aider, leur apporter soutien et réconfort. C’était sa contribution au soulèvement de la jeunesse Kabyle contre l’impunité et l’oppression. En 2003 alors que les blessures ne s’étaient pas encore cicatrisées, elle fut sollicitée pour participer à l’année de l’Algérie en France. Tout comme Takfarinas, elle opposa un niet catégorique.

Cette suite d’événements tragiques, a encore aguerri Malika qui souffrait beaucoup. Elle s’offrit alors une grande tournée pour aller au devant du public exprimer sa douleur. Elle se produisit à Montréal, Rome (Où elle s’était inclinée à la mémoire de Jugurtha, mort juste à côté, dans les geôles romaines), puis à Alger. Sur scène le publique découvre une femme plus grave, avec une parfaite maîtrise de ses mélodies. Elle exprimait sa douleur comme l’aurait fait la meilleure des tragédiennes, laissant par moments échapper une lueur d’espoir. A ce titre, elle rappelait Taos Amrouche. Elle ne pouvait empêcher des larmes de couler, et le publique en totale communion avec elle aussi. Rare sont ceux qui peuvent se prévaloir d’émouvoir autant leur public.

En 2006, enfin un hommage bien mérité. L’initiative fut de l’association « Mohand At Lhadj » de Tirsatine (Azazga). Tous ceux qui étaient là, étaient unanimes à qualifier Malika de « Tabargazt » (femme courage). En raison de son parcours, son combat, son courage, on fit d’elle la digne héritière de Fadhma N’ Soumeur, insoumise et militante infatigable. Elle continue à incarner l’exemple même d’une kabyle émancipée, à laquelle se sont identifiées des générations de femmes de Kabylie. C’est un exemple aussi de modestie, de militantisme sincère, de non-conformisme. Elle ne s’était jamais écartée, de la ligne de conduite qu’elle s’était déjà tracée au lycée, en refusant de remettre le burnous à Boumediene. Elle est la fidélité à la lutte par excellence. N’avait-elle pas déclaré un certain Avril 2007 (printemps berbère) : « Je suis sur les traces de notre aïeule Fadhma Ath Mansour, mère des illustres Marguerite Taos Amrouche et Jean Amrouche, qui ont porté haut et fort nos valeurs identitaires à travers le monde. » Telle a toujours été la mission de Malika. Elle n’oubliait jamais ceux qu’elle avait connue, non plus. La preuve, quand en 2008, Méziane Rachid (auteur, compositeur, homme de théâtre radiophonique et réalisateur) perdit l’usage de la parole suite à un AVC, Malika en fut très affectée. Elle s’empressa de lui écrire : « Je désire t’envelopper de toutes les plus belles paroles possibles, pour que tu puisses retrouver l’usage de la parole, car tu as encore tant de choses à dire. Malika c’est aussi cela.

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Oulahlou

oulahlou-2Oulahlou, de son vrai nom Abderrahmane Lahlou, est né le 09 août 1963 à Takorabt, un petit village de Kabylie. Il fait ses premières études à l’école primaire du village puis au collège Jean Amrouche à Ighil-Ali. Après des études secondaires au lycée d’Akbou, il obtient son baccalauréat en 1982.

La période du lycée coïncide avec l’agitation politique et le bouillonnement culturel du printemps berbère qui le voit en tant que lycéen prendre part aux premières manifestations de rue qui marquent ces années de lutte intense. C’est également à cette période qu’il fait ses premiers pas dans le monde de la chanson en reprenant les tubes engagés de l’époque sur la scène du lycée. Ses études supérieures, il les fait à l’université de Constantine où il prépare une licence en psychologie. En parallèle, il se consacre corps et âme à la musique. S’ouvrant sur d’autres horizons, il s’initie à tous les styles musicaux et découvre la langue et la culture chaouie dont il s’imprègne profondément. Une influence qui se traduira plus tard par quelques compositions dans le style typique et la langue des Aurès. Après son obtention d’une licence en psychologie, il revient en Kabylie et s’investit dans le mouvement associatif au niveau de son village. Il anime, notamment, une chorale enfantine à laquelle il destine ses premières œuvres musicales.

Auteur-compositeur et musicien par vocation, Oulahlou est un artiste polyvalent qui joue bien de plusieurs instruments de musique. Il joue également bien de la plume dans un style tantôt mordant, tantôt satirique ou poétique, mais toujours hors des sentiers battus de la rime facile, des archétypes et des expressions éculées, dont usent et abusent les faiseurs de chansonnettes si nombreux aujourd’hui. Son envol artistique ne prend réellement effet qu’à la fin de l’année 1998, lorsque, sur insistance de quelques amis, il se décide enfin à produire son premier opus intitulé Ithvirène ‘’ Les pigeons ‘’. Encouragé par l’accueil enthousiaste d’un public qui s’élargit de plus en plus, il produit sur sa lancée une deuxième cassette de six titres en 1999. Le titre phare, afouss i Bouteflika, ‘’vive le président ‘’, rencontre un grand succès auprès d’un auditoire attentif qui apprécie de plus en plus cette ironie mordante qu’utilise Oulahlou pour s’aventurer sur des thèmes très souvent à la limite du tabou.

En 2000, il sort son troisième album intitulé Ouchen d weydhi, ‘’ le loup et le chien’’. Oul Lahlou maintient son cap de chanteur libertaire en revenant avec humour, sarcasme et tendresse sur le sujet qui lui tient le plus à cœur : la liberté. Le verbe direct, corrosif, le cœur à fleur de peau, il chante la réalité populaire faite de quêtes vaines et d’amertume. Il porte par sa chanson toutes les frustrations des opprimées, les cris des sans-paroles, le toit des sans-logis, le salaire des sans-emploi et le regard des sans –espoir. C’est la voix des exclus et des opprimés qui refusent d’abdiquer.

En 2001, son quatrième album Pouvoir Assassin, qui survient quelques mois après l’éclatement des tragiques événements du printemps Noir de la Kabylie, fait l’effet d’une bombe. Pouvoir Assassin s’arrache littéralement chez les disquaires et le titre devient aussitôt l’hymne que toute la région reprend lors des manifestations publiques qui drainent des milliers de marcheurs. Mais ce n’est pas pour autant que le succès lui soit monté à la tête. Il a su malgré une popularité qui monte crescendo, rester extrêmement modeste et accessible. Il est vrai que sa carrière qui reste à faire ne lui a donné jusqu’à présent pour capital qu’un nom. Pour le reste, il habite toujours une mansarde familiale aux murs délavés par le temps et sa vieille mère qui ploie sous le poids des ans désespère de le voir quitter ses habitudes de hippie pour une vie plus sage et plus rangée.

En 2002, il produit un cinquième album, Ulac Smah ulac (Pas de Pardon) pour rendre hommage aux nombreux jeunes martyrs kabyles tombés sous les balles des gendarmes. Il rend également hommage au passage au chanteur contestataire Ferhat, son père spirituel de toujours.

Désormais, d’autres horizons s’ouvrent à lui : il se produit en France sur la scène parisienne en animant un premier gala à la Cigale en septembre 2003. Ce fut un véritable triomphe.

2005, sortie de l’album ‘’Azul al Paris’’ (bonjour Paris) . Un album de 12 titres avec une inspiration très perceptible des chanteurs français à texte tels que Brassens, Renaud et Moustaki dont il adapte le métèque en Kabyle.

Début 2006, il sort un septième album, « Arraw N Tlelli » (les Enfants de la Liberté), dans lequel il rend un très bel hommage à la célèbre cantatrice Taos Amrouche à travers une chanson intitulée sobrement Marguerite. Une ballade folk servie par une belle mélodie du terroir avec un habillage musical très acoustique : des arpèges, une guitare pour l’accompagnement, une flûte, une basse et la voix chaude et grave d’Oulahlou.

Lors du printemps 2006, à l’occasion de la commémoration du Printemps Berbère, il se produira dans plusieurs villes françaises : Paris, Bobigny, Saint Etienne, Marseille avant de retourner dans sa Kabylie natale.

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Amokrane Agawa, Un adepte du chant religieux

amokrane-agawaDe nos jours, tout est superficiel, évanescent. Ainsi, dans le monde de l’art cantique, chaque journée apporte avec elle des airs nouveaux qui seront aussitôt oubliés et remplacés par d’autres. Les chanteurs ressemblent un peu à ces papillons nés pour durer le temps d’une saison ou d’un concert avant de retourner dans l’oubli.

Nous avons certes des valeurs anciennes sûres et immortelles. Ainsi en est-il de Slimane Azem, de Cheikh El Hasnaoui, de Zerrouki Allaoua, Cherifa, Farid Ali, Taleb Rabah, Kamal Hamadi…etc. Amokrane Agawa semble être cet artiste qui ne meurt jamais et qui, de surcroit, se passe de mode. On ne dira jamais assez du rôle pionnier qu’il a joué dans le domaine du chant religieux et dans la reconquête d’une interprétation plus authentique des paroles réfléchies. Dda Amokrane a travaillé et fouillé le verbe, la parole sérieuse. Ce n’est pas facile de percer dans un domaine ô combien étroit du chant cantique. De statut d’artiste, il s’est élevé à celui de poète, d’aède aimé et respecté par tous les publics, de toutes les générations.

Il venait tout le temps à la Zaouïa de Sidi Amar Oulhadj de Bouzeguène pour participer à des récitals de chants religieux à l’occasion de la fête de l’Achoura, notamment. Amokrane Agawa, de son vrai nom : Ouali Mohand Amokrane est natif du village Aït Atteli, dans la daïra de Larbâa Nath Irathen. Dda Amokrane a commencé sa carrière d’artiste à la station régionale de Radio-Bougie de 1950 à 1962. Sur ordre du président Ben Bella, l’émetteur de la Radio-Bougie a été supprimé et transféré vers Sétif. A cause de l’arrêt de cette radio, tous les artistes se sont dispersés. Dda Amokrane a connu de grands artistes tels Cheikh Saddek Lebdjaoui et Abdelouahab Lebdjaoui.

Entre autres de ses productions artistiques, on notera, en 1956 : Larbâa Nath Irathen athin ou mizin essouar, qui lui a valu des ennuis avec le directeur de la radio, un officier de l’armée française qui comprenait le kabyle, ensuite, Eldzaïar thevna thmareh, El Dzair athin hubagh. La première production religieuse qui constitue l’entame d’une longue série de chants cantiques, est intitulée : Anvi si nurhen. Toutes ses productions sont signées par les maisons Philips et Dounia. Après la fermeture de Radio-Bougie, Dda Amokrane a rejoint le secteur du tourisme, l’ONAT, où il a occupé les fonctions de directeur et de surveillant général dans beaucoup de centres touristiques et hôteliers d’Algérie.

En 1972, il démissionne et réintègre la radio mais pour une courte période. Jusqu’au 1999, Dda Amokrane a produit onze cassettes. Un répertoire honorable, eu égard à la complexité et à la nature du chant religieux.

Par Lies Adli
EW 01/2009

Compay Segundo – Portrait

compay-segundo Musicien (18/11/1907 – 14/07/2003) – Le légendaire guitariste cubain

Son éternel cigare aux lèvres, et le panama sur la tête, Compay Segundo était un virtuose de la guitare à sept cordes, « l’Armonico ». Il reste l’une des figures essentielles de Cuba pour avoir introduit le « Son » dans le monde.

Le Buena Vista Social Club

De son vrai nom Maximo Francisco Repilado Muñoz, le légendaire guitariste cubain Compay Segundo débute la guitare et le « tres » (guitare cubaine à trois doubles cordes) avec son frère. Mais il se lasse vite de l’instrument et invente à la fin des années 1920 l’armonico, une guitare possédant une troisième corde double. C’est grâce à cet instrument qu’il écrira son premier standard, « Yo vengo aqui », alors âgé seulement de quinze ans.

Suite à l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro dans son pays, Compay travaille comme rouleur de cigare et joue de la clarinette au sein du trio « Mataramos » pendant douze ans. Mais la légende naît véritablement au début des années 1950 avec le duo « Los Comprades » dont il est le chanteur régulier. Il joue alors au « Buena Vista Social Club », un club musical de La Havane et une véritable réserve de talents musicaux, comme Ruben Gonzales, Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo. Mais la révolution castriste oblige le lieu à fermer, et Combay Segundo doit laisser sa carrière de côté.

A la conquête de l’Europe
Il doit alors attendre les années 1980 pour monter sur la scène d’un petit festival organisé à Washington avec sa chanson « Chan Chan », qui devient un classique du son cubain (rythme paysan qu’affectionnent les Cubains de l’est ). Compay Segundo découvre l’Europe en 1994 avec son groupe « Compay Segundo y sus Muchachos » (composé de Benito Suarez, Hugo Garzón, et de son fils Salvador Repilado). Il enregistre alors un album aux Canaries et effectue une tournée en Espagne, pays qu’il aime beaucoup. Une nouvelle carrière s’ouvre à lui quand, l’année suivante, il fait sa première tournée en France et en Belgique. Il enregistre alors à Madrid « Antologia » un album avec des chansons écrites entre 1922 et 1994, suivi de « Yo vengo aquí », en 1996, disque d’or en France.

L’ascension de la musique cubaine
Puis, à l’initiative du guitariste americain Ry Cooder, passionné depuis des années par la musique cubaine, il participe en 1998 à l’album Buena Vista Social Club, dans lequel sont réunis tous les membres de l’ancien club. Quatre millions d’albums seront vendus dans le monde, et un Grammy Award vient couronner ce succès, le plus grand qu’ait connu la musique cubaine jusqu’alors. L’année suivante, Compay Segundo signe l’album « Calle Salud », disque d’or en France, et où figure un duo avec Charles Aznavour, « Morir de amor ».

« Las Flores de la Vida », son deuxième album, voit le jour en 2001, suivi, un an plus tard, de « Duets », un album uniquement composé de duos avec, entre autres, Cesaria Evora, Khaled et Antonio Banderas. Il reçoit bientôt la distinction Félix Varela, la plus haute décoration artistique cubaine, avant de s’éteindre à la Havane le 14 juillet 2003, à l’âge de 95 ans, des suites d’une infection rénale. L’Etat cubain lui a offert des funérailles nationales avec les honneurs militaires à Santiago de Cuba.

ZAYEN En tournée

ZAYEN, révélation de la chanson Kabyle en tournée

Tournée en Ukraine : du 10 au 16 septembre à Lviv

Tournée en Allemagne : du 30 octobre au 01 novembre 2009 a Inea

Tournée France Festival de la Scène ensemble à Aubervilliers
du 20 au 22 novembre 2009

Tournée en Kabylie: Festival du film Amazigh en Algérie
du 20 au 25 mars 2010 A Tizi Ouzou

Biographie

zayen8 Zayen est né à Lemsella. Bercé par les chants anciens de Kabylie, il se lance très jeune dans la composition musicale. Après les galas dans les lycées de Tizi-ouzou et d’Azazga (grande Kabylie), il enregistre son premier album « Imawlanis »(ses parents) qui fut un franc succès, ce qui l’amène à élargir son public. Après plusieurs passages à la télévision algérienne, il sera invité dans différents festivals en Algérie.

La diversité de ses rythmes et la profondeur de sa voix dans son deuxième album « uyaled » (reviens), séduiront la jeunesse de l’hexagone. Il fera de nombreux concerts à Paris : au Zenith de Paris, à l’occasion du 20eme anniversaire du printemps berbère en 2000 et le Palais des Sports de Paris. Il chantera également à Saint-Étienne, à Lyon, à Lille, à Roubaix, à la fête de l’humanité, au festival des musiques du monde à Stains et au festival d’Ici et d’Ailleurs à Strasbourg. Au niveau international, Zayen a représenté la France à Tanger au Maroc dans le cadre d’un spectacle intitulé « Tous égaux pour la paix», et en Turquie dans le cadre des échanges inter culturels.

zayen3_n Le contact avec le public de France lui a permis d’évaluer et de perfectionner sa composition dans son troisième album, qu’il vient d’enregistrer au studio 7 à Villejuif. Dans cette nouvelle création, Zayen survole les rythmes universels avec sa propre originalité.

Il se déploie dans des gammes souples et étale le monde dans ses contours, ses mouvements et son aspiration.Anglais, Français et Kabyle se mélangent et dessinent la rencontre des cultures. Comme dans un conte, il construit un récit musical aux couleurs diverses. Il plane dans les aires et élabore dans l’imprévu, les moments forts qui font la vie. Il évoque les rêves du cœur, la recherche de l’autre et de l’amour.

Zayen est un auteur prometteur, il ne cesse de ramener au monde des touches profondes et particulières.

Vidéos

Liens web

Site officiel: http://www.zayen.net

Zayen sur Myspace: http://www.myspace.com/zayen

Zayen sur Facebook :

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