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Oulahlou

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oulahlou-2Oulahlou, de son vrai nom Abderrahmane Lahlou, est né le 09 août 1963 à Takorabt, un petit village de Kabylie. Il fait ses premières études à l’école primaire du village puis au collège Jean Amrouche à Ighil-Ali. Après des études secondaires au lycée d’Akbou, il obtient son baccalauréat en 1982.
La période du lycée coïncide avec l’agitation politique et le bouillonnement culturel du printemps berbère qui le voit en tant que lycéen prendre part aux premières manifestations de rue qui marquent ces années de lutte intense. C’est également à cette période qu’il fait ses premiers pas dans le monde de la chanson en reprenant les tubes engagés de l’époque sur la scène du lycée. Ses études supérieures, il les fait à l’université de Constantine où il prépare une licence en psychologie. En parallèle, il se consacre corps et âme à la musique. S’ouvrant sur d’autres horizons, il s’initie à tous les styles musicaux et découvre la langue et la culture chaouie dont il s’imprègne profondément. Une influence qui se traduira plus tard par quelques compositions dans le style typique et la langue des Aurès. Après son obtention d’une licence en psychologie, il revient en Kabylie et s’investit dans le mouvement associatif au niveau de son village. Il anime, notamment, une chorale enfantine à laquelle il destine ses premières œuvres musicales.
Auteur-compositeur et musicien par vocation, Oulahlou est un artiste polyvalent qui joue bien de plusieurs instruments de musique. Il joue également bien de la plume dans un style tantôt mordant, tantôt satirique ou poétique, mais toujours hors des sentiers battus de la rime facile, des archétypes et des expressions éculées, dont usent et abusent les faiseurs de chansonnettes si nombreux aujourd’hui. Son envol artistique ne prend réellement effet qu’à la fin de l’année 1998, lorsque, sur insistance de quelques amis, il se décide enfin à produire son premier opus intitulé Ithvirène ‘’ Les pigeons ‘’. Encouragé par l’accueil enthousiaste d’un public qui s’élargit de plus en plus, il produit sur sa lancée une deuxième cassette de six titres en 1999. Le titre phare, afouss i Bouteflika, ‘’vive le président ‘’, rencontre un grand succès auprès d’un auditoire attentif qui apprécie de plus en plus cette ironie mordante qu’utilise Oulahlou pour s’aventurer sur des thèmes très souvent à la limite du tabou.
En 2000, il sort son troisième album intitulé Ouchen d weydhi, ‘’ le loup et le chien’’. Oul Lahlou maintient son cap de chanteur libertaire en revenant avec humour, sarcasme et tendresse sur le sujet qui lui tient le plus à cœur : la liberté. Le verbe direct, corrosif, le cœur à fleur de peau, il chante la réalité populaire faite de quêtes vaines et d’amertume. Il porte par sa chanson toutes les frustrations des opprimées, les cris des sans-paroles, le toit des sans-logis, le salaire des sans-emploi et le regard des sans –espoir. C’est la voix des exclus et des opprimés qui refusent d’abdiquer.
En 2001, son quatrième album Pouvoir Assassin, qui survient quelques mois après l’éclatement des tragiques événements du printemps Noir de la Kabylie, fait l’effet d’une bombe. Pouvoir Assassin s’arrache littéralement chez les disquaires et le titre devient aussitôt l’hymne que toute la région reprend lors des manifestations publiques qui drainent des milliers de marcheurs. Mais ce n’est pas pour autant que le succès lui soit monté à la tête. Il a su malgré une popularité qui monte crescendo, rester extrêmement modeste et accessible. Il est vrai que sa carrière qui reste à faire ne lui a donné jusqu’à présent pour capital qu’un nom. Pour le reste, il habite toujours une mansarde familiale aux murs délavés par le temps et sa vieille mère qui ploie sous le poids des ans désespère de le voir quitter ses habitudes de hippie pour une vie plus sage et plus rangée.
En 2002, il produit un cinquième album, Ulac Smah ulac (Pas de Pardon) pour rendre hommage aux nombreux jeunes martyrs kabyles tombés sous les balles des gendarmes. Il rend également hommage au passage au chanteur contestataire Ferhat, son père spirituel de toujours.
Désormais, d’autres horizons s’ouvrent à lui : il se produit en France sur la scène parisienne en animant un premier gala à la Cigale en septembre 2003. Ce fut un véritable triomphe.
2005, sortie de l’album ‘’Azul al Paris’’ (bonjour Paris) . Un album de 12 titres avec une inspiration très perceptible des chanteurs français à texte tels que Brassens, Renaud et Moustaki dont il adapte le métèque en Kabyle.
Début 2006, il sort un septième album, « Arraw N Tlelli » (les Enfants de la Liberté), dans lequel il rend un très bel hommage à la célèbre cantatrice Taos Amrouche à travers une chanson intitulée sobrement Marguerite. Une ballade folk servie par une belle mélodie du terroir avec un habillage musical très acoustique : des arpèges, une guitare pour l’accompagnement, une flûte, une basse et la voix chaude et grave d’Oulahlou.
Lors du printemps 2006, à l’occasion de la commémoration du Printemps Berbère, il se produira dans plusieurs villes françaises : Paris, Bobigny, Saint Etienne, Marseille avant de retourner dans sa Kabylie natale.
la-kabylie.com

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Maroc : la musique gnaoua inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

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La tradition, perpétuée par les descendants d’anciens esclaves venus d’Afrique subsaharienne, remonte au moins au XVIe siècle.

Le Monde avec AFP 13/12/2019

La musique gnaoua, inscrite jeudi 12 décembre au patrimoine immatériel de l’Unesco, est une tradition perpétuée au Maroc par les descendants d’anciens esclaves venus d’Afrique subsaharienne. Associant rituels africains et culte des saints vénérés par les populations locales, l’art gnaoua se rapporte à un « ensemble de productions musicales, de performances, de pratiques confrériques et de rituels à vocation thérapeutique où le profane se mêle au sacré », selon le dossier présenté par le Maroc.Lire aussi  Au Maroc, les femmes bousculent les codes de la musique gnaoua

Vêtus de costumes colorés, les musiciens gnaoua jouent du guembri, une sorte de luth-tambour à trois cordes composé d’un manche rond qui s’enfonce dans une caisse de résonance en peau de dromadaire, accompagnés par des castagnettes en acier appelées qraqeb. Ils pratiquent un « rituel de possession thérapeutique sous forme d’une veillée de rythmes et de transe où se mêlent des pratiques africaines ancestrales, des influences arabo-musulmanes et des manifestations culturelles berbères autochtones », est-il souligné.

La tradition remonte au moins au XVIe siècle, en liaison avec « des groupes et des individus issus de l’esclavage et de la traite négrière », et représente aujourd’hui une des multiples facettes de l’identité culturelle marocaine.

Un festival à Essaouira

Cette musique de confrérie a été largement popularisée par le Festival gnaoua d’Essaouira, créé en 1997 dans la citadelle fortifiée accrochée à une presqu’île rocheuse au bord de l’Atlantique, dans le sud du Maroc.

Jusque-là, la confrérie gnaoua était peu connue, voire marginalisée. Désormais, sa réputation attire chaque année des flots de fans du monde entier pour un festival qui propose un métissage musical assez unique. Essaouira a en effet vu des pointures comme Pat Metheny, Didier Lockwood ou Marcus Miller se produire avec les plus célèbres des maalem, les maîtres de la musique gnaoua, leur filiation africaine favorisant la fusion avec le blues ou le jazz.Lire aussi  Au Festival gnaoua d’Essaouira, des fusions musicales tous azimuts

Le nombre de groupes confrériques et de maîtres musiciens « ne cesse de s’accroître dans les villages et les grandes villes du Maroc », selon le dossier de candidature. Les groupes gnaoua « forment des associations et organisent des festivals » tout au long de l’année, ce qui « permet aux jeunes générations de découvrir les paroles et les instruments ainsi que les pratiques et rituels liés » à cette culture.

Photo Un musicien gnoua lors du festival d’Essaouira, au Maroc, en juin 2014. FADEL SENNA / AFP

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Interview. Raja Meziane: “I don’t like to put a label on my commitments”

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In Madame Rap 14 novembre 2019

Raja Meziane is an Algerian songwriter, singer, rapper and lawyer. As she has been listed as one of the BBC’s 100 most influential women of the year, the Prague-based-artist told us about her activism and the reasons of her exile.

How did you discover hip hop and how did you start to rap?

I didn’t really discover rap, I have always been a fan since my earliest childhood. It is a music I have always been attracted to. Making rap wasn’t a decision or a choice but every time I needed to express my anger, I found myself writing texts that could only be turned into rap verses.

How do you write? Do you have any rituals?

To write, I just need to completely keep myself to myself and listen to myself.

Would you say rap is a political tool?

I don’t see rap as a political tool, but more as a simple and powerful means to directly address the collective consciousness, which, in my opinion, makes its strength.

You left Algeria for Czechia in 2015. Why is that?

I unfortunately didn’t have other choice but to leave my country. I received direct and indirect pressures after I released the track Révolution in 2013 and in 2014, after I refused to contribute to a song to support the fourth term of the president in-place. These pressures ended up stifling me.

Are you in contact with other female rappers in Algeria or in Czechia?

Honestly, I don’t know any but the hip hop scene in both countries is very real.

You are listed as one of the BBC’s 100 most influential women of the year. What does it mean to you?

Being part of BBC’s list is definitely a precious acknowledgement, which helped raise my voice further and allowed me to discover 99 other struggles, achievements and dreams.

Who are your female role models?

‘Dihya” aka ”El Kahina” (a Berber queen), Miriam Makeba and my mom.

Do you consider yourself a feminist?

I don’t consider myself a feminist but I am a woman who defends women’s rights and injustice no matter what, otherwise I don’t like to put a label on my commitments.

What are your upcoming projects?

Many ongoing and upcoming singles, collaborations and concerts, some of which will be in France.

What do you think of Madame Rap?

Madame Rap made me discover quite a lot about the female rap scene in France and elsewhere thanks to helpful articles. I think it is a very good platform for well-known or unknown female rappers. As far as I’m concerned, it is a go-to, don’t change a thing!

Find Raja Meziane on FacebookYouTubeTwitter and Instagram.

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Concert de Soolking : 6 mois de prison pour l’ancien directeur de l’ONDA

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Par Ouramdane Mehenni – www.algerie-eco.com – 28 novembre 2019

Sami Bencheikh El Hocine

L’ancien directeur général de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), Sami Bencheikh El Hocine, a été condamné, ce jeudi 28 novembre 2019 par le tribunal de Sidi M’hamed, de six mois de prison, dont trois avec sursis, assortie d’une amende de 50 000 DA, dans le cadre du procès sur le drame survenu lors du concert du rappeur Soolking, rapportent plusieurs médias.

Quant aux accusés Oussama K, chargé de la coordination avec les agents de sécurité, Abdeslam S, propriétaire de l’imprimerie ayant produit les billets du concert, et un autre suspect répondant aux initiales de M. Mehdi, ont été condamnés à six mois de prison dont quatre avec sursis. La peine a été assortie d’une amende de 50 000 DA.

Pour rappel, cinq personnes avaient trouvé la mort et 21 blessés, suite à une bousculade à l’entrée du stade 20 août 1955, lors du concert du rappeur algérien Soolking, organisé par l’ONDA le 22 août dernier.

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