Connect with us

Uncategorized

SOIRÉES RAMADHANESQUES D'ORAN. Zina Daoudia explose El Bahia

Published

on

«La politique n’est pas mon domaine», s’est-elle défendue contre les coups subtils et tacites d’une dizaine de journalistes présents à la conférence.
«La chair marocaine et la chair algérienne sont les mêmes, je suis venue dans ma terre qui est l’Algérie et chez mes frères et mes amis qui sont les Algériens». Telles ont été les déclarations faites à chaud par la célébre chanteuse marocaine, Zina Daoudia, qui s’est produite pour la première fois dans la deuxième capitale de l’Ouest.
Dans le point de presse qu’elle a animé à l’issue de son spectacle, la chanteuse est revenue sur son parcours artistique, mais aussi sur son attachement à la terre et les populations d’Algérie. Un aveu a été fait en ce sens par la chanteuse, déclarant que «mon souhait est de vivre avec vous ici les années à venir».
En réalité, la chanteuse marocaine est très au fait des exigences du public algérien puisque dans un passé récent, elle a chanté à Timgad, Djemila et le Casif. C’est pourquoi le spectacle et la conférence de presse animés mardi, la chanteuse marocaine ne s’est pas détachée de ses fans. Surtout lorsque celle-ci a chanté, comme le font les Algériens de souche, l’Algérie et, défendu, avec la force du verbe, la cause des masses juvéniles. «Ma satisfaction est complète lorsque je constate que mon public est satisfait.»
Contrairement à plusieurs chanteurs algériens, notamment ceux du raï, Zina Daoudia, qui possède aussi l’art de communiquer avec les journalistes, ne s’aventure jamais dans les détails qui peuvent nuire à son aura. Elle est chanteuse et se revendique en tant que chanteuse, sans plus. L’artiste a, de ce point de vue, tenu à éviter, tantôt subtilement et souvent explicitement, d’aborder ou encore d’être abordée sur des sujets qui fâchent, telle la politique.
«La politique n’est pas mon domaine, ma seule politique est mon amour à la chanson», s’est-elle défendue contre les coups subtils et tacites d’une dizaine de journalistes présents à la conférence.
Une seule manoeuvre politique ou encore une toute petite erreur dans ses déclarations, lui seront fatalement comptées, aussi bien en Algérie qu’au Maroc. La seule politique que la chanteuse domine est, contre toute attente, celle des grandes scènes. Tout compte fait, Zina Daoudia a fait le plein et danser près de 20.000 spectateurs, le chiffre a été donné approximativement par l’un des organisateurs. Tous les carrés du Théatre de verdure affichaient complets à peine la rupture du jeûne consommé. Les moins chanceux n’ont rien trouvé de mieux pour suivre le plateau marocain que de s’installer au balcon du front de mer.
C’est d’ailleurs ce public, venu en force, qui a motivé la chanteuse à donner le meilleur d’elle-même tout le long du spectacle qui a duré près d’une heure et demie. A peine l’artiste eut été annoncée par l’animatrice Ibtissem que les strapontins du Théâtre de verdure ont été désertés par tous les spectateurs laissant libre court à leur frénésie artistique.
La chanteuse a été accompagnée, comme dans une grande chorale, par les spectateurs connaissant par coeur et répétant en choeur toutes ses chansons.
Consciente de la rude mission qui l’attendait, l’envoyée du Maroc est allée droit au but, en faisant vibrer au maximum les enfants de la ville qui l’ont adoptée, aussitôt arrivée du Maroc.
D’ailleurs, elle a, à plusieurs reprises, demandé à son ingénieur du son d’augmenter la puissance du son.
Le show de l’ex-Chaba Zina (Zina Daoudia actuellement) a été scindé en deux parties, la première a été consacrée au chaâbi marocain, tandis que la deuxième partie, la chanteuse s’est mise au raï.
Au vu des moyens qui ont été mis au profit de l’orchestre de la chanteuse, une seule conclusion est à tirer: La musique marocaine n’est pas aussi difficile à jouer. En effet, deux bendirs, une paire de karkabou, un violon, deux percussionnistes, deux choristes et un vocaliste suffisent pour galvaniser les grandes foules.
Une chose est sûre: jouer tous ses instrument nécessite tout de même des musiciens expérimentés, de talent, un moyen artistique qui n’est pas donné à tout le monde.
Par Wahib AÏT OUAKLI – Jeudi 18 Aout 2011

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Photos & Vidéos

[FILM] Johnny Clegg, le Zoulou blanc – ARTE

Published

on

By

Dédiée au leader de l’ANC Nelson Mandela, à l’époque emprisonné depuis 24 ans, « Asimbonanga » est une de ces rares chansons qui font l’histoire. Portrait de son auteur et chanteur, Johnny Clegg, qui fit de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud un combat, doublé de son émouvante confession au soir de sa vie.

Lire la suite

Continue Reading

Audios

[AUDIO] Barbes Cafés, Princes du Raï et sons du bled

Published

on

By

Musiques africaines, une histoire parisienne (1/4)
Barbes Cafés, Princes du Raï et sons du bled (écouter ici)

Bien avant l’explosion du raï et les violences en Algérie, il y avait un Orient-sur-Seine à Paris. Dans les cabarets orientaux du quartier latin, on pouvait croiser Jean Marais, Cocteau, ou François Mitterrand avant de filer dans la première boutique de disques de Barbès, qui vend toujours des chansons de l’exil aujourd’hui quand le streaming a tué tous les disquaires.

Il y avait à l’époque 1 million ou 2 millions d’immigrés algériens en France et tout le monde habitait à l’hôtel : une chambre, un radio-cassette et un mange-disque

Avec les embauches puis les déboires, les cafés kabyles deviendront des lieux pour raconter la difficulté de l’exil et la nostalgie, incarné par le fameux scopitone (l’ancêtre du clip) de Slimane Azem : « Madame, encore un verre ! ».

Avant le bistrot pour les immigrés, c’était leur salon, leur cinéma, leur théâtre, c’est là qu’ils se retrouvent, qu’ils racontent leurs misères, qu’ils ont des nouvelles du bled, le café avait un rôle énorme. Méziane Azaïche, patron du Cabaret sauvage

LIRE (ECOUTER) LA SUITE SUR FRANCE CULTURE

Continue Reading

Uncategorized

SIDI WACHO « BORDELIKO » (Album 2018)

Published

on

By

Tout juste 2 ans après la sortie de leur retentissant premier album, « Libre », Sidi Wacho reprend la route avec un second opus sous les bras, « Bordeliko ». Toujours animé par cette envie d’user les pavés, Sidi Wacho compte bien poursuivre son métissage sonore pour rapprocher les hommes et les causes. Par les temps qui courent, il faudrait qu’on réveille notre part de « Bordeliko » enfouie en nous !
Entre leur première création et les fois où nous avons eu la chance de croiser leur route, les Sidi Wacho nous ont toujours rappelé que la nature humaine est au cœur du système et pas le contraire. Le système tel qu’il est fait est conçu par des hommes qui se considèrent au-dessus de nous, au-dessus de leurs propres lois, au-dessus de tout ce qui peut impacter notre quotidien, de près ou de loin. Le système a été construit pour qu’il nous aspire et nous happe sans nous laisser une bouffée d’oxygène : mange de la merde, respire des pots d’échappement, détruis la planète, pense à bien consommer et n’oublie pas d’avoir peur de ton voisin. Pourtant, c’est bien l’homme qui est au cœur du système. C’est bien lui qui y contribue. Aveuglement ou de manière complètement assumée. En revanche, certains peuvent décider de prendre leur distance, de réfléchir, d’agir et de consommer différent. Ici, on parle bien de choix.
A bien regarder Sidi Wacho, il semblerait que cette joyeuse troupe de saltimbanks portée par Saïdou (ex-MAP, ZEP), en fasse son affaire. A eux-seuls, ils arrivent à résumer ce que veut dire « se bouger » : toujours portés par des sonorités cumbia, les deux MC’s Saïdou et Juanito Ayala se jettent des répliques sans faire de concession. Comme si l’accent du maroilles chantait la buena onda dans les quartiers populaires.
>> LIRE LA SUITE >> LeMusicoDrome.com

Continue Reading

Ecouter Live

Trending