Algérie : le groupe Freeklane revient avec « Nomad », son second album

JeuneAfrique 27 décembre 2016 à 18h03

Trois ans après avoir connu un large succès avec son premier album, Freeklane est de retour. Fidèle à son métissage des styles, le groupe algérien propose un nouvel opus.

Freeklane, l’un des visages de la nouvelle scène algérienne, continue de faire tomber les frontières musicales. La formation originaire de Boumerdès, dans la grande Kabylie, sort, mercredi 28 décembre, son deuxième album, intitulé Nomad.

Cette fois encore, elle a puisé pêle-mêle dans le raï oranais, le chaâbi algérois, le gnawa saharien ainsi que dans des rythmes africains et occidentaux. « Le titre de l’album renvoie à notre quête d’une liberté musicale absolue », explique Chems Eddine Abbacha, l’auteur-compositeur qui a signé l’intégralité des onze chansons de l’opus.

Un mix culturel

L’album, qui a nécessité deux ans de travail et de recherches, a été produit entre les deux rives de la Méditerranée. « On a enregistré en Algérie et on a aussi eu la chance de passer par un studio français fréquenté par Maître Gims et Black M pour l’étape du mixage et du mastering », se réjouit la voix de Freeklane, découverte il y a trois ans sur les ondes de la radio algérienne.

Si leur musique se nourrit de multiples influences, leurs textes reflètent néanmoins une réalité bien algérienne. « Nos chansons parlent du quotidien algérien et des problèmes contemporains comme le régionalisme, le mariage, la consommation de drogue… On n’a pas peur d’évoquer des sujets tabous », avance Chems Eddine Abbacha.

Le premier titre de ce nouvel opus, L’Amazighia (la Berbère), un titre pop-rock emporté par une envolée gnawa, aborde ainsi les racines berbères de l’Algérie. « C’est important pour nous de parler de là d’où l’on vient, des origines de notre pays », souligne l’interprète de Lalla Mina et Khouya el Madani. L’amazighité est d’ailleurs dans l’ADN de Freeklane, un nom composé d’un terme berbère qui signifie « esclave ».

Le son du désert

Dans le clip, visionné près de 60 000 fois en moins de deux semaines, les musiciens arpentent les rues de Tamanrasset, une ville saharienne située à l’extrême-sud du pays. « On filme toujours le désert pour montrer sa beauté mais jamais son mode de vie », relève le chanteur du groupe.

Pour son retour sur scène, Freeklane a d’ailleurs choisi Tamanrasset, « une ville inspirante car elle vit de la musique ». Le groupe se produira en concert le soir du nouvel an et révélera, à cette occasion, un nouveau titre. Une tournée nationale est également en préparation.

Djamila Ould Khettab

kadda cherif hadria

Hommage à Kadda Cherif Hadria @ MusicExplorer

COVER PLAYLIST algerie 20-10_5Notre petite contribution pour la plateforme web de l’émission Music Explorer de FranceÔ TV.

Voici quelques titres tirés du répertoire de Kadda Cherif Hadria. Il s’agit d’un artiste algérien qui vient de nous quitter après une longue maladie. Kadda aura marqué sa génération en enregistrant seulement deux albums, en 1995 (Diri kitebri) et en 2001 (Djazair).

Cherif Hadria est néanmoins très connu et aura chanté sa musique partout dans le monde. Il a fusionné d’une manière particulière la musique arabo andalouse, la chanson Raï (il était Raïman et oranais d’origine), les musiques afro-cubaines, le flamenco et le jazz.

Il a su inventer son propre style pas toujours compatible avec le marché musical d’alors, sa voix et son interprétation chaleureuses avaient retenu l’attention de tous ceux qui découvraient sa musique à la fois traditionnelle et World.

Repose en paix l’artiste, tu es passé comme une grande et belle étoile filante dans le ciel de la musique algérienne.

PRESS PLAY ➤ bit.ly/2ejD51L

SORTIE D’ALBUM POUR LE GROUPE SORIF – #MusicExplorer

Contribution à Music Explorer l’émission musicale de France Ô tv.

Parfois entre Roubaix, Alger et Paris il n’y a qu’un pas …. et la musique est souvent là pour nous rappeler que les frontières n’existent pas en réalité.

SORIF qui veut dire « Un pas en avant » en kabyle, est un groupe déjà connu sur la place de la musique world et musiques du Maghreb. Autour des deux leaders Yacine Guemah et Lyass le chanteur, il y’a de très bons musiciens reconnus eux aussi pour leur maitrise de cet art de la fusion entre Maghreb et musiques actuelles occidentales.

Le nouvel album « Entre ici et là-bas » confirme à mon avis une tendance lourde chez ces jeunes à faire de la bonne musique, avec les bons repères traditionnels qui s’imposent quand on aborde le Maghreb en musiques, et le tout accompagné par une belle poésie tantôt en kabyle et tantôt d’expression française. La « double culture » chez SORIF n’est pas un handicap, bien au contraire.

Aussi, la musique de SORIF parle à tout un chacun, Chti du Nord, Parisien du Neuf Trois, ou Kabyle de Bab El Oued. L’immigration et le quotidien des jeunes d’ici et de là-bas restent les sujets de prédilection du groupe, et les textes (comme les clips d’ailleurs) sont souvent ironiques et sérieux à la fois. Une manière d’auto médication je dirais, face à certaines difficultés de la vie et cela parle à beaucoup de gens bien évidemment.

« Ca s’appelle SORIF », ils font la fête en musique, ils explosent quand ils sont sur scène et ils sont actuellement en tournée pour présenter leur nouvel album 2016 « Entre ici et là-bas » , le 20/05 à Lille (Circus) , le 21/05 à Paris (Royal Est) et le 28/05 à Tizi ouzou (Maison de la Culture), Hommage à Brahim Izri.

Ici leur page sur Facebook et leur joli clip « Amour Déjanté »

Samir Hchicha
Pour Music Explorer 12 05 2016

https://www.facebook.com/SORIF-40273988906/

EL FOUKR R’ASSEMBLY, UN REGARD VERS LE SUD

elfoukr-rassemblyNotre chasseur de son algérien, Samir Belateche alias « Hchicha », nous parle cette semaine du projet « El Foukr R’Assembly » dont la sortie est prévu en ce mois de novembre 2015.

« El Foukr R’Assembly » est un projet né de la rencontre en 2014 entre des artistes algériens et le continent africain. Un projet qui donna naissance à un très bel album musical, « Look South », et à un film documentaire de 18 minutes qui raconte cette belle expérience. Le tout sort ce mois de novembre 2015.

« Il s’agit pour nous de relier l’Algérie au reste de l’Afrique. » Le projet se distingue particulièrement par sa philosophie qui consiste à regarder enfin vers le Sud, nous qui avons solidement fixé notre regard vers le Nord. « Pour nous l’ouverture sur le monde, ce n’est pas seulement par le Nord, mais aussi par le Sud », explique l’un des membres du groupe. 

« Look South » est un album de fusion entre des musiques haoussa, touareg voire électro qui invite à « transgresser  naturellement les frontières » et à explorer la vision africaine de ces artistes algériens. À noter aussi que les artistes travaillent en autonomie, faisant financer leurs projets via Internet et sans aides des officiels. Ils parlent de ce fait d’une sorte de « résistance culturelle » face à des structures officielles qui ont clairement abandonné la création artistique tournée vers le Sud et vers l’Afrique.

Le groupe travaille déjà sur leur prochain projet, en collaboration avec des artistes du Ghana. Sortie prévue pour 2016.

Retrouvez le projet sur Facebook, sur Soundcloud, sur leur site Internet et dans une vidéo qui présente les débuts du projet.

Samir Hchicha
Retrouvez cette information sur le site de l’émission Music Explorer