[Audio] Boualem Sensal et Sihem Bensedrine, regards croisés sur l’actualité.

Lors d’un séminaire sur La Littérature et les révolutions en Afrique du Nord et aux Pays Arabes, organisé par Litprom (La Société de promotion des Littératures d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, sise à Frankfurt), l’écrivain algérien Boualem Sensal et la journaliste et activiste tunisienne Sihem Bensedrine ont animé un débat sur l’actualité de leurs pays respectifs: Algérie et Tunisie, mais ont également partagé leurs idées et impressions sur plusieurs sujets actuels dans le monde.

Vous pouvez écouter l’essentiel de l’intervention des deux auteurs, rapportée par Noufel Bouzeboudja, ici.

 

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Titre: Boualem Sensal et Sihem Bensedrine, regards croisés sur l’actualité.
Temps de diffusion: 53m 57s
Format: MP3
Réalisateur: Noufel Bouzeboudja http://noufelbouzeboudja.blogspot.com
Edition: Radio Hchicha

L’HÉRITAGE DES NOIRS DE TUNISIE paris 28 01 2012

28 janvier 2012 AUDITORIUM | TARIF C – 20h30

L’HÉRITAGE DES NOIRS DE TUNISIE avec les Stambeli de Tunis et Salah el-Ouergli

Le stambeli de Tunisie, rituel musico-thérapeutique proche du diwân algérien ou de la derdeba des Gnawas du Maroc, est sur le point de sombrer dans l’oubli. Souvent tenu à l’écart de lavie sociale tunisienne, parfois méprisé ou même persécuté, il a, fort heureusement, gardé une profondeur et une authenticité qui en font aujourd’hui encore l’une des musiques les plus fascinantes de Tunisie. Après le décès du yenna (maître) Abdel Majid Mihoub en septembre 2008, son seul et unique disciple, Salah el-Ouergli, est devenu l’ultime dépositaire des secrets du stambeli de Dar barnou, ancienne et dernière maison communautaire parmi la quinzaine que comptait Tunis au moment de l’abolition de l’esclavage (1846). Comme son nom l’indique, Dar barnou (« la maison de bornou ») signalait l’origine géographique de ses membres au cœur de la région du Bornou,près du lac Tchad. Ces lieux permettaient aux esclaves affranchis, aux pèlerins ou aux migrants de retrouver des membres de la communauté noire de Tunis partageant les mêmes origines géographiques, linguistiques ou ethniques. Ils servaient à la fois de foyer, de comptoir commercial et de lieu de culte pour les cérémonies de stambeli.

Salah el-Ouergli est né en face de Dar barnou. Cette proximité, et la curiosité qu’exerce sur lui le va-et-vient de personnages à la fois inquiétants et fascinants, le pousseront à en franchir le seuil et à entrer dansl’univers du stambeli. Il est tout d’abord simple spectateur, puis acteur dans le secret de sa chambre, où il tente inlassablement de reproduire, sur un petit gumbri de sa fabrication, les séquences mélodiques entendues auparavant. Peu à peu, Salah prend sa place au sein de la communauté et se voit baptisé du titre prestigieux de yenna (maître) par ses aînés.

Cette soirée présentera un échantillon inédit d’un vaste répertoire composé de chants de louanges aux saints « blancs » de l’islam maghrébin et d’évocations en langues haoussa ou kanouri des esprits noirs originaires d’Afrique subsaharienne. Sur fond de gumbri, luth à trois cordes aux basses puissantes, et de tabla, large tambour biface, accompagnés de chqacheqs, les crotales en fer, le yenna fait descendre les esprits parmi l’assemblée et les fait danser…

Via http://www.imarabe.org/musique/l%E2%80%99heritage-des-noirs-de-tunisie

Hocine Boukella. « Je suis en manque du public algérien »

Hocine Boukella. Compositeur, leader de Sidi Bemol.

Essayer de définir Cheikh Sidi Bémol, Hocine Boukella pour l’état civil, relève de l’impossible. Inclassable, imprévisible, l’ancien biologiste n’arrête pas de dynamiter le carcan musical, à la recherche de la juste note, d’un son nouveau. Rencontre avec un artiste atypique en quête de territoires nouveaux.

-D’où vient votre pseudonyme ?

Il fallait trouver un nom de scène. Un soir, je regardais une bouteille de Sidi Brahim et j’ai trouvé que le nom et l’étiquette étaient vraiment jolis. Et j’ai pensé : «Pourquoi pas Sidi Bémol ?». Puis, j’ai pensé que Cheikh Sidi Bémol, c’est encore mieux, ça rappelle un personnage sérieux et en même temps le bémol permet toutes les fantaisies. C’est comme ça que je suis né, en contemplant une bouteille de vin…

-Votre parcours est très original, vous êtes venu en France pour faire des études…

J’ai toujours pratiqué la musique et le dessin, mais je ne voyais pas comment gagner ma vie avec ça. Par contre je voulais devenir biologiste. J’étais passionné par Darwin et la théorie de l’évolution. J’ai fait Bab Ezzouar. Quatre ans. J’étais deuxième de ma promotion, j’ai eu une bourse d’études en France. Mais j’avais des problèmes avec l’administration de l’université qui avait perdu mon dossier et qui refusait de me remettre mon diplôme. Il a fallu la mobilisation de tous mes profs et de la directrice de l’institut de biologie pour que je puisse m’inscrire à l’université de Paris 7. J’ai fait un DEA de génétique et une année de doctorat. Ma bourse a été suspendue et mon contrat avec le ministère de l’Enseignement supérieur a été résilié. C’était la crise déjà et beaucoup d’étudiants algériens ont dû arrêter leurs études à l’époque, car le prix du pétrole était au plus bas. Plus de budget, plus de bourse, pas de diplôme algérien, pas de dossier universitaire, j’étais dans une impasse. Ensuite, il y a eu le grand chamboulement de 1988. J’ai décidé d’abandonner la biologie pour devenir dessinateur et musicien professionnel. C’était un pari osé, car, au début, j’ai surtout travaillé comme peintre en bâtiment. Il a bien fallu dix ans pour que j’enregistre mon premier album.

-Quel est votre rapport à l’Algérie ?

Drôle de question, c’est mon pays ! Je vis en France depuis plus de vingt-cinq ans, mais ça ne change rien à l’affaire. Ma vie est rythmée par les nouvelles qui m’arrivent d’Algérie. Musique, cinéma, politique ; je suis branché sur tout ce qui se passe en Algérie. Tous les matins, je me rue sur la presse algérienne pour me tenir au courant.

-Vous allez devenir schizophrène ! Votre corps à Paris, votre esprit à Alger…

Je ne crois pas que ce soit une maladie. C’est l’Algérie qui a formaté mon disque dur. Je pense que ça n’a rien d’extraordinaire, tous les Algériens expatriés vous diront la même chose. On ne peut pas oublier le pays de l’enfance et de l’adolescence. On ne peut pas oublier nos premiers pas dans la vie.

-Votre musique est un mélange de rock, blues, gnawa, chaâbi,… la liste est longue.

Aziz Smati a écrit que ma musique, c’est du gourbi-rock, ça me va très bien. Le gourbi est composé de matériaux épars, hétéroclites, détournés de leur destination originale. Il est censé être une habitation provisoire, mais il voit défiler des générations de locataires. De plus, le gourbi est un habitat typique de l’Afrique du Nord. Le gourbi décrit bien ma musique. On peut y trouver du rock, du blues, du celte, du jazz, mais c’est avant tout de la musique algérienne.

-Vous chantez en arabe et en kabyle…

Je suis né et j’ai grandi à Alger. A la maison, on parlait kabyle, dans la rue, on parlait arabe et à l’école, on parlait français. Avec mes parents, je parle kabyle, avec mes frères et sœurs je parle surtout en arabe. Je passe d’une langue à l’autre presque inconsciemment. Même quand je réfléchis, j’utilise les trois langues. Mes premiers «concerts», c’étaient les fêtes de mariage du côté de Bouzeguène. On chantait des morceaux traditionnels de la région. Plus tard, je me suis rendu compte que je savais écrire le français et l’arabe, mais pas le kabyle. Je voulais écrire des chansons en kabyle, mais je n’avais pas les outils nécessaires. J’ai pris des cours à l’Association culturelle berbère de Ménilmontant pour commencer, puis j’ai continué tout seul avec des livres.

-Votre installation en France a été facile ?

J’ai eu beaucoup de problèmes au moment où j’ai abandonné les études. Je travaillais comme illustrateur et je faisais pas mal d’expositions. Je me suis présenté à la préfecture de Paris pour changer de statut, c’est-à-dire pour demander une carte de séjour normale, une carte d’émigré en quelque sorte, car les étudiants ont une carte un peu spéciale qui les empêche de travailler à plein temps. C’est là que les ennuis ont commencé. Je me suis retrouvé clandestin du jour au lendemain. Là, ce n’était pas de la tarte. Je n’ai jamais été aussi propre, toujours bien rasé, bien habillé pour éviter les contrôles d’identité. Un jour, je présentais une exposition de dessins et de caricatures à Paris et le ministre de la Justice de l’époque, Jacques Toubon, était venu. Il a acheté des dessins, il m’a dit qu’il aimait bien mon travail. Je lui ai exposé mon problème de papiers et c’est comme ça que j’ai commencé à être régularisé.

-Et depuis, vous boudez l’Algérie, vous donnez peu de concerts, le public algérien est en manque de Cheikh !

Chanter en Algérie, je ne demande que ça. J’ai bien conscience que mon public est surtout en Algérie. Je garde de très beaux souvenirs de mes concerts là-bas, à Alger, à Tizi Ouzou, Béjaïa… Je suis en manque du public algérien. Je suis prêt à débarquer demain si des producteurs sérieux organisent une tournée.

Rémi Yacine
El Watan 27.01.12

Jubilé CHERIFA le 28 janvier 2012 – ALGER

Jubilé en l’honneur de EL HADJA CHERIFA le 28 janvier 2012
à la salle Ibn zeydoun à partir de 19h00

* Programme du spectacle Jubilé d’EL HADJA CHERIFA

18 H 30 levée de rideau Ouverture Orchestrale ( Orchestre de Kamel MATI )
18 H 36 Présentation du spectacle par l’animatrice ZIRA
18 H 38 Projection du documentaire sur EL HADJA CHERIFA
18 H 40 Déclamation de poésie par kamel HAMADI
18 H 50 Chanteuse Amel IBOUZENE ( Cherchel)
19 H 05 Chanteuse Mounia( bougie )
19 H 20 Cérémonie de remise de cadeaux et gerbes de fleurs
19 H 35 Chorale Féminine EL KHALETE avec une rentre de hadja cherifa
20 H 00 Chanteur CHERIF (Alger)
20 H 20 Chanteuse Taos ARHAB ( Tizi ouzou )
21 H 00 fin de spectacle